Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tunisie

La centrale syndicale tunisienne rejette le dialogue proposé par le président

Le président Kais Saied lors d'un conseil pour la sécurité nationale en mars dernier.

La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a refusé lundi de prendre part au dialogue proposé par le président Kais Saied dans le but de fonder une "nouvelle République", après qu'il ait pris les pleins pouvoirs en juillet 2021.

M. Saied a nommé vendredi un juriste proche de lui à la tête d'une commission chargée d'élaborer une Constitution pour "une nouvelle République" à travers un "dialogue national" dont les partis politiques sont exclus.

Selon un décret présidentiel, cette commission présentera "un projet de Constitution" au président, après des consultations avec les syndicats l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (UTAP), mais aussi avec l'organisation patronale UTICA, les ONG Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et l'Union nationale de la Femme tunisienne (UNFT).

Mais à l'issue d'une réunion de son instance dirigeante lundi sous la présidence de son secrétaire général Noureddine Taboubi, l'UGTT a infligé un camouflet au président Saied en annonçant qu'elle boycotterait le dialogue proposé.

L'UGTT "ne participera pas au dialogue national sous le format proposé par le président Kais Saied qui n'a pas fait l'objet de consultations préalables et ne répond pas aux attentes des forces nationales pour mettre en place un processus patriotique permettant de sortir de la crise", a déclaré le syndicat dans un communiqué.

Acteur influent sur la scène politique en Tunisie, l'UGTT fait avec l'UTICA, la LTDH et l'Ordre national des avocats du Quartette des lauréats en 2015 du Prix Nobel de la Paix pour sa contribution à la transition démocratique en Tunisie, berceau du Printemps arabe où la démocratie semble vaciller depuis le coup de force de M. Saied en juillet.

Toutes les actualités

Publication du projet de la nouvelle Constitution tunisienne

Publication du projet de la nouvelle Constitution tunisienne
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:44 0:00

Décès de l'acteur tunisien Hichem Rostom

L'acteur tunisien Hichem Rostom, le 23 février 2007.

L'acteur tunisien Hichem Rostom, qui avait joué dans des films célèbres comme le "Patient anglais" est décédé mardi à l'âge de 75 ans, a annoncé le ministère tunisien de la Culture.

Ce docteur en littérature et en histoire de théâtre avait commencé sa carrière d'artiste il y a plus de 50 ans et participé à des dizaines de films tunisiens, français, italiens, anglais et allemands.

Il a fait ses études supérieures en France où il a travaillé comme animateur au Théâtre national populaire avant de se lancer dans le cinéma, décrochant des rôles dans plusieurs films dont le "Patient anglais" d'Anthony Minghella (1997), Paparazzi d'Alain Berberian (1998) ou encore l'Or noir de Jean-Jacques Annaud (2011).

Après son retour en Tunisie en 1988, il a joué dans plusieurs films et séries de télévision à succès.

En Tunisie, où il était considéré comme l'acteur le plus célèbre de sa génération, il a dirigé deux éditions des Journées théâtrales de Carthage et a été l’un des fondateurs du festival "Rouhaniyet" de chants spirituels et soufis.

Troisième semaine de grève des magistrats tunisiens

Troisième semaine de grève des magistrats tunisiens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:39 0:00

Les magistrats de l'Association des magistrats tunisiens (AMT) entament leur troisième semaine de grève. Ils ont protesté devant un tribunal de Tunis pour l’abrogation du décret signé par le Président Kaïs Saïed révoquant 57 magistrats et contre son emprise sur le système judiciaire.

Le président tunisien cible de "menaces sérieuses"?

Le président Saied se trouve sous le feu d'intenses critiques de l'opposition pour l'avoir exclue d'un dialogue national sur une nouvelle Constitution.

Le ministère de l'Intérieur en Tunisie a affirmé vendredi que le président Kais Saied faisait l'objet de "menaces sérieuses" contre sa personne, dans un pays en proie à une crise politique depuis qu'il s'est arrogé les pleins pouvoirs.

"Selon des informations sûres et des investigations toujours en cours (...) le président de la République et l'institution présidentielle sont la cible de menaces sérieuses", a indiqué à la presse Fadhila Khelifi, porte-parole du ministère. Selon elle, les autorités ont mis au jour "un plan impliquant des parties intérieure et extérieure ciblant la sûreté du président", dans le but de "porter atteinte à la sûreté de l'Etat et créer le chaos".

Elle n'a pas fourni davantage de précisions sur le plan en question où les parties qui en seraient à l'origine.

Ahmed Nejib Chebbi, chef d'une coalition de partis d'opposition, s'est montré dubitatif face à cette annonce du ministère de l'Intérieur. "C'est pour justifier de nouvelles arrestations et pour se venger de ses adversaires", a-t-il dit à l'AFP. "Le président est politiquement isolé et cherche à susciter une certaine sympathie au sein de la population à son endroit."

L'Islam ne sera pas une religion d'Etat en Tunisie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, bête noire du président Saied, a pour sa part dénoncé par la voix de son porte-parole Imed Khemiri "une mise en scène" visant à détourner l'attention de la crise politique. Ennahdha a aussi apporté son soutien à son ex-président et ancien Premier ministre Hamadi Jebali, arrêté jeudi en lien pour des soupçons de blanchiment d'argent.

Le ministère de l'Intérieur a affirmé vendredi que l'arrestation de M. Jebali, démissionnaire d'Ennahdha depuis 2014, était liée à une affaire de transfert d'importantes sommes d'argent de l'étranger au profit d'une association caritative.

"C'est un règlement de comptes visant les adversaires politiques", a affirmé M. Khemiri, le porte-parole d'Ennahdha. Selon lui, M. Jebali a entamé une grève de la faim pour dénoncer son arrestation "sans fondement".

La Tunisie traverse une profonde crise politique depuis le coup de force de M. Saied le 25 juillet 2021. Le président avait alors suspendu le Parlement et limogé le gouvernement, faisant vaciller la balbutiante démocratie dans le pays berceau du Printemps arabe.

M. Saied se trouve sous le feu d'intenses critiques de l'opposition pour l'avoir exclue d'un dialogue national sur une nouvelle Constitution qu'il prévoit de soumettre à référendum le 25 juillet. L'opposition dont notamment Ennahdha ainsi que des organisations de défense des droits humains l'accusent de chercher à faire adopter un texte taillé sur mesure pour lui.

L'Islam ne sera pas une religion d'Etat en Tunisie

L'Islam ne sera pas une religion d'Etat en Tunisie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG