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La consommation locale pour booster l'économie nationale

Fruits et légumes au marché local, à Lomé, Togo, le 6 juillet 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Faire de la consommation locale un appui confortable pour l’économie nationale, c’est l’ambition du Togo. Une ambition partagée par des producteurs et transformateurs de produits locaux, qui misent sur la qualité pour attirer les consommateurs.

"Consommez produit togolais", était le slogan d’une campagne de promotion des produits made in Togo dans les années 80. Depuis 2010, les Togolais renouent timidement avec la consommation locale.

La consommation locale doit booster l'économie nationale
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Abra Ténu Lawani, promotrice du marché du paysan à Lomé, Togo, le 6 juillet 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Abra Ténu Lawani, promotrice du marché du paysan à Lomé, Togo, le 6 juillet 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"On peut dire qu’il y a une tendance pour consommer local, mais ça ne prend pas comme on le souhaite tout simplement parce que les consommateurs ne savent pas où trouver ces produits", explique Abra Ténu Lawani, promotrice du marché du paysan​.

Aujourd’hui, des points de vente de produits purement togolais se multiplient à la grande satisfaction des consommateurs.

"J’ai tendance à vouloir consommer de plus en plus local, pour soutenir les producteurs locaux", explique cette Togolaise. "Quand on consomme local, on a une meilleure possibilité de suivre la chaine de production de A à Z. Et là, on a une meilleure santé au final".

Consommer des produits locaux veut dire contribuer au développement de l’économie nationale, renchérit Boris Agbagla, responsable TPE dans une banque de la place.

"Il est important de consommer du local afin de développer l'économie togolaise", souligne-t-il.

Pour véritablement convaincre les Togolais à consommer des produits transformés localement, il faut que ces derniers répondent aux normes. C’est dans cette optique que la Haute autorité pour la qualité et l’environnement (HAUQE) a été créée.

"La HAUQE est chargée d’accompagner les acteurs locaux dans l’élaboration et la création de leurs produits", explique Méyébinesso Kouloum, membre du ministère du commerce.​ "Pour être compétitif, il faut respecter les normes, donc la HAUQE vise à accompagner nos producteurs et acteurs locaux afin d’avoir des produits compétitifs sur le marché national et international".

Pour faire de la consommation locale un des piliers du développement du Togo, des actions s’imposent, estime Abra Ténu Lawani. "On doit sensibiliser la population à consommer local et compter sur le gouvernement pour avoir des mécanismes plus forts, plus dynamiques, pour appuyer la transformation".

Avec une population estimée à 8 millions d’habitants, le Togo pourra compter sur les exportations pour soutenir son tissu industriel. Mais avant d’arriver à l’étape des exportations, il faut que la population soutienne les producteurs locaux qui proposent des produits compétitifs.

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La Lomé Fashion Week célèbre l'Afrique, la prochaine frontière de la mode

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Le made in Africa mis en avant lors de Lomé Fashion Week

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Du 7 au 14 septembre, la quatrième édition de "Lomé Fashion Week (LFW)" s’est tenue dans la capitale togolaise.

Un évènement qui a connu la participation des stylistes venus du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Sénégal et du Togo, sous le thème "l’Afrique, la prochaine frontière de la mode".

Le clou de "Lomé Fashion Week" 2019 était la soirée, samedi 14 septembre, sur l’esplanade du palais des Congrès.

Quatrième édition de la Lomé Fashion Week
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Pour ce dernier défilé de Lomé Fashion Week 2019, les petits plats ont été mis dans les grands. Pas moins de 10 stylistes ont présentés des collections aussi diverses que variées avec comme point commun l’Afrique, sa mode et sa culture. Les stylistes ont rivalisé de création et d’originalité pour offrir au public un spectacle riche en couleur.

Tissu pagne, batik, raphia, fourrure, et cuir ont été agencé de façon harmonieuse pour des créations qui font ressortir la beauté de l’Afrique.

Fall Touré, promoteur de Lomé Fashion Week, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Fall Touré, promoteur de Lomé Fashion Week, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Le promoteur de Lomé Fashion Week, a présenté à l’occasion sa collection qu’il a baptisée "Afrique". Pour Fall Touré, c’est plus qu’un devoir de s’inspirer de la culture et du savoir-faire africain pour créer ses modèles.

"Je me bats pour l’Afrique. Je me bats pour les textiles africains. Je me bats pour valoriser tout ce que nous pouvons trouver chez nous pour faire de beaux vêtements alors il fallait que je sois un exemple", a-t-il dit, expliquant les motivations qui sous-tendent le nom de sa collection.

Le spectacle de deux heures a rassasié les amoureux de la mode qui ont fait le déplacement de l’esplanade du palais des congrès de Lomé. Ils sont unanimes sur la qualité du spectacle.

Victor Akpani, spectateur, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Victor Akpani, spectateur, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"J’ai apprécié toutes les collections qui ont été présentées. On a trouvé la soirée très cool", s’est exclamé Victor Akpani. Il est rejoint par Georges qui a également été satisfait par la soirée. "C’était une soirée riche en couleur, riche en création. Cette édition de la Fashion Week, nous l’avions appréciée et nous espérons surtout que les créateurs vont donner encore une fois le meilleur d’eux même pour les éditions à venir", a-t-il commenté.

Malgré l’apparent succès constaté par les spectateurs, le combat de Fall Touré, est loin d’être gagné, assure-t-il. Le promoteur du festival veut s’attaquer maintenant aux préjugés et aux terminologies.

Une mannequin défilant lors de la LFW 2019, à Lomé, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Une mannequin défilant lors de la LFW 2019, à Lomé, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"Le terme 'mode africaine', je n’aime pas. Je préfère qu’on dise la mode made in Africa, la mode faite en Afrique. Mais quand on dit mode africaine, vous ghettoïsez l’Afrique, vous ghettoïsez les stylistes africains, parce que le blanc qui entend va croire que c’est une mode faite seulement que pour les africains", s'est indigné Fall Touré. Le créateur en est persuadé : "Les Africains aussi peuvent habiller le monde entier".

Quatrième édition de la Lomé Fashion Week

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Des élèves togolais mis à contribution contre la pollution du plastique

Les participants à la colonie verte à Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Une vingtaine d’enfants ont été sensibilisés sur la pollution du plastique pour mieux protéger l’environnement dans le cadre de la première édition de "colonie verte" à Lomé.

La pollution du plastique, les menaces sur l’environnement et le recyclage : ce sont des sujets abordés lors de la première édition de la "colonie verte".

Une journée d’échange au cours de laquelle les enfants ont pu mieux comprendre le danger que constitue la pollution des plastiques sur l’environnement.

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique
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"On a appris que chaque année, il y a 8 millions de tonnes de plastique qui tombent dans la mer et que des scientifiques ont estimé que d’ici à 2050, il y aura plus de déchets dans la mer que de poissons", a retenu Kylian, 9 ans, élève de CM1.

Son ainé de 3 ans, Jean-Bruno, réfléchit à des solutions. "Je vais faire une campagne pour dire à tout le monde de ne pas jeter les ordures par terre. A l’école, on va faire des poubelles pour les mettre dans la rue", a-t-il confié à VOA Afrique.

Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Agés de 4 à 12 ans, les enfants constituent une cible privilégiée pour une meilleure protection de l’environnement, a indiqué Christelle Sélom, initiatrice de la "colonie verte", donnant ainsi les motivations du choix de cette frange de la population.

"On a voulu faire une classe verte parce qu’on s’est dit qu’il fallait associer les enfants à l’écologie. Et de plus, ce sont les adultes de demain. Donc il est important de les former dès tout petit à l’écologie et les sensibiliser aux méfaits et au danger du plastique", explique Christelle Sélom.

A la fin de la colonie verte une mission a été confiée aux enfants. "Les sachets que vous avez dans votre environnement : ne les jetez plus dans la rue. Essayez de les jeter dans la poubelle. Essayez d’en parler autour de vous, à l’école, à vos parents pour sensibiliser toute la société togolaise", a insisté Mme Sélom.

Isis Noor Yalagi, entretenant les enfants sur la pollution du plastique, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Isis Noor Yalagi, entretenant les enfants sur la pollution du plastique, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Isis Noor Yalagi, qui a expliqué la pollution du plastique aux enfants estime qu’il est temps que l’écologie rentre dans les mœurs africaines. "Il est important aujourd’hui qu’à l’école, on commence à parler du plastique aux enfants. On va parler de la déforestation, on va parler d’une agriculture saine", soulignant "tout ça, c’est de l’écologie", a détaillé Mme Yalagi.

"Il est important que cette éducation rentre dans les mœurs de nos enfants comme apprendre, lire et compter", a-t-elle soutenu avant d’avertir que "si nous ne menons pas cette démarche pour que les habitudes changent au niveau de nos enfants, nous disparaîtrons".

Aristide Mensah, parent, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Aristide Mensah, parent, Lomé, le 24 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Aristide Mensah a inscrit ses enfants à cette "colonie verte" pour renforcer leur vision sur les défis environnementaux. "C’est une opportunité pour les enfants de participer à quelque chose qui va édifier leur conscience surtout qu’en ce moment, il y a l’Amazonie qui est en train de partir en fumée. Je pense que c’est l’une des raisons qui m’a le plus motivé à venir avec les enfants", a laissé entendre M. Mensah.

Au cours de cette "colonie verte", les enfants ont pu produire différents objets à partir des bouteilles et couverts en plastique.

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique

Une vingtaine d’enfants togolais sensibilisés sur la pollution du plastique
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