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RDC

La colère de l'UE contre l'ex-porte-parole de Kabila

Lambert Mende à Kinshasa le 8 août 2018.

Le représentant de l'Union européenne (UE) en République démocratique du Congo a publiquement accusé mercredi l'ex-porte-parole du président Joseph Kabila, Lambert Mende, de "déni de démocratie", justifiant les sanctions de Bruxelles à son égard.

Fidèle porte-parole du régime Kabila pendant dix ans jusqu'aux élections du 30 décembre 2018, M. Mende est candidat au poste de gouverneur dans sa province du Sankuru (centre). La consultation des députés provinciaux prévue mercredi a de nouveau été reportée.

Initialement candidat unique, M. Mende a saisi la Cour constitutionnelle contre la réhabilitation de son rival Joseph-Stéphane Mukumadi. Sa candidature avait été invalidée pour détention présumée d'une nationalité étrangère, avant d'être rétablie par le Conseil d'Etat.

Les gouverneurs ont déjà été élus dans la plupart des 25 autres provinces. Ce nouveau report a suscité la rare colère d'un diplomate en poste à Kinshasa.

"Encore une fois les élections au #Sankuru #RDC sont annulées. Encore une fois, @LambertMende fait obstacle à la tenue d'élections et justifie les sanctions imposées à son égard par l'UE", a posté sur Twitter Guillaume Chartrain, premier conseiller de la délégation de l'UE.

"Nous serons vigilants quant aux décisions prises à la suite de ce nouveau déni de démocratie locale", a ajouté M. Chartrain.

Le diplomate français est le numéro 1 de la délégation depuis que l'ambassadeur de l'UE, le Belge Bart Ouvry, a été invité à quitter le pays par l'ancien gouvernement à la veille des élections du 30 décembre.

Son tweet a été repris par le compte officiel "UE en RDC".

M. Mende est l'une des 14 personnalités sous sanctions de l'UE qui pointe du doigt sa "politique répressive" envers les médias entre 2016 et 2018 quand il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

L'UE a par ailleurs annoncé mercredi la nomination d'un nouvel ambassadeur à Kinshasa, le Français Jean-Marc Chataigner, qui doit prendre ses fonctions en septembre.

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5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Pas de cadeaux pour les ministres au nom de l'éthique

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Ne pas recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais (190 euros) par an: tel est l'un des engagements pris par les 67 membres du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, tous invités à signer une sorte de charte éthique.

Cet "acte d'engagement des membres du gouvernement" leur interdit donc de "recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais par an de ceux qui sont en relation professionnelle avec (eux), directement ou indirectement".

Selon le document, les ministres s'interdiront de se retrouver dans des affaires donnant lieu à un "conflit d'intérêts" en exerçant "toute activité commerciale" directement ou par personne interposées.

Ils se sont aussi engagés à agir dans l'exercice de leur fonction avec dévouement, honnêteté, intégrité, équité, dignité, impartialité et loyauté dans les relations avec les collègues et le public.

En cas de non-respect de ces engagements, "je renoncerai à mon mandat", selon le texte.

"L'on doit enlever dans la tête des Congolais cette idée de croire que la politique, c'est la carrière où on s'enrichit facilement", a commenté le professeur Saint-Augustin Mwendambali, un haut fonctionnaire lors de la cérémonie de signature.

Dévoilée le 26 août, l'équipe dirigée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été investi le 6 septembre.

C'est un gouvernement de coalition entre les forces politiques de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces de la RDC.

Les partisans de M. Kabila sont majoritaires dans cette équipe qui compte 83% d'hommes et 17% de femmes. Les 3/4 des ministres n'ont aucune expérience gouvernementale.

Le président Tshisekedi a promis de lutter contre la corruption durant son mandat.

14 morts dans une tuerie en Ituri

Région riche en or, l'Ituri est le théâtre des violences depuis des semaines, après une période d'accalmie.

Quatorze personnes ont été tuées et quatre blessées dans une attaque des miliciens contre un village dans la région aurifère de l'Ituri (est de la RDC), théâtre des violences depuis des mois.

"Nous avons compté 14 corps de civils et quatre blessés qui ont été conduits à l'hôpital" après l'attaque du village de Ngaddu en Ituri, a indiqué à l'AFP Désiré Malo, un responsable locale de la société civile.

Ce bilan a été confirmé par l'administrateur du territoire de Djugu.

"Nous espérons que l'armée pourra prendre toutes les précautions pour protéger la population", a dit l'administrateur du territoire de Djugu, confirmant le bilan de l'attaque.

"Nous poursuivons les assaillants, nous déplorons la mort des civils innocents", a réagi le lieutenant Jules Tshikudi, porte-parole de l'armée dans la région, sans avancer de bilan.

Région riche en or, l'Ituri est le théâtre des violences depuis des semaines, après une période d'accalmie.

En juin, 160 personnes ont été tuées et plus de 300.000 personnes se sont déplacées fuyant les violences d'une milice locale, selon des chiffres officiels impossibles à vérifier.

Fin 2017-début 2018, le territoire de Djugu a été secoué par des violences intercommunautaires, entraînant des dizaines de morts et des milliers de réfugiés vers l'Ouganda, de l'autre côté du lac Albert. Les violences avaient repris en juin.

L'Ituri avait déjà été le théâtre d'un conflit entre les communautés hema (éleveurs et commerçants) et lendu (agriculteurs) qui avaient fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003 dans cette province frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud.

Avec AFP

Urbanisme et innovation à Kinshasa

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Mort de Sylvestre Madacumura : réaction du général Richard Kasonga

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