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L'Union européenne va débattre d'un nouveau report du Brexit

Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, à Luxembourg, le 15 octobre 2019.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé aux Etats membres de l'UE d'accepter un troisième report du Brexit après un vote à double tranchant des députés britanniques.

Mardi, la Chambre des communes a approuvé sur le principe, par 329 voix contre 299, le nouvel accord de divorce conclu par leur Premier ministre Boris Johnson et les dirigeants de l'UE, tout en exigeant plus de temps pour l'examiner.

Elle a en effet refusé par 322 voix contre 308 de se prononcer sur ce texte d'ici à jeudi soir, un délai jugé trop court pour débattre d'un pavé de 110 pages.

Boris Johnson a alors annoncé qu'il suspendait l'examen de l'accord par le Parlement jusqu'à ce que l'Union européenne prenne une décision sur un report de la date du divorce, fixée en principe au 31 octobre.

"Le Brexit est au purgatoire", titrait mercredi le Daily Telegraph. "Oui, mais non, mais..." ironisait pour sa part le tabloïd The Sun face à ce nouveau vote ambivalent des députés britanniques.

"Notre position reste que nous ne devrions pas faire de report, que nous devrions quitter l'UE le 31 octobre", a ajouté Boris Johnson, qui n'a jamais varié dans sa promesse de mettre en oeuvre le Brexit à la fin du mois, comme prévu.

A la suite du vote britannique, M. Tusk a recommandé dirigeants de l'UE d'accepter de retarder une nouvelle fois le Brexit, lequel a déjà été différé à deux reprises, du 29 mars au 12 avril puis au 31 octobre.

"Je recommande aux dirigeants des 27 membres de l'Union européenne d'accepter la demande britannique pour un nouveau report de la date de sortie (du Royaume-Uni) et je propose que cela soit décidé par procédure écrite", sans besoin de convoquer un sommet, a tweeté M. Tusk.

- "Problème de calendrier" -

Une réunion des ambassadeurs des pays membres auprès de l'UE a été planifiée mercredi pour discuter de cette recommandation, a indiqué l'un des représentants à l'AFP.

Mais il n'est pas question de décider dès mercredi, a averti ce représentant. Il s'agira, a-t-il expliqué, de vérifier si l'ensemble des pays membres partagent la même analyse de la situation et de voir si un nouveau report est nécessaire.

"La bonne nouvelle est que Boris Johnson a trouvé une majorité et elle n'est pas courte. Il a réussi son pari. Mais le Parlement a bloqué le calendrier. Nous ne sommes pas dans une situation de crise, mais face à un problème de calendrier devenu trop serré", a expliqué à l'AFP un responsable européen.

M. Johnson avait demandé samedi une prolongation de trois mois, jusqu'au 31 janvier 2020. Donald Tusk a préconisé de répondre favorablement à cette requête, mais l'UE peut proposer une durée différente.

La durée de la prolongation doit être décidée par les Européens en concertation avec Londres, a soutenu le responsable européen. "L'UE est disposée à accepter une prolongation, mais elle décidera ce qui est nécessaire, et sa durée exacte devra faire l'objet d'échanges politiques", a-t-il commenté. "Un report de trois mois n'est pas acceptable. Il doit être limité", a-t-il estimé.

La France s'est elle aussi déclarée prête à accepter un court report "technique" de "quelques jours" du Brexit pour que la procédure parlementaire puisse s'achever à Londres, mais a exclu toute rediscussion de l'accord.

"En fin de semaine, nous verrons si une extension purement technique de quelques jours se justifie, pour que le Parlement britannique puisse achever sa procédure parlementaire", a déclaré la secrétaire d'Etat française aux Affaires euopéennes Amélie de Montchalin. "En dehors d'une telle perspective, une extension destinée à gagner du temps ou à rediscuter de l'accord est exclue", a-t-elle ajouté.

L'accord règle les conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l'UE après 46 ans de vie commune et permet une sortie négociée assortie d'une période de transition courant au moins jusqu'à fin 2020. Une fois approuvé par le Parlement britannique, il devra aussi être adopté par le Parlement européen.

Avec AFP

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Espagne: Sanchez vainqueur affaibli, bond de l'extrême droite

Le Premier Ministre socialiste Pedro Sánchez,devant ses partisans à l'issue du scrutin de dimanche.

Le Premier ministre sortant Pedro Sanchez a remporté dimanche les quatrièmes législatives en quatre ans en Espagne mais, affaibli, n'a pas amélioré ses chances de gouverner alors que le parti d'extrême droite Vox est devenu la troisième force politique du pays, à la faveur de la crise catalane.

Après le dépouillement de près de 100% des bulletins de vote, le Parti socialiste (PSOE) de M. Sanchez, qui espérait obtenir une majorité claire pour mettre fin au blocage politique qui mine le pays depuis 2015, ne compte plus que 120 députés contre 123 après le précédent scrutin, en avril.

Sous les cris d'encouragement de ses partisans, il s'est engagé à "débloquer la situation politique et à former un gouvernement progressiste".

S'il parvient à être reconduit au pouvoir par la chambre des députés, ce qu'il n'avait pas réussi à faire après le scrutin d'avril, M. Sanchez devra se contenter d'un fragile gouvernement minoritaire obligé de négocier des appuis au cas par cas au Parlement.

- L'extrême droite double son score -

Vox, formation ultranationaliste et anti-immigration entrée au parlement en avril avec 24 élus, a poursuivi son ascension fulgurante et remporté 52 sièges.

Elle devient ainsi la troisième force politique d'un pays où l'extrême droite était, avant son irruption, marginale depuis la fin de la dictature de Franco (1939-1975).

Son chef Santiago Abascal a prétendu à tort avoir réussi l'ascension "la plus fulgurante de la démocratie espagnole", devant des centaines de militants brandissant des drapeaux espagnols.

Mais Podemos, la gauche radicale qui avait grimpé encore plus vite que Vox, a regretté que ce parti soit "devenu une des extrêmes droites les plus fortes d'Europe". Le résultat a d'ailleurs été salué par les leaders d'extrême droite français Marine Le Pen et italien Matteo Salvini.

Les conservateurs du Parti populaire (PP, 88 sièges) ont eux redressé la barre après le pire résultat de leur histoire en avril (66 sièges) tandis que la gauche radicale de Podemos a perdu sept députés (35 contre 42 en avril) et que les libéraux de Ciudadanos se décomposent et tombent de 57 à 10 députés.

Mais le parlement est une fois de plus bloqué, comme il l'est depuis la fin du bipartisme PP-PSOE en 2015 avec l'arrivée de Podemos et de Ciudadanos.

Ni un bloc de gauche (PSOE, Podemos et sa liste dissidente Mas Pais) ni une alliance des droites (PP, VOX et Ciudadanos) n'atteignent la majorité absolue de 176 sièges sur 350.

Vox a surfé sur la crise en Catalogne qui a dominé la campagne après les nuits de violences ayant suivi la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison pour la tentative de sécession de 2017.

M. Abascal a martelé son discours virulent prônant l'interdiction des partis séparatistes, la suspension de l'autonomie de la région et l'arrestation de son président indépendantiste Quim Torra. Il s'en est aussi vivement pris aux migrants venus d'Afrique qu'il accuse d'une prétendue hausse de la délinquance.

- Les séparatistes catalans progressent -

Cependant au total les partis de droite qui prônaient tous une politique dure contre les séparatistes catalans n'ont progressé que de trois sièges, en raison de la déroute de Ciudadanos.

En face, les partis indépendantistes catalans ont consolidé leur représentation: à trois, ils totalisent 23 sièges (contre 22 en avril) sur les 48 qui étaient en jeu en Catalogne.

Durant la campagne, Pedro Sanchez a tenté de mobiliser son électorat contre la montée de Vox, qu'il présentait comme un retour du franquisme, en dénonçant la droite qui n'a pas hésité à s'allier avec ce parti pour prendre le contrôle de l'Andalousie, la région plus peuplée d'Espagne, de la région de Madrid, la plus riche, et de la mairie de la capitale.

- Casse-tête pour former un gouvernement -

Le résultat de dimanche augure d'une poursuite de l'instabilité politique.

Antonio Barroso, analyste du cabinet Teneo, entrevoit deux voies, toutes deux difficiles, pour former un gouvernement.

La première: "un accord entre partis de gauche --PSOE, Podemos et Mas Pais-- mais qui requiert l'abstention de partis plus petits lors du vote de confiance".

La deuxième: une abstention du PP pour laisser Pedro Sanchez gouverner en minorité. Mais "la concurrence entre le PP et Vox incite le PP à ne pas permettre la formation d'un gouvernement de gauche", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Il sera difficile de débloquer la situation mais personne en ce moment n'a la tête à convoquer de nouvelles élections. C'est l'élément le plus important qui nous évitera un retour aux urnes", a cependant ajouté Oriol Bartomeus, professeur à l'Université autonome de Barcelone.

Avec AFP

30 ans après la chute du mur de Berlin

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Migrations: l'UE aura un corps permanent de 10.000 gardes-frontières d'ici 2027

Frontex police in Albania

L'Union européenne a officiellement adopté le renforcement de Frontex, l'agence chargée du contrôle de ses frontières extérieures, qui disposera d'un contingent permanent de 10.000 gardes-frontières et gardes-côtes d'ici 2027 pour assister les pays confrontés à une forte pression migratoire.

Ce renforcement des effectifs, qui s'accompagne d'un mandat élargi, avait été approuvé par le Parlement européen en avril. Vendredi, ce sont les Etats membres qui ont donné leur feu vert.

Frontex avait annoncé fin octobre le lancement d'une campagne de recrutement pour ce premier service en uniforme de l'UE.

"Les nouvelles règles permettront à Frontex de jouer un rôle plus important dans le soutien aux États membres pour le contrôle aux frontières, les retours (des migrants irréguliers) et la coopération avec les pays tiers", a estimé Maria Ohisalo, ministre finlandaise de l'Intérieur dont le pays assure la présidence de l'UE, citée dans un communiqué.

La décision pourrait entrer en vigueur avant la fin de l'année.

Cette agence, créée en 2004 et dont le siège se trouve à Varsovie, avait déjà vu ses ressources renforcées en 2016 après l'afflux migratoire de 2015.

Elle compte actuellement 700 employés permanents au siège et déploie aux frontières extérieures entre 1.200 et 1.500 agents mis à disposition par les Etats membres et les pays associés à l'espace Schengen. Elle dispose en outre d'une réserve de 1.500 agents fournis par les pays et mobilisables en cas d'urgence.

Frontex est déployé en Italie, en Grèce, en Espagne et dans les Balkans occidentaux. En mai, l'agence a lancé en Albanie sa première opération hors du territoire d'un de ses Etats membres.

Le contingent permanent, qui sera mis en place progressivement à partir de 2021, sera composé de membres du personnel opérationnel de Frontex (3.000 à l'horizon 2027), ainsi que de personnes détachées par les Etats membres pour une longue ou une courte durée. La réserve de réaction rapide sera maintenue jusqu'à fin 2024.

Les plus gros contingents seront fournis par l'Allemagne (plus d'un millier d'agents à l'horizon 2027), la France (près de 800), l'Italie (près de 600), parmi les trente pays participants.

"Les États membres resteront responsables au premier chef de la gestion de leurs frontières, Frontex et son personnel fournissant une assistance technique et opérationnelle sous réserve de l'accord" de ces pays, précise le communiqué du Conseil de l'UE.

Patrice Talon annonce le retrait des réserves de change du franc CFA

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