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Deux soldats jugés dans le cadre de l'attaque terroriste de Grand Bassam

Des soldats ivoiriens au cours d'une cérémonie en l’honneur de leurs camarades miliaires tués lors d’une attaque djihadiste sur la station balnéaire de Grand Bassam, à Abidjan, 8 avril 2016.

Le procès de deux soldats ivoiriens, accusés d'avoir côtoyé des jihadistes ayant participé à l'organisation de l'attaque de la station balnéaire de Grand Bassam s'est ouvert à Abidjan devant un tribunal militaire.

Les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré sont poursuivis pour "violation de consignes" et "association de malfaiteurs" pour avoir rencontré Assane Barry, dit "Sam", l'un des suspects de l'attentat. Le verdict du procès de ces deux soldats pourrait être annoncé jeudi soir, selon un des avocats de la Défense.

"Sam", chauffeur de profession, doit être poursuivi dans un autre procès devant un tribunal civil pour "crimes, terrorisme et association de malfaiteurs".

Jeudi à la barre, le sergent Coulibaly a déclaré "n'avoir rien à (se) reprocher". "Je n'ai (pas) collaboré avec un quelconque terroriste", a-t-il lancé, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je suis innocent, je n'ai rien avoir avec cette affaire qui me dépasse", a affirmé de son côté le sergent Touré, membre de la Garde Républicaine ivoirienne.

L'arrestation de ces deux soldats avait été annoncée le 13 juillet par le commissaire du gouvernement (le procureur militaire), Ange Kessi.

"On leur reproche d'avoir cohabité avec ces personnes, d'avoir échangé avec le chauffeur (du commando jihadiste). Ils disent qu'ils ne savaient pas que c'était des jihadistes. On leur répond: +Vous auriez dû savoir+", avait expliqué le 13 juillet M. Kessi lors d'un point de presse à Abidjan.

"C'est une grave erreur, une faute, une infraction militaire que de ne pas avoir dénoncé la présence du conducteur de ce groupe à leurs chefs pour qu'on prévienne ces attentats", avait-il poursuivi.

L'attaque de Grand Bassam, perpétrée le 13 mars 2016 près d'Abidjan, avait fait 19 morts (dont 4 Français) quand des jihadistes avaient ouvert le feu sur des touristes et passants sur la plage et les terrasses du bord de mer.

Revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cette attaque était la première de ce type perpétrée sur le territoire ivoirien.

En janvier 2016, le Burkina Faso voisin avait lui aussi été visé par un commando jihadiste qui avait ouvert le feu sur les clients de restaurants et hôtels de la capitale Ouagadougou, faisant 30 morts et 71 blessés, majoritairement des étrangers.

Plus de 80 personnes ont été interpellées en Côte d'Ivoire dans le cadre de ces attentats, avait indiqué en avril le ministre de l'Intérieur ivoirien, alors que l'enquête a des ramifications allant jusqu'au Mali et au Burkina Faso.

Avec AFP

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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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