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L’Unicef déplore une année scolaire perdue à cause des violences dans le Kasaï


Des Casques bleus patrouillent près d'une école à Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017.
Des Casques bleus patrouillent près d'une école à Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017.

Les enfants ont perdu une année scolaire dans cette région centrale de la RDC, car des centaines d'écoles ont été visées et pillées, les enseignants ont été tués ou ont pris la fuite, constate la directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Marie-Pierre Poirier.

"Rien ne peut justifier ces actions," déplore Mme Poirier dans une déclaration reçue par VOA Afrique.

La directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et centrale reprend le rapport des actes d'abus terribles des enfants et des femmes du Kasaï.

"De nombreux enfants ont été recrutés par des forces armées, drogués et pris dans la spirale de la violence," affirme-t-elle. "Le monde ne doit pas fermer les yeux sur la situation désastreuse dans laquelle se trouvent des enfants et des familles dans la région du Grand Kasaï," soutient-elle.

Au cours des 12 derniers mois, plus de 1,4 million de personnes – dont 850 000 enfants – ont été forcés de fuir leur maison et ont vu leur vie bouleversée par des actes d’une violence extrême généralisée.

La situation des enfants est alarmante et les familles déplacées par le conflit ne peuvent pas accéder aux services les plus élémentaires. Plus de 200 centres de santé ont été détruits et une infrastructure sur quatre ne fonctionne plus normalement. Quelque 400 000 enfants risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère.

"Les enfants ont perdu une année scolaire, car des centaines d'écoles ont été visées et pillées, les enseignants ont été tués ou ont pris la fuite, cherchant la sécurité. Cette crainte de la violence empêche les enseignants d’aller au travail, et inquiète les parents, réticents à envoyer leurs enfants à l'école," dénonce-t-elle.

Des violences opposent dans le Kasaï depuis un an les forces de sécurité et une milice ethnique hostile au pouvoir de Kinshasa. Depuis quelques mois, des affrontements semblent devenus interethniques, selon l’ONU.

La directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et centrale rappelle à toutes les parties au conflit doivent protéger les enfants, cesser les graves violations de leurs droits, et préserver les écoles et les services de santé. Les acteurs humanitaires doivent avoir un accès garanti aux populations touchées par la violence, pour nous permettre d’atteindre tous ceux qui ont besoin d'assistance.

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