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L'université de Lomé accueille une exposition sur le légendaire Martin Luther King

Edoh Komi, président du mouvement Martin Luther King, expliquant l'exposition, à Lomé, au Togo, le 26 janvier 2018. (VOA/Kayi Lawson)

Du 26 au 31 janvier, l'université de Lomé accueille une exposition dédiée à l'un des héros de la lutte pour les droits civiques des Noirs en Amérique : Martin Luther King, qui 50 ans après sa mort, continue de fasciner le monde.

"Martin Luther King va prendre le mouvement, le boycott et puis la réclamation des droits civiques pour les Noirs. On le voit ici avec ses compagnons de lutte et le président Kennedy. Ici, c'est lors de la signature de l'acte des droits civiques, le 2 juillet 1964", explique le guide de l'exposition, Edoh Komi.

L'exposition retrace le parcours de ce défenseur des droits des Afro-Américains, et parcourt certaines villes du Togo pour expliquer aux élèves et étudiants, qui est l'homme, sa lutte et l'héritage qu'il a légué à l'humanité.

Reportage de Kayi Lawson, correspondant à Lomé pour VOA Afrique
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Le 4 avril prochain, sera commémoré le 50ème anniversaire de l'assassinat de Martin Luther King, tué en 1968 à Memphis. C'est en prélude à cette commémoration que le Mouvement Martin Luther King organise cette exposition itinérante au Togo.

Le pasteur Edoh Komi, président de ce mouvement, explique que "50 ans après, on voit encore Martin Luther King plus vivant que lorsqu'il était en vie".

Il poursuit : "son combat non-violent pour la liberté, pour la justice et pour l'égalité résonne encore aujourd'hui. Chacun peut tirer une leçon dans ce modèle".

Selon lui, à travers cette exposition, "nous voulons appeler les générations présentes et futures à s'inspirer de cette personnalité et réclamer les choses dans la non-violence."

Mike Prior, directeur des Affaires publiques de l'ambassade américaine devant une affiche de l'exposition sur Martin Luther King à Lomé, à Lomé, au Togo, le 26 janvier 2018. (VOA/Kayi Lawson)
Mike Prior, directeur des Affaires publiques de l'ambassade américaine devant une affiche de l'exposition sur Martin Luther King à Lomé, à Lomé, au Togo, le 26 janvier 2018. (VOA/Kayi Lawson)

Martin Luther King a fait véhiculer une idée forte qui continue par influencer le monde renchérit Komla Avono, directeur de la bibliothèque universitaire de Lomé.

"L'une des idées fortes qui dirige ce monde actuellement est l'idée de Martin Luther King. Toutes les idées ne survivent pas mais son idée a survécue et est aujourd'hui le seul emploi pour une communauté apaisée", souligne-t-il.

"L'idée de King d'abord, c'est une idée très difficile à accepter. Dans une situation où les gens emploient de la violence contre vous, de la haine contre vous, c'est très difficile de penser que l'amour peut le remporter. Mais il se trouve que la violence n'a jamais réglé de problèmes", rappelle-t-il.

C'est l'American corner de l'Université de Lomé, qui était la première étape de cette exposition. VOA Afrique a rencontré des étudiants à qui le nom de Martin Luther King ne résonne pas dans le vide.

"Martin Luther King, c'est le père de la non-violence. Ca nous appelle à ne pas être violents", explique un étudiant.

"Même si nos dirigeants font de choses mauvaises, nous devons avoir une attitude polie pour réclamer nos droits", en faisant un rappel à l'actualité.

Cette exposition peut contribuer à réduire les violences en milieu scolaire estime Komlan Amésiaménu, directeur de cabinet au ministère des enseignements primaire et secondaire et de la formation professionnelle.

"Nous pensons que les élèves qui pourront suivre ces présentations peuvent s'inspirer de son principe et ça leur permettrait de voir que même quand on se sent léser en milieu scolaire, il doit avoir des voies administratives qu'on doit emprunter et éviter les mouvements de violence comme nous l'avions constaté ces derniers temps", dit-il.

Daniel Kossi Agbéblèwou, étudiant, la vingtaine, garde en mémoire une phrase tirée du discours "I have a dream" prononcé par Martin Luther King le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial, à Washington, D.C.

Kayi Lawson, correspondante à Lomé

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Le sortant Azali grandissime favori de la présidentielle aux Comores

Le président des Comores, Azali Assoumani, arrive à un bureau de vote lors du référendum constitutionnel, à Mitsoudje, près de Moroni, Comores, le 30 juillet 2018

Le président du petit archipel des Comores Azali Assoumani sollicite dimanche son maintien à la tête du pays dans un scrutin lourd de tensions avec l'opposition, qui l'accuse de dérive autoritaire et redoute un "hold-up électoral".

Au pouvoir depuis 2016, M. Azali, 60 ans, fait figure de grandissime favori au terme d'une campagne qu'il a écrasée de tous les moyens de l'Etat.

Sûr de sa force, le chef de l'Etat sortant a rassemblé vendredi plusieurs milliers de personnes dans la capitale Moroni autour du slogan "un seul jour, un seul tour, un seul homme". "Nous gagnerons cette élection dès le 24 mars", a-t-il assuré à ses partisans.

"Il a une vision pour le pays, lui seul est capable d'offrir un avenir meilleur à tous", s'est enthousiasmée une de ses fidèles, Fatoumia Alibazi, chapeau bleu à larges bords aux couleurs de son champion sur la tête.

La machine Azali s'est mise en marche avec la réforme constitutionnelle approuvée par référendum l'an dernier.

Très controversée, elle a étendu d'un à deux mandats de cinq ans la durée de la présidence attribuée successivement à chacune des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Ce système a donné un coup de canif au fragile équilibre institutionnel instauré en 2001 pour mettre fin aux crises séparatistes et aux coups d'Etat à répétition qui agitaient l'archipel depuis son indépendance en 1975.

- 'Mascarade' -

L'opposition a hurlé au loup mais rien n'y a fait. Au contraire. M. Azali a riposté à la contestation en embastillant nombre de ses détracteurs, à commencer par son ennemi de toujours, l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, accusé de corruption.

Sur sa lancée, l'ex-putschiste, élu en 2016, a remis son quinquennat en jeu dès cette année. En cas de succès, il pourrait garder les rênes du pays jusqu'en 2029.

L'opposition espère bien l'en empêcher. Mais, prise de cours par l'accélération du calendrier politique, elle s'est lancée dans la bataille en ordre dispersé. Et la Cour suprême l'a encore fragilisée en écartant quelques-uns de ses champions de la route du président.

Patron de l'Union de l'opposition, l'ancien vice-président Mohamed Ali Soilihi a été interdit de scrutin. Assigné à résidence, il ne décolère pas.

"Cette élection est une grosse mascarade", se lamente-t-il. "Le scénario est écrit d'avance: le 24 mars au soir, il y aura une déclaration de victoire (d'Azali Assoumani) au premier tour, c'est un passage en force."

C'est l'antienne reprise par tous les adversaires du président. "Tout le monde est contre lui, si le scrutin est transparent, il ne peut pas gagner", assure lui aussi le candidat du parti Juwa, l'avocat Mahamoudou Ahamada, 48 ans. "Azali n'a d'autre choix que de voler les élections".

Plus que la crainte de fraudes, les partisans de l'opposition reprochent au pouvoir sortant la pauvreté persistante de la population et le train de vie des dirigeants du pays.

- 'Plus que Macron' -

"Tu ne peux pas m'expliquer que je vais avoir une vie sans électricité, sans eau. C'est pas possible", se lamente Mahmoud Mze, chômeur de 48 ans. "Et lui (M. Azali), il gagne 34.000 euros par mois, plus que (le président français Emmanuel) Macron. Ca ne va pas !"

Privée par la réforme de présidence tournante en 2021, l'île d'Anjouan, la plus pauvre de l'archipel, bouillonne.

En octobre, des civils armés hostiles au président ont fait le coup de feu avec l'armée pendant six jours à Mutsamudu, la capitale de l'île, avant de s'évaporer mystérieusement dans la nature.

En campagne à Anjouan, le colonel Soilihi Mohamed, dit "Campagnard" pour ses origines rurales, a mis en garde contre les risques d'un passage en force du président.

"Le peuple va s'exprimer par une révolution dans les urnes", prédit l'ancien officier, aussi raide que le sortant est bonhomme. Mais "si jamais le président tente de faire autrement, on risque une révolution populaire".

La menace fait sourire le ministre de l'Intérieur Mohamed Daoudou, qui promet "la transparence totale".

"Il y a trop de mensonges de l'opposition, notre pays n'est pas une dictature", déclare le secrétaire général de la Mouvance présidentielle, Ali Mliva Youssouf.

Plus de 800 observateurs de la société civile comorienne, financés par l'Union européenne (UE), sont annoncés dans les 731 bureaux de vote du pays pour garantir la régularité du scrutin. Les premiers résultats sont attendus lundi.

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