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Maroc

La conférence de Marrakech approuve le Pacte mondial pour les migrations

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à côté de Louise Arbour, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les migrations internationales, lors de la conférence des Nations Unies sur les migrations, à Marrakech, le 10 décembre 2018.

Plus de 150 pays ont adopté lundi à Marrakech (Maroc) le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies, en le défendant par de vibrants plaidoyers face aux critiques des nationalistes et partisans de la fermeture des frontières.

"Nous ne devons pas succomber à la peur", a exhorté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avant l'adoption formelle de ce texte destiné à renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre, ordonnée et régulière".

Comme plusieurs dirigeants présents à Marrakech, M. Guterres a aussi dénoncé les "nombreux mensonges" sur le Pacte qui a généré des tensions politiques dans plusieurs pays et fait éclater la coalition gouvernementale en Belgique, avec la démission des ministres issus du parti nationaliste flamand.

Le document doit encore faire l'objet d'un ultime vote de ratification, le 19 décembre à l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Prévue sur deux jours, la conférence intergouvermentale de Marrakech qui coïncide avec le 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme devait être une étape purement formelle du processus onusien.

Mais le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays (Autriche, Australie, Bulgarie, Chili, Estonie, Hongrie, Italie, République tchèque, République dominicaine, Lettonie, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suisse) ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.

"Gouvernance mondiale"

Les Etats-Unis, qui s'étaient retirés de l'élaboration du texte en décembre 2017 en le jugeant contraire à la politique d'immigration du président Donald Trump, ont lancé vendredi dernier une nouvelle salve contre le Pacte et contre toute forme de "gouvernance mondiale".

Malgré cette opposition, M. Guterres s'est dit confiant sur la suite du processus: "la réponse a été donnée par plus de 150 pays qui sont venus ici", a-t-il dit au cours d'un bref point de presse.

Alors que les nationalistes européens se mobilisent contre le Pacte à l'approche des élections européennes de mai 2019, la chancelière allemande Angela Merkel est venue le soutenir en personne, comme plusieurs premiers ministres européens: l'Espagnol Pedro Sanchez, le Portugais Antonio Costa, le Grec Alexis Tsipras, le Danois Lars Løkke Rasmussen --qui vient de resserrer la politique migratoire de son pays-- et le Belge Charles Michel, qui a donc maintenu son déplacement au prix de l'unité de sa coalition.

Dans un discours très applaudi, Mme Merkel a plaidé avec passion pour le multilatéralisme en rappelant l'histoire de son pays, marqué par le nazisme.

"La réponse au nationalisme pur a été la fondation des Nations unies et l'engagement de trouver ensemble des réponses à nos problèmes communs", a-t-elle dit.

"Ce modèle de coopération est complexe, il comprend parfois des pas en avant et parfois des peaux de banane (...) mais c'est le seul moyen pour ceux qui veulent un monde meilleur", a lancé le Premier ministre belge. Sans regret face au prix politique à payer, Charles Michel s'est dit "debout, droit et fier des convictions portées par la Belgique".

Non contraignant, le Pacte recense des principes --défense des droits de l'Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale-- et liste différentes options de coopération --échanges d'information et d'expertises, intégration des migrants etc... Il prône l'interdiction des détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Présents à Marrakech, les défenseurs des droits de l'Homme et les ONG l'ont défendu avec ardeur même si certains le trouvent insuffisant, notamment sur les droits des migrants. Ses détracteurs, eux, le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

"Accord historique"

"Entre le laxisme inacceptable et le tout sécuritaire insupportable, il y a une voie que nous ouvrons aujourd'hui", a de son côté estimé le roi du Maroc Mohamed VI, dans un message aux participants. "L'Afrique sera un acteur central" du Pacte, a-t-il assuré, rappelant que le Maroc pilote le dossier migratoire de l'Union africaine.

Le Mexique, le Guatemala, le Salvador et le Honduras ont pour leur part salué un "accord historique" et mis en avant leur nouveau "plan de développement" régional destiné à freiner l'émigration depuis l'Amérique centrale, alors que des milliers de migrants se massent à la frontière américaine placée sous haute surveillance par le président Trump.

Le Mexique prévoit 35 milliards de dollars d'investissements pour ce plan qui est "la première et la plus importante application du Pacte", a déclaré Marcelo Ebrard, le chef de la diplomatie mexicaine au cours d'un point-presse avec ses trois homologues.

Il y a environ 258 millions de personnes en mobilité et migrants dans le monde, soit 3,4% de la population mondiale. Plus de 80% des déplacements entre les pays se fait de façon légale. Pour la migration clandestine, plus de 60.000 sont morts pendant leur périple depuis 2000, selon les chiffres de l'ONU.

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Foot: Hervé Renard, sélectionneur français du Maroc, annonce sa démission

Hervé Renard lors d'une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 19 juin 2018.

Le sélectionneur français du Maroc, Hervé Renard, a annoncé sa démission dimanche dans un communiqué posté sur son compte Twitter, deux semaines après l'élimination surprise de son équipe lors de la CAN en Egypte.

"Il est temps pour moi de clore ce long et beau chapitre de ma vie, non sans une certaine émotion et tristesse, mais c'est une décision inéluctable prise bien avant la CAN-2019", a ajouté le sélectionneur arrivé en 2016 et resté 41 mois à la tête de l'équipe nationale marocaine.

A la surprise générale, le Maroc, finaliste de la CAN en 2004 et quart de finaliste lors de la dernière édition, avait été éliminé le 5 juillet dès les huitièmes par le Bénin (1-1, 4 tab 1), pourtant réduit à dix et novice à ce stade de la compétition.

"Oui, on espérait tous mieux pour cette édition 2019 de la CAN en Egypte, mais le football est ainsi, il fait naître les espoirs les plus fous et nous ramène durement à la réalité d'une élimination trop rapide aux tirs aux buts", a poursuivi Hervé Renard.

Il a précisé que le président de la Fédération royale marocaine de football Fouzi Lekjaa avait été informé et "s'est engagé contractuellement" à respecter cette décision.

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277 migrants secourus en mer, une femme décédée

Migrants à bord de l'Aquarius à son arrivée dans le port de Valence en Espagne le 17 juin 2018.

Les secours maritimes espagnols et marocains ont récupéré en mer 277 migrants subsahariens dans la nuit de mardi à mercredi, dont une femme décédée sur l'une des embarcations de fortune, ont indiqué mercredi les sauveteurs espagnols.

Côté espagnol, 220 personnes ont été secourues sur trois embarcations différentes dans la mer d'Alboran, a expliqué une porte-parole à l'AFP.

La première a été récupérée mardi soir vers 21H00 GMT et les deux autres très tôt mercredi matin. La femme décédée se trouvait sur l'une de ces deux embarcations, la cause de sa mort est inconnue, a-t-elle précisé.

Au total, 57 femmes et quatre mineurs se trouvaient à bord.

En parallèle, 57 personnes ont été secourues par les autorités marocaines dans la même mer d'Alboran, a expliqué la porte-parole espagnole, sans donner de détails sur le sexe et l'âge des migrants.

Environ 11.000 migrants sont arrivés en Espagne par la mer depuis janvier et 203 ont perdu la vie en tentant la traversée, selon les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) actualisées au 10 juillet.

Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, le nombre d'arrivées est en baisse d'environ 30% par rapport à la même période en 2018.

En 2018, l'Espagne était en tête des arrivées de migrants en Europe mais est repassée en 2019 derrière la Grèce, selon l'OIM.

Au total depuis janvier, 682 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée pour un total d'environ 31.600 arrivées de migrants, selon l'OIM.

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