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RDC

Lambert Mende, l'ex-porte-parole du régime Kabila brièvement arrêté puis relâché

Lambert Mende dans les studios de VOA, Washington, le 31 janvier 2018

Le porte-parole du régime de l'ex-président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, Lambert Mende, a été brièvement arrêté dimanche à Kinshasa, ont indiqué à l'AFP ses proches.

"Il a été relâché après avoir été torturé", a affirmé un membre de son cabinet, Auguy Kande, qui n'a pas précisé son lieu de détention.

"L'honorable (député) Lambert Mende a été brutalement enlevé à son domicile aujourd'hui par quatre Jeeps de la police et de l'armée", avait auparavant affirmé à l'AFP son secrétaire particulier, Franck Diefu.

"C'est sur ordre du vice-ministre de l'Intérieur qui assure l'intérim, Basile Olongo", avait assuré l'ancien patron de l'Agence nationale de renseignements (ANR), Kalev Mutond, qui avait prévenu des médias.

La porte-parole du gouvernement par intérim Marie-Ange Mushobekwa a renvoyé l'AFP vers la police, laquelle n'était pas joignable pour l'instant.

Lambert Mende, 66 ans, a été l'indéfectible ministre de la Communication et porte-parole des gouvernements de Joseph Kabila pendant plus de dix ans entre 2008 et début 2019.

Il a quitté son ministère après avoir été élu député de sa province d'origine du Sankuru (centre) à l'issue des élections générales du 30 décembre 2019.

M. Mende a tenté ensuite de se faire élire gouverneur de la province du Sankuru où sa candidature a suscité des remous. Des députés provinciaux ont refusé de voter pour sa candidature unique.

Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre. Son investiture le 24 janvier en présence de son prédécesseur a marqué la première transmission pacifique du pouvoir au Congo.

M. Tshisekedi est lié par une alliance de coalition avec M. Kabila dont les proches ont gardé tous les leviers du pouvoir, selon le résultat officiel des élections du 30 décembre.

La présidence a promis pour cette semaine la nomination d'un Premier ministre qui doit être compatible avec le président Tshisekedi et le "président honoraire" Kabila.

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Grève des agents des sociétés pétrolières dans le sud-est de la RDC

Le personnel du gouvernorat du Sud-Kivu et de la DPMER radicalisent leur grève à Bukavu, Sud-Kivu, RDC, 8 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La grève des employés des sociétés pétrolières a été largement observée jeudi dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo, provoquant la fermeture de stations-services, a-t-on appris de sources concordantes.

"Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d'ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n'a fonctionné dans plusieurs villes: Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi", a déclaré Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations services étaient fermées, et des attroupements s'étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun.

"J'ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail, à cause de la fermeture des stations services", a déclaré Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone par l'AFP.

"Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d'anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d'essence, j'ai dû payer 10.000 francs congolais au lieu de 6.000 hier (mercredi)", a réagi auprès de l'AFP Kayembe Mwangal, un taxi de Kolwezi (Lualaba), remonté.

La ministre congolaise de l'Économie Acacias Babundola a invité "les pétroliers du Sud à faire montre d'un esprit patriotique et d'un sens élevé de responsabilité" afin d'obtenir la révision du prix du litre "dans un esprit de concertation et pour l'intérêt de tous".

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone "décapitalise leurs entreprises au point qu'elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks" et dénoncent des disparités de traitement.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l'essence à la pompe est fixé à 1.390 francs congolais (0,73 dollar) depuis mai, alors qu'à Kinshasa, le prix du litre est de 1.995 francs congolais (1,05).

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