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Journée de souvenir en Côte d'Ivoire, trois ans après l'attaque de Grand-Bassam

Grand-Bassam, trois ans après l'attaque, en Côte d'Ivoire, le 13 mars 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

Il y a trois ans, le pays subissait sa première attaque terroriste. C'était le 13 mars 2016. Il y avait eu une vingtaine de morts dans l'attentat qui a frappé la station balnéaire de Grand-Bassam, à une trentaine de kilomètres d'Abidjan.

C'était le dimanche 13 mars 2016. Ce jour-là, peu avant 13 heures, heure locale, des assaillants armés de fusils d'assaut prennent pour cible plusieurs hôtels de la plage de Grand-Bassam.

Des touristes sont abattus. Une demi-heure plus tard, les forces spéciales ivoiriennes entrent en action. Les terroristes sont neutralisés. Le bilan officiel fera par la suite état de 22 morts dont 12 Ivoiriens et 7 ressortissants étrangers.

L'attaque de Grand Bassam, trois ans après
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Trois ans après, ce drame est toujours vivace dans la mémoire des habitants de Grand Bassam.

Pour Yves Kouamé, "c'est un souvenir très douloureux. Un très mauvais souvenir. On n'avait jamais vu cela ici et c'est arrivé. Mais cela fait partie du passé. On prie Dieu pour que cela ne se reproduise plus."

La conséquence immédiate de cette attaque est que les activités touristiques dans la cité balnéaire sont au point mort. Les hôtels sont quasiment vides. Trois ans après, l'Etoile du Sud, l'un des hôtels pris pour cible par les terroristes, se remet progressivement des conséquences de ce drame.

Marie Thérèse Sangaré, directrice-générale de l'Etoile du Sud, raconte que "depuis le 13 mars 2016, nous rencontrons beaucoup de difficultés. Les clients n'affluent pas comme par le passé. La reprise est vraiment difficile. Nous avons renforcé la sécurité et espérons que les choses vont s'améliorer. Nous attendons de l'État qu'ils nous aident en organisant de nombreux séminaires.''

Le petit commerce autrefois florissant autour de la plage, tente aussi de se remettre de cette attaque.

"Les touristes se font rares et cela affecte notre commerce. C'est vraiment compliqué. Les choses n'ont pas repris comme avant l'attaque. Le gouvernement doit vraiment nous aider", insiste Moctar Touré, artisan.

Pour cette touriste iranienne et son hôte, pas question de céder à la peur. ''C'est vraiment magnifique ici. La plage est propre et on s'amuse bien. Je n'ai pas peur d'être ici. Nous n'avons pas peur. On s'amuse bien avec nos amis ivoiriens.''

Plus d’une dizaine de suspects ont été arrêtés dans l’enquête sur l’attentat de Grand-Bassam. Cependant, l’homme identifié comme le principal cerveau de l’attentat court toujours. Il s'agit d'un certain Kounta Dallah, de nationalité malienne.

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Violences communautaires : le bilan s'alourdit à 11 morts

A man holds a machete while angry residents burn tires and block the street where security forces loyal to Ivory Coast's strongman, Laurent Gbagbo, opened fire on demonstrators, killing at least six women, on March 3, 2011 in Abobo, a working class neighb

Onze personnes ont été tuées et 108 blessées lors des affrontements intercommunautaires survenus la semaine dernière à Béoumi, une petite ville du centre de la Côte d'Ivoire, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par le gouvernement.

"Le bilan actualisé de cette crise fait état de 11 personnes décédées, 108 personnes blessés, 300 personnes déplacées et d'importants dégâts matériels", a déclaré le porte-parole du gouvernement Sidi Tiémoko Touré à l'issue du conseil des ministres.

Le précédent bilan des violences ayant opposé les 15 et 16 mai des membres de la communauté baoulé à des Malinké était de 10 morts et 84 blessés.

"La mise en place d'un dispositif sécuritaire (...) et l'engagement des chefs traditionnels ont permis d'arrêter les hostilités", selon M. Touré. Les unités de forces de sécurité déployées dans le département de Béoumi en raison de la crise seront maintenues pendant deux semaines.

Une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse malinké et un conducteur de moto-taxi baoulé est à l'origine de ces violences qui ont dégénéré en bataille rangée dans la ville de Béoumi puis dans des villages avoisinants, selon des témoins.

Les affrontements intercommunautaires, parfois meurtriers, sont fréquents en Côte d'Ivoire, pays d'environ 25 millions d'habitants qui compte plusieurs dizaines de peuples.

"Sublime Côte d'Ivoire"

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18 millions d'euros de la France pour l'académie antiterroriste en Côte d’Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara, à gauche, salut le commandant en chef de la gendarmerie nationale ivoirienne, Nicolas Kouadio Kouakou, accompagné du directeur général de la police ivoirienne, Youssouf Kouyate, à droite, à Abidjan, le 4 janvier201

La France contribuera à la construction de l'Académie internationale contre le terrorisme, en Côte d'Ivoire, à hauteur de 18 millions d'euros, a déclaré lundi le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner en visite à Abidjan.

Depuis l'annonce du projet, né lors du sommet UE-Afrique de 2017, le flou était entretenu autour de la part de financement assumée par la France.

Le montant de la participation de la Côte d'Ivoire n'a pas été confirmé, mais le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko, chiffrait en octobre à environ 20 millions d'euros le coût total de l'Académie qui doit être située dans la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de km d'Abidjan.

"Ce projet d'académie est un projet majeur (...) parce que la formation est essentielle pour lutter contre le fléau du terrorisme : formation au renseignement, formation pour les forces d'intervention, d'interpellation, de sanction", a souligné M. Castaner.

Le chantier, qui devrait durer 12 mois, a pris du retard, mais "la première pierre devrait être posée" au dernier trimestre 2019, a indiqué Christophe Castaner.

L'académie comprendra une école à vocation régionale, un centre d'entraînement pour les unités d'intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu'un centre de prospective et d'analyse de la menace terroriste qui s'étend à différents pays d'Afrique de l'Ouest.

La Côte d'Ivoire a été elle-même la cible d'une attaque djihadiste en mars 2016 où 15 personnes ont été tuées dans la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d'Abidjan.

Après deux jours à Abidjan où il a notamment travaillé sur l'immigration et la lutte anti-terroriste, Christophe Castaner devait rejoindre Dakar lundi en fin d'après-midi.

Un migrant ivoirien tué par deux militaires maltais, Premier ministre

Des personnes d’un groupe de 58 migrants à la base maritime de Hay Wharf à Floriana, à Malte, le 30 septembre 2018.

Un migrant ivoirien a été "tué de sang froid" par deux soldats maltais, a affirmé samedi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, en faisant état de l'arrestation de ces deux suspects.

"J'aimerais remercier la police de Malte d'avoir résolu cet important cas du meurtre de sang froid d'un migrant ivoirien", a-t-il écrit sur son compte Tweeter, tout en postant des photographies du jeune homme, et de la partie ensanglantée de la route où il a été assassiné début avril.

"Les deux personnes arrêtées ne sont pas représentatives de l'éthique des forces armées maltaises, qui font un travail très important pour notre société", ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement maltais précise qu'une enquête interne est en cours pour déterminer s'il s'agit "d'individus voyous isolés ou s'ils font partie de quelque chose de plus large".

"Les mots de haine et de division n'ont pas de place dans notre société", a-t-il insisté, en dénonçant tous ceux qui "répandent un message de haine".

Selon le journal Times of Malta, les responsables présumés du meurtre, intervenu le 6 avril, ont été arrêtés vendredi et samedi. Des sources proches de l'enquête, citées par le quotidien, affirment que l'un des présumés meurtriers a admis cibler des migrants "parce qu'ils sont noirs".

Lassana Cissé, qui travaillait dans une usine, a été tuée sur une route par des tireurs passant en voiture. Deux autres migrants, un Guinéen de 27 ans et un Gambien de 28 ans, ont été blessés dans cette attaque, selon le journal.

Des sources estiment que les deux militaires arrêtés pourraient avoir été impliqués dans une autre attaque sur une route visant aussi des migrants, au cours de laquelle un adolescent avait été blessé.

Salon du livre d’Abidjan : Tadjo veut inciter à lire en Afrique francophone

12e Forum à Abidjan, le 4 avril 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

L'écrivaine ivoirienne à succès Véronique Tadjo, invitée d'honneur du 11e salon du livre d'Abidjan (15-19 mai), veut inciter à lire en Afrique francophone, région où le taux d'alphabétisation reste faible.

"Je suis persuadée qu'une fois qu'on apprend à lire, cela donne envie d'aller vers les livres, qui sont un accès au savoir et un droit au savoir", explique l'auteure qui a signé de nombreuses oeuvres pour la jeunesse inspirés de l'imaginaire de contes africains.

En Côte d'Ivoire, le taux d'alphabétisation des adultes de plus de 15 ans était de 44% en 2017. Le pays fait partie des vingt pays dont le taux est le plus bas, aux côtés du Sénégal (43%), du Burkina Faso (35%), du Bénin (33%) et du Niger (15%) selon les données de l'Unesco pour l'année 2017.

"La littérature générale n'a pas encore percé en Côte d'Ivoire, mais le recul de l'analphabétisme représente un potentiel énorme", assure Véronique Tadjo.

Auteure d'une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues dont "Loin de mon père" et "L'ombre d'Imana", Véronique Tadjo plaide aussi pour la création de bibliothèques, peu nombreuses dans les capitales et souvent inexistantes dans les villes de moindre importance ou villages.

"Nous n'avons pas encore développé toutes les bibliothèques nationales, y compris les bibliothèques de proximité", dit-elle.

Elle souligne aussi que "la chaîne du livre n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Mais il y a un potentiel, auquel je crois".

"Il faut mettre en valeur le travail des éditeurs africains, qui doivent faire face à de nombreux défis", a défendu l'écrivaine franco-ivoirienne.

Le secteur de l'édition en Afrique francophone fait face à des difficultés comme le problème de distribution dans le pays et entre les pays, la concurrence européenne ou encore le piratage.

"Publier sur le sol africain est une proposition de plus en plus attrayante", a conclu la romancière.

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