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Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire renforce les droits de la femme

Ivoiriennes préparant la semoule de manioc pour l'attiéké, à Abidjan, le 22 mai 2018.

Le gouvernement ivoirien a adopté quatre projets de loi visant à renforcer les droits de la femme, souvent lésée dans la succession après le décès du mari ou des parents.

"Conformément aux principes de non-discrimination et de l'égalité homme-femme, il y aura le renforcement de l'égalité entre l'homme et la femme dans le mariage" avec "la prise en compte effective de l'intérêt supérieur de la famille", avait annoncé le porte-parole du gouvernement Sidi Tiémoko Touré, à l'issue du conseil des ministres du 27 mars dernier.

Parmi les innovations introduites, le rang successoral du conjoint survivant: "le conjoint survivant bénéficie désormais d'une part non négligeable des biens de son conjoint décédé", a-t-il dit.

Ces nouvelles dispositions, quoique bénéficiant indistinctement à l'homme et à la femme, doivent mettre fin à des pratiques traditionnelle généralement cas défavorables à la femme.

"Les arrangements qui font souvent du mal à une femme qui après avoir bâti un foyer avec son mari se retrouve expulsée de sa maison" ne seront désormais plus tolérés, a souligné Sidi Tiémoko Touré, évoquant "une forte avancée dans notre système de la régulation de la famille".

La loi "prévoit également la gestion conjointe des biens du ménage", et "la distance d'âge entre l'homme et la femme pour le mariage a été supprimée", a précisé le porte-parole. Désormais, femme et homme doivent avoir 18 ans pour se marier alors que jusqu'ici l'homme devait attendre 21 ans tandis que la femme pouvait se marier dès 18 ans.

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Les autorités ivoiriennes créent une "zone opérationnelle" militaire dans le Nord

Attaque de la gendarmerie de Kafolo en Côte d'Ivoire. (VOA/ Bambara)

La Côte d'Ivoire a créé une "zone opérationnelle" dans le nord du pays pour "empêcher toute infiltration de groupe armés", a annoncé le gouvernement lundi, un peu moins d'un mois après l’attaque jihadiste contre un poste de l'armée à Kafolo qui a fait 14 morts, dans la nuit du 10 au 11 juin.

"Devant l’insécurité persistante aux frontières entre la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso du fait de la présence de groupes armés terroristes dans ces pays voisins et suite à l’attaque " de Kafolo, le gouvernement a autorisé "la création d’une zone opérationnelle au nord de notre pays.", selon le communiqué du conseil des ministres extraordinaire de lundi.

La zone disposera d'un commandement unique pour les opérations militaires.

"Cette Zone opérationnelle Nord permettra de passer de la phase de surveillance des frontières à une posture défensive (...) en vue d’empêcher toute infiltration de ces groupes armés sur le territoire national", indique le texte qui évoque aussi "une forte capacité de réversibilité en mission offensive".

"La Zone opérationnelle Nord aura pour objectifs de renforcer les capacités opérationnelles des troupes déployées dans le cadre de l’opération +Frontières étanches+, particulièrement dans la partie Nord de la Côte d’Ivoire", ajoute-t-il.

L'attaque de Kafolo, attribuée aux jihadistes mais non revendiquée jusqu'à présent, est la première action jihadiste meurtrière sur le sol ivoirien depuis l'attentat de Grand Bassam en 2016 (19 morts). De source sécuritaire, elle est l'oeuvre de combattants du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance du Sahel affiliée à Al-Qaïda.

Cette attaque est considérée comme une action de représailles à une opération militaire conjointe de la Côte d'Ivoire et du Burkina, en mai, pour déloger des jihadistes installés dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Une soixantaine de personnes dont le chef du commando ont été arrêtés avant et après l'attaque, selon des sources sécuritaires.

Le Burkina et le Mali voisins sont en proie à des attaques jihadistes récurrentes et la Côte d'Ivoire a à maintes reprises exprimé sa volonté de ne pas voir des jihadistes s'installer dans le pays.

Daniel Kablan Duncan jette l'éponge

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Le vice-président ivoirien annonce sa démission

Daniel Kablan Duncan au Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2016. REUTERS/Ruben Sprich

Le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan a démissionné de son poste, a annoncé lundi le secrétaire général de la présidence Patrick Achi.

M. Duncan, 77 ans, a annoncé son départ "pour des raisons de convenance personnelle" depuis février.

Au cours des mois suivants, il a eu plusieurs conversations avec le chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara, sans succès.

"Le président a pris acte et procédé le 8 juillet à la signature d'un décret mettant fin aux fonctions de M. Kablan Duncan", affirme un communiqué lu par Patrick Achi.

Le Président Ouattara a rendu hommage à son ancien vice-président pour les services rendus à l'Etat ivoirien.

Ancien ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre, chef du gouvernement, M. Duncan devient vice-président de la République de Côte d'Ivoire en 2017.

Alassane Ouattara a décrété 8 jours de deuil national

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Les Ivoiriens réagissent à la mort du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly

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