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L'opposition accuse le gouvernement de censure à Madagascar


Le Président malgache Hery Rajaonarimampianina à Addis Abeba le 29 janvier 2018.

L'opposition malgache a accusé samedi le gouvernement de censure après une coupure des programmes de trois télévisions privées proches de l'opposition à quelques heures de la diffusion d'un débat sur des lois électorales controversées.

"Les télés Viva, Kolo et TV plus ont été coupées volontairement au moment où un débat est prévu entre les journalistes des trois chaînes et les députés ce soir", a déploré le député Paul Bert Rahasimanana sur son compte Facebook.

Ces trois chaînes, diffusées par satellite sur l'ensemble du territoire de la Grande île par Canal Plus Madagascar, affichaient un écran noir en début d'après-midi, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Interrogé par l'AFP, le diffuseur a confirmé un "problème de transmission temporaire", sans autre précision.

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"Alerte à la censure", s'est indigné M. Rahasimanana, membre du Mapar, le parti de l'ancien président Andry Rajoelina. "Exigez le rétablissement des programmes", a-t-il lancé.

L'opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections générales prévues à la toute fin de l'année.

Ses députés dénoncent notamment l'adoption récente de lois électorales qui, selon elles, favorisent le camp du pouvoir. Lors d'un débat très tendu à l'Assemblée, ils ont accusé le gouvernement d'avoir acheté certains élus pour les faire voter.

C'est de ces lois que des élus devaient débattre samedi soir sur les télévisions privées, faute d'accès disent-ils aux médias publics.

Les chaînes de télévision ne sont accessibles sur tout le territoire de Madagascar que via satellite. Elles ne le sont par ondes hertziennes que dans la capitale, Antananarivo.

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Elu en 2013, le président sortant Rajaonarimampianina n'a pas encore annoncé s'il allait briguer un second mandat.

En revanche, deux anciens chefs de l'Etat ont déjà laissé entendre qu'ils se présenteraient: Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014. Tous les deux avaient été interdits de candidature en 2013.

M. Ravalomanana avait été renversé en 2009 après une mutinerie de l'armée qui a permis à M. Rajoelina, alors maire d'Antananarivo, de devenir président non élu d'une transition jusqu'en 2014.

Avec AFP

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