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Côte d'Ivoire

Restitution d’environ 20 000 objets d’art réclamée

Un employé de Christie's tient «Le masque Mendes-France Baule» de Côte d'Ivoire dans les salles des ventes Christie's à Londres, le 11 avril 2016.

Le gouvernement ivoirien réclame le retour d’environ 20 000 objets d’art irrégulièrement sortis du pays depuis des années. Le pays compte construire une dizaine de musées pour recevoir ses biens culturels.

La Côte d’Ivoire, à l’instar de plusieurs autres pays du continent dont le Bénin et le Sénégal, demande que lui soient restitués des milliers d’œuvres d’art pillés notamment pendant la période coloniale.

Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, il s’agit d’environ 20 000 œuvres d’art.

"Notre pays compte des milliers d’œuvres d’arts irrégulièrement détenus à l’étranger. Au moins 50 musées en Europe et en Amérique, en dehors des collections privées, détiennent dans leurs collections respectives, environ 20 000 objets d’art d’origine ivoirienne estimés à 6000 milliards FCFA. Dans le cadre du processus de retour de ces biens culturels mis en place avec l’UNESCO et la branche africaine du conseil international des musées (AFRICOM), la Côte d’Ivoire a désigné deux médiateurs et conciliateurs auprès de ces organisations et une première liste de 148 objets d’arts à restituer a été transmise", précise le ministre Touré.

Au nombre des objets dont la restitution est prioritaire pour la Côte d’Ivoire, figure un tambour actuellement conservé au Musée du quai Branly à Paris.

"Nous demandons en priorité le retour du Djidji Ayokwe, le tambour parleur sacré du peuple Ebrié [peuple de la région d’Abidjan]. C’est un objet symbolique de communication d’une grande importance qui a été arraché pendant la colonisation. C’est un tambour qui servait à alerter les populations de l’arrivée des colons. Le colon a emporté cet objet dont le peuple Ebrié demande la restitution", soutient Silvie Memel Kassi, directrice du Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire.

De nombreux Ivoiriens saluent également l’annonce par la France de la restitution de ces œuvres d’arts.

"Il faudrait que tout ce qui nous a été pris nous revienne afin que nos enfants puissent connaître la valeur de ces choses", plaide Nda Anassain, directeur d’école.

"Je suis très content pour le retour de ces biens culturels en Afrique. Moi je suis de Ferké dans le nord de la Côte d’Ivoire et j’ai remarqué que les biens culturels de certains peuples du Nord se trouvent depuis des années en Europe. Le retour de ces œuvres est une bonne chose. Je remercie ceux qui ont initié ce débat", déclare Silué Drissa, chauffeur de Taxi.

Si les œuvres d’art demandées par le gouvernement ivoirien étaient restituées à la Côte d’Ivoire, cela contribuera certainement à attirer encore plus de visiteurs au musée qui se remet progressivement des pillages consécutifs à la crise post-électorale de 2010-2011.

Le gouvernement annonce aussi la construction d’un grand musée d’envergure internationale et 12 musés régionaux.

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Cacao : la Côte d'Ivoire et le Ghana tiennent tête à Hershey et Mars

Un agriculteur ouvre une cabosse de cacao dans une ferme de cacao à Bobia, en Côte d'Ivoire, le 6 décembre 2019.

La Côte d'Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux de cacao, ont accusé lundi les deux multinationales de refuser de payer la prime spéciale pour les planteurs négociée l'an dernier et suspendu les programmes de certification de Hershey.

Le Conseil Café Cacao (CCC) de Côte d'Ivoire et le Ghana Cocoa Board (Cocobod), les organes de régulation des filières cacao de ces deux pays ouest-africains qui produisent ensemble les deux tiers du cacao mondial, reprochent à ces grandes compagnies chocolatières américaines d'acheter du cacao ou du beurre de cacao sans payer le différentiel de revenu décent (DRD).

Il s'agit d'une prime de 400 dollars par tonne de cacao, en sus du prix du marché, destinée à mieux rémunérer les planteurs de cacao dont beaucoup vivent dans la misère.

L'achat par Hershey d'importantes quantités de cacao sur le marché boursier américain "indique clairement votre intention d'éviter de payer le Living differential income" (traduction en anglais du DRD), ont écrit le CCC et le Cocobod dans un courrier commun adressé à cette compagnie.

Le CCC et le Cocobod "n'ont en conséquence pas d'autre choix que de suspendre tous les programmes de certification" de Hershey en Côte d'Ivoire et au Ghana.

Les programmes de certification des chocolatiers visent à garantir qu'ils achètent du cacao "durable" respectant des critères de production éthiques (n'entrainant pas de déforestation ou ne recourant pas au travail des enfants notamment). Ils sont un élément de communication et de marketing important en direction des consommateurs occidentaux.

Des membres d'une association locale de cultivateurs de cacao appelée BLAYEYA marchent dans une ferme de cacao à Djangobo, Niable, dans l'est de la Côte d'Ivoire, le 17 novembre 2014.
Des membres d'une association locale de cultivateurs de cacao appelée BLAYEYA marchent dans une ferme de cacao à Djangobo, Niable, dans l'est de la Côte d'Ivoire, le 17 novembre 2014.

"Il est évident que des compagnies comme Mars reviennent discrètement" sur leur promesse de paiement du DRD, affirment le CCC et le Cocobod dans un autre courrier adressé cette fois au Cocoa Merchants Associaton of America (le syndicat des industriels américains du cacao/chocolat), accusant plus précisément dans un communiqué séparé le producteur des célèbres barres chocolatées d'avoir modifié une large partie de ses approvisionnements en beurre de cacao pour éviter de verser la prime aux producteurs.

Alors que ces compagnies s'étaient engagées à payer le DRD négocié en 2019 entre les pays producteurs et les multinationales du cacao et du chocolat, le CCC et le Cocobod dénoncent "une rupture de confiance" et même "un complot" contre ce système mis en place pour mieux rémunérer "trois millions de planteurs ouest-africains".

Hershey a jugé auprès de l'AFP "regrettable" le "communiqué mensonger" du CCC et du Cocobod, estimant qu'ils "compromettent des programmes essentiels qui bénéficient directement aux planteurs de cacao".

Le groupe Mars Wrigley a "catégoriquement démenti ces allégations" et affirmé "soutenir" le DRD, ainsi qu'oeuvrer par ses programmes de certification à "une nouvelle approche pour augmenter les revenus des planteurs de cacao", dans un communiqué.

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Le président de la fédération ivoirienne de football est mort

Sidy Diallo lors d'une conférence de presse à Abidjan, le 22 mars 2017

Le président de la fédération ivoirienne de football (FIF) Augustin Sidy Diallo est décédé samedi à 61 ans, a annoncé à l'AFP un vice-président, Omer Déhoulé, alors que son poste fait l'objet d'une âpre lutte de succession.

"Le président Sidy Diallo est décédé. Je viens de chez lui", a déclaré M. Déhoulé, se disant "abattu".

La FIF avait annoncé dans un communiqué le 9 novembre qu'Augustin Sidy Diallo avait été diagnostiqué positif au coronavirus. Selon le portail d'informations Abidjan.net, M. Diallo est mort de la maladie Covid-19.

Élu président de la FIF en 2011, puis réélu quatre ans plus tard, Sidy Diallo avait décidé de ne pas briguer un troisième mandat, même si les textes de la fédération l'y autorisaient.

Il devait quitter son poste en août dernier, mais assurait depuis les affaires courantes, la Fifa ayant suspendu le processus électoral devant lui désigner un successeur, après le rejet de la candidature de Didier Drogba.

En neuf ans de présidence de la FIF, Sidy Diallo a gagné deux Coupes d'Afrique des Nations (CAN), l'une avec les seniors en 2015, l'autre avec les cadets en 2013, et la Côte d'Ivoire a participé au Mondial-2014 au Brésil, mais a été éliminée dès le premier tour.

La FIF connaît une crise autour de la succession du président sortant depuis des mois. Trois candidats sont en lice, à savoir Sory Diabaté, Idriss Diallo et Didier Drogba.

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