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L'ouragan Harvey fait au moins cinq mort au Texas

Après le passage de l'ouragan Harvey à Rockport, Texas, le 26 août 2017.

Harvey a fait au moins cinq morts et plusieurs blessés au Texas, où l'ouragan le plus puissant à frapper les Etats-Unis depuis 2005, devenu une tempête tropicale, pourrait continuer à provoquer des inondations "extrêmement graves".

Une personne est décédée après avoir "été prise au piège dans l'incendie de sa maison pendant la tempête" dans la région de Rockport, a déclaré à la presse un haut responsable du comté d'Aransas, sur la côte texane, en faisant état par ailleurs d'au moins douze blessés légers.

Et à Houston, selon la presse locale citant la police, une femme s'est noyée en sortant de sa voiture dans une zone où le niveau des eaux était élevé.

Selon le New York Times, cinq personnes seraient décédées au total.

Routes submergées par les flots, toitures de maisons envolées, panneaux de signalisation et lignes électrique à terre, branches d'arbres jonchant le sol... Les stigmates de l'arrivée de Harvey étaient nombreux. A Port Aransas, déserté par ses habitants, des bateaux se sont échoués au milieu des rues ou contre des bâtiments.

"La plupart des endroits de la ville subissent des inondations. Ne pensez pas qu'il est sûr de conduire n'importe où dans la ville", a tweeté le chef de la police de Houston, Art Acevedo. Les autorités de Houston ont appelé les 2,3 millions d'habitants à rester chez eux, les rues s'étant transformées en rivières au débit rapide.

"Il nous faudra des années pour nous remettre de ce désastre", a estimé le responsable de l'Agence fédérale des situations d'urgence Brock Long.

Après avoir accosté dans cet Etat du Sud vendredi soir en catégorie 4 --sur une échelle de 5--, l'ouragan a été rétrogradé pour n'être plus qu'une tempête tropicale avec des vents soufflant à 110 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) samedi soir. Mais sa progression très lente, seulement 4 km/h, la rend très dangereuse car le déluge va continuer sur les mêmes régions quatre ou cinq plusieurs jours.

L'ouragan Harvey fait des dégats au Texas (vidéo)
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"Des inondations extrêmement graves sont en cours", a prévenu le NHC. Selon le centre des ouragans, les pluies, pouvant atteindre jusqu'à 100 cm par endroits d'ici jeudi, provoqueront des "inondations catastrophiques et potentiellement mortelles".

Le président Donald Trump, qui a signé dès vendredi une déclaration de catastrophe naturelle, a appelé samedi les équipes à "rester pleinement mobilisées", selon la Maison Blanche.

"Nous ne laissons rien au hasard. La ville, l'Etat et le gouvernement fédéral travaillent parfaitement ensemble !", a tweeté le président Trump, après un réunion avec ses conseillers.

'J'étais terrifié'

"On est près de la baie, on a l'habitude des vents violents, mais rien à voir avec la nuit dernière, j'étais terrifié", a raconté à l'AFP Brandon Gonzalez, propriétaire d'un magasin à Corpus Christi, ville côtière de 300.000 habitants transformée en cité fantôme après avoir été en grande partie évacuée. Son habitation a été "secouée dans tous les sens" durant la nuit.

"C'est la tempête la plus effrayante de toute ma vie", a commenté Cherylyn Boyd, qui a aussi bravé les éléments en refusant de fuir à l'intérieur des terres comme l'ont fait des milliers d'autres habitants sous l'insistance des autorités.

Alors que les opérations de secours ont commencé, le gouverneur du Texas Greg Abbott a fait état de "dégâts très importants", précisant que 230.000 foyers étaient toujours privés de courant, "et cela va durer plusieurs jours".

Au moins 50 cm de précipitations sont tombées dans certaines zones -voire le double en certains endroits, a dit M. Abbott qui a visité un refuge à Austin, la capitale du Texas, accueillant des personnes évacuées, et évoqué "une pure tragédie". "Certains ont vu leur maisons fauchées (par la tempête). Certains n'auront pas d'endroit où revenir", a-t-il déclaré devant la presse.

"Des entreprises et des maisons ont été complètement détruites et, à coup sûr, un grand nombre de vies vont être perturbées de manière importante", a déclaré C.J. Wax, maire de Rockport, sur la chaîne de télévision MSNBC. L'aéroport et le lycée de cette ville de 10.000 habitants ont également souffert.

"Nous avons déjà subi un coup sévère avec la tempête mais nous en anticipons un autre avec les inondations qui vont arriver de l'intérieur des terres" où Harvey s'est ancré, a ajouté M. Wax sur CNN.

"Les mêmes endroits vont recevoir la pluie pendant les prochains jours", a en effet relevé auprès de l'AFP Brian McNoldy, chercheur sur les ouragans à l'université de Miami. "C'est assez inhabituel" qu'un ouragan fasse du sur-place.

Pour le National Weather Center, le danger est "encore bien réel" car "historiquement, l'eau est davantage une menace pour la vie que le vent".

Barbara Koster se tient devant sa maison après le passage de l'ouragan Harvey à Rockport, Texas, le 26 août 2017.
Barbara Koster se tient devant sa maison après le passage de l'ouragan Harvey à Rockport, Texas, le 26 août 2017.

112 plateformes pétrolières évacuées

Une consigne d'évacuation volontaire a été diffusée samedi dans plusieurs localités à risque d'inondation.

L'évacuation d'environ 4.500 prisonniers du centre de détention de la ville de Rosharon, au sud de Houston, a aussi été décidée face à la montée des eaux d'une rivière proche.

Harvey a provoqué une montée des eaux de la mer pouvant atteindre jusqu'à quatre mètres. Les garde-côtes ont secouru par hélicoptère vingt personnes et un chien.

La côte texane accueille près d'un tiers des capacités de raffinerie de pétrole des Etats-Unis et le Golfe du Mexique 20% de la production américaine.

Au moins 112 plateformes ont été évacuées, représentant environ un quart de la production quotidienne de brut et de gaz, et de nombreuses installations à terre fermées.

Du côté des ports du Texas, les garde-côtes sont eux aussi en alerte maximale.

Harvey a ravivé aux Etats-Unis le traumatisme de Katrina, qui a provoqué en 2005 une catastrophe humanitaire avec plus de 1.800 morts et la destruction de quartiers entiers de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane voisine.

A l'époque, le manque de préparation et les défaillances criantes de l'état fédéral avaient eu des conséquences dramatiques. Le président George W. Bush avait été accusé par beaucoup d'indifférence envers les habitants d'une région très défavorisée et majoritairement noire.

Avec AFP

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Trump rejette la menace d'une destitution, les démocrates débattent

Le président américain, Donald Trump, à la maison blanche, le lundi 22 avril 2019. REUTERS/Al Drago

Sûr de lui, le président américain Donald Trump affirme que le Congrès n'est "pas en mesure" de le destituer, un débat qui divise les démocrates après la publication du rapport d'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016.

Est-il inquiet face à la menace d'une procédure de destitution? "Pas du tout", a répondu lundi le républicain aux journalistes à la Maison Blanche.

"Seuls de graves délits ou infractions peuvent aboutir à une destitution", avait-il affirmé plus tôt sur Twitter. "Je n'ai commis aucun délit (pas de collusion, pas d'obstruction), donc vous n'êtes pas en mesure de me destituer".

Pourtant, l'idée fait son chemin chez les démocrates avec trois candidats à la Maison Blanche désormais favorables à une destitution, même si les chefs du parti et le premier dans les sondages, Bernie Sanders, repoussent encore cette éventualité potentiellement explosive.

Après 22 mois d'enquête, le procureur spécial Robert Mueller a conclu dans son rapport, publié jeudi, qu'il n'y avait pas eu d'entente entre l'équipe de campagne du républicain et Moscou.

Mais si M. Trump s'estime depuis totalement exonéré, ces conclusions ne l'ont pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, M. Mueller ayant montré que le président avait essayé de torpiller son enquête.

Les démocrates affirment qu'avec son rapport long de plus de 440 pages, le discret procureur spécial Robert Mueller leur a en fait laissé une feuille de route afin qu'ils poursuivent l'enquête au Congrès.

Mais si tous sont d'accord sur ce point, les opinions divergent autour de la possibilité de lancer contre Donald Trump une procédure de destitution, appelée "impeachment" aux Etats-Unis.

- Démocrates divisés -

Promettant d'agir face aux actes "sans scrupules" du milliardaire, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a tempéré lundi les espoirs de ceux qui souhaiteraient lancer une telle procédure.

Il est "important de savoir que les faits pouvant servir à obliger le président à rendre des comptes peuvent être obtenus hors des auditions organisées dans le cadre d'une destitution", a-t-elle pris soin de souligner dans une lettre aux élus démocrates de la Chambre.

Sa voix a un énorme poids: c'est à la Chambre, où les démocrates détiennent la majorité, que reviendrait de lancer le mécanisme en vue d'une destitution.

Mais c'est ensuite au Sénat, contrôlé par des républicains qui restent en grande majorité farouchement fidèles au président Trump, que se déroulerait le procès.

En l'état, il y a donc très peu de chances pour qu'une procédure de destitution aboutisse.

Mieux vaut donc que les électeurs se prononcent contre Donald Trump dans les urnes en novembre 2020, après une campagne portant avant tout sur les grands sujets qui les préoccupent, comme la santé, affirment les chefs démocrates.

Se disant "réaliste" sur cette situation, la sénatrice et candidate démocrate à la Maison Blanche Kamala Harris a pourtant annoncé lundi soir qu'elle soutenait la voie de la destitution, sur CNN.

Elle rejoint la sénatrice progressiste Elizabeth Warren qui, la première parmi les candidats, s'y était déclarée favorable dès vendredi.

Le petit candidat et ex-ministre Julian Castro soutient également cette voie.

Mais le sénateur Bernie Sanders, qui arrive en tête des sondages parmi les 19 candidats démocrates déclarés, a lui repoussé cette option lundi soir. "Au final, ce qui m'importe le plus c'est que Donald Trump ne soit pas réélu président", a-t-il expliqué sur CNN.

"Et si pendant toute l'année prochaine la seule chose dont le Congrès parle c'est +Trump Trump Trump et Mueller Mueller Mueller+ et nous ne parlons pas (...) des sujets qui concernent les citoyens ordinaires, j'ai peur que cela ne joue à l'avantage de Trump", a-t-il ajouté.

D'autres candidats démocrates ont esquivé le débat, ou affirmé, comme lui, préférer que la Chambre mène son enquête hors du cadre d'une procédure de destitution.

L'opposition n'a en tout cas pas attendu les conclusions du rapport Mueller pour multiplier les enquêtes parlementaires contre le président républicain.

Le président démocrate de la puissante commission judiciaire de la Chambre, Jerry Nadler, a ainsi annoncé lundi vouloir entendre publiquement Don McGahn, ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, "un témoin clé des nombreux cas présumés d'entrave à la justice".

Avec AFP

La chef des démocrates repousse l'idée d'une destitution de Trump

La démocrate Nancy Pelosi donne un discours pour la journée sans femmes à Washington D.C., le 8 mars 2017.

La chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a tempéré lundi les espoirs des élus favorables à une procédure de destitution à l'encontre de Donald Trump après les conclusions de l'enquête russe, mettant en garde contre toute action qui pourrait apparaître trop partisane.

Après 22 mois d'enquête, le procureur spécial Robert Mueller a conclu, dans son rapport publié jeudi, qu'il n'y avait pas eu d'entente lors de la présidentielle américaine de 2016 entre l'équipe du républicain et Moscou.

Mais, si M. Trump se proclame depuis totalement exonéré, ces conclusions ne l'ont pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice.

M. Mueller a ainsi montré que Donald Trump avait essayé de torpiller son enquête, en voulant notamment le limoger.

Depuis, le débat agite les démocrates : ces conclusions justifient-elles d'ouvrir une procédure de destitution, appelée en anglais "impeachment", contre le président républicain ? Oui, affirment plusieurs parlementaires de l'aile gauche du parti, dont la sénatrice et candidate à l'élection présidentielle Elizabeth Warren.

Pour débattre de la marche à suivre, Nancy Pelosi devait organiser, à 17H00 (21H00 GMT), une conférence téléphonique avec les élus démocrates de la Chambre des représentants, où ils contrôlent la majorité.

C'est la Chambre qui serait chargée de voter une mise en accusation dans le cadre d'une procédure de destitution, puis il reviendrait au Sénat, à majorité républicaine, de faire le procès de Donald Trump.

Présidente de la Chambre, Mme Pelosi dénonce le comportement "sans scrupules" du président, dans une lettre adressée lundi aux parlementaires démocrates.

"Bien que nos opinions varient entre l'opportunité d'enquêter sur les conclusions du rapport Mueller ou de procéder directement à la destitution, nous sommes tous fermement d'accord sur le fait que nous devions avancer pour découvrir la vérité", précise-t-elle.

"Il est également important de savoir que les faits pouvant servir à obliger le président à rendre des comptes peuvent être obtenus hors des auditions organisées dans le cadre d'une destitution", prend-elle soin de souligner.

Elle conclut que "nous devons montrer aux Américains que nous avançons sans passion ou préjugés, en nous basant strictement sur la présentation des faits".

Les chefs démocrates craignent en effet de brouiller leur message électoral à l'horizon des élections présidentielles et parlementaires de 2020 avec une procédure explosive de destitution qui serait vouée à l'échec avec un Sénat républicain.

Donald Trump lui, en est convaincu : les démocrates n'ont aucune raison pour le destituer.

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