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Djibouti

La coalition au pouvoir conserve la majorité au Parlement à Djibouti

Abdoulkader Kamil, le Premier ministre djiboutien et président de l’UMP (Union pour la majorité présidentielle), le parti au pouvoir à Djibouti, 27 décembre 2017. (Facebook/Abdoulkader Kamil Mohamed)

Abdoulkader Kamil, le Premier ministre djiboutien et président de l’UMP, le parti au pouvoir à Djibouti, revient, dans une interview à VOA Afrique, sur les résultats définitifs des élections législatives du 23 février proclamés jeudi par le Conseil constitutionnel de son pays.

Les résultats de 28 bureaux de vote sur 469 ont été annulés par le Conseil constitutionnel, dernière instance à valider les résultats des élections à Djibouti.

Mais l’ordre d’arrivée ne change pas malgré tout.

Abdoulkader Kamil joint par Idriss Fall
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"Nous, d’après ce qu’on pensait au vu des résultats, on avait 54 sièges, et puis là, on me dit qu’on en a que 53 parce que le Conseil constitutionnel a invalidé les résultats d’un certain nombre de bureaux de vote, au total 28 sur les 569", a déclaré M. Kamil.

La raison évoquée pour l’invalidation de ces résultats : l’existence de beaucoup d’ordres de mission.

>> Lire aussi : Le parti au pouvoir se dit large vainqueur des législatives à Djbouti

Le Premier ministre djiboutien explique que, dans sa décision, le Conseil constitutionnel estime que "ces ordres de mission n’étaient pas légaux", car les mêmes agents étaient inscrits dans plus d’un bureau de vote.

"Mais nous avons quand-même enregistré la majorité absolue de cette assemblée", se félicite M. Kamil.

L’opposition aura 8 députés sur les 65, selon les résultats validés par le Conseil constitutionnel.

Une partie de l’opposition avait, en effet, appelé à boycotter ces élections, arguant qu’elles n’étaient ni libres ni transparentes.

Pour le Premier ministre djiboutien, tous les partis autorisés à fonctionner ont pris part aux élections, "ceux qui ont appelé au boycott n’existent que sur les réseaux sociaux ", précise M. Kamil.

Quant aux priorités que la majorité propose au peuple djiboutien, M. Kamil évoque entre autres "la construction des logements sociaux, l’industrialisation du pays par la construction de nouveaux ports… pour réduire le taux de chômage dans le pays ".

La Chine "en force"

Le chef du gouvernement du Djibouti confirme aussi l’arrivée en force de la Chine dans son pays aux côtés d’autres grandes puissances déjà présentes sur place.

"Il y a effectivement une base chinoise qui est à Djibouti comme il y a (aussi) une base américaine et française depuis quelques années… Maintenant, il y a des Japonais, des Italiens, tout le monde est là. Quand on dit que la Chine est arrivée en force, elle a investi dans les ports ", soutient M. Kamil.

>> Lire aussi : Les Djiboutiens aux urnes pour les législatives

Il n’admet pas toutefois que Djibouti soit critiqué pour son ouverture à la Chine alors que les autres puissances n’ont pas investi dans le même domaine des ports malgré l’appel qui leur avait été fait.

La Chine a aussi investi dans l’adduction d’eau et dans le chemin de fer.

"C’est un faux argument. Tout le monde se retrouve à Djibouti et le gouvernement essaie de maintenir l’équilibre", argumente-t-il.

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Une embarcation de migrants chavire au large de Djibouti

Une embarcation de migrants chavire au large de Djibouti
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Djibouti: 34 migrants morts dans le chavirage d'une embarcation

Des migrants et des réfugiés de différentes nationalités africaines attendent sur un bateau pneumatique surpeuplé, alors que les travailleurs humanitaires de l'ONG espagnole Open Arms les approchent dans la mer Méditerranée, dans les eaux internationales, le 21 février 2021.

Trente-quatre migrants sont morts après le chavirage de leur embarcation au large de Djibouti, a annoncé lundi le responsable régional de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Les migrants étaient transportés par des passeurs", a écrit sur Twitter Mohammed Abdiker, directeur de l'OIM pour l'Est et la Corne de l'Afrique, en déplorant la "deuxième tragédie de ce genre en un peu plus d'un mois" après la mort de 20 personnes dans ce même détroit de Bab el-Mandeb le 4 mars.

"De nombreux enfants" figurent parmi les corps retrouvés, a précisé à l'AFP une source au sein de l'OIM, indiquant que le chavirage "s'est passé vers 04H00 du matin, au nord d'Obock", ville de la côte djiboutienne.

"Il s'agit d'un bateau qui a quitté le Yemen avec environ 60 migrants à bord, selon les survivants", a ajouté cette source.

"Le bateau aurait été pourchassé par les gardes-côtes et il y avait aussi, apparemment, de grosses vagues, le temps était mauvais", a-t-elle expliqué, soulignant que les survivants étaient "pris en charge par l'OIM et les autorités" djiboutiennes.

Le détroit de Bab el-Mandeb, qui sépare Djibouti du Yémen, est un lieu de fort trafic de migrants et de réfugiés, où se croisent à la fois des Yéménites fuyant la guerre et des Africains allant tenter leur chance dans la péninsule arabique.

En mars, une vingtaine de migrants en provenance de Djibouti étaient morts noyés après que des passeurs avaient jeté à la mer des dizaines de personnes présentes sur une embarcation en surcharge comptant 200 personnes.

Deux incidents similaires avaient été rapportés au mois d'octobre, causant la mort d'au moins 50 migrants.

"Appréhender et poursuivre les trafiquants de personnes et les passeurs qui exploitent les vulnérabilités des migrants doit devenir une priorité", a affirmé M. Abdiker dans son tweet, déplorant "trop de vies perdues inutilement".

Les observateurs de l'UA saluent "la maturité" des Djiboutiens

Les observateurs de l'UA saluent "la maturité" des Djiboutiens
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Le président Ismaël Omar Guelleh réélu à Djibouti avec 98% des voix

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh arrive pour une session extraordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, le 12 octobre 2013.

Le président sortant de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, a été réélu vendredi pour un cinquième mandat de cinq ans avec 98,58% des voix, selon des résultats provisoires proclamés par le ministre de l'Intérieur Moumin Ahmed Cheick dans la nuit de vendredi à samedi.

M. Guelleh, 73 ans, est au pouvoir depuis 22 ans.

Pour la présidentielle de vendredi, il était aux prises avec Zakaria Ismail Farah, 56 ans, un homme d'affaires qui fait ses premiers pas en politique.

Environ 215.000 électeurs étaient inscrits sur une population totale de 990.000 personnes. Les bureaux de vote étaient ouverts de 06H00 à 19H00 (03H00 GMT à 16H00 GMT) pour départager les deux candidats.

"Le président Ismaël Omar Guelleh obtient 167.535 voix, soit 98,58% (...) Tels sont les résultats provisoires du scrutin présidentiel de ce 9 avril 2021", a déclaré le ministre Moumin Ahmed Cheick à la télévision publique RTD, précisant que les résultats définitifs seront prochainement donnés par le Conseil constitutionnel.

Élections à Djibouti: le président sortant Guelleh se dit "très confiant"
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Djibouti a voté dans le calme

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