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Verdict le 13 avril dans le procès en appel de l'évadé français à Madagascar

Des avocats lors d’un procès à Antananarivo, le 8 octobre 2015.

La justice malgache rendra son verdict le 13 avril dans le procès en appel d'un Français, condamné à trois ans de prison et qui s'est depuis évadé spectaculairement d'une prison de la Grande Ile, ont annoncé les juges vendredi.

Houcine Arfa, ancien conseiller en sécurité du président malgache Hery Rajaonarimampianina, a été condamné en première instance à trois ans de prison, notamment pour usurpation de fonction et extorsion de fonds. Il a fait appel de cette condamnation.

Le procès en appel s'est déroulé vendredi à Antananaviro par contumace, Houcine Arfa étant désormais en France.

>> Lire aussi : La ministre de la Justice malgache nie avoir accepté un pot-de-vin d'un évadé français

Le 28 décembre, il avait profité d'une visite à l'hôpital à Antananarivo pour s'évader. Il avait ensuite quitté Madagascar en pirogue jusqu'à l'île française de Mayotte, avant de regagner la métropole, une affaire qui fait énormément de remous sur la Grande Ile.

Vendredi ni la partie civile, ni le ministère public n'a demandé une aggravation de la condamnation prononcée en première instance. En conséquence, la peine d'Houcine Arfa devrait être soit confirmée, soit réduite en appel.

Les juges ont mis l'affaire en délibéré au 13 avril.

Vendredi, l'avocat de la défense n'a pas pris la parole au tribunal, annonçant qu'il abandonnait l'affaire, en raison de la non-comparution, selon lui, de trois autres prévenus dans ce dossier.

Parmi les co-prévenus, figurent un avocat, un gendarme et un député qui n'ont jamais été cités devant la barre, a affirmé maître Santanavalona Rajaonarison à la presse.

"Pour éviter l'expérience malheureuse" où Houcine Arfa a été poursuivi seul en première instance, "on a essayé de rectifier le tir en appel (...) dans un souci de procès équitable et juste", a-t-il expliqué.

>> Lire aussi : Un Français s'évade d'une prison malgache et rentre en France

"Puisque cela n'a pas pu se produire, (..) l'avocat d'Houcine Arfa va abandonner le dossier", a-t-il ajouté.

A la barre vendredi, trois entrepreneurs d'une même famille malgache ont affirmé avoir été victimes d'une tentative de kidnapping organisé par Houcine Arfa et d'une tromperie de sa part, lors d'une commande de matériel électronique pour le compte de la présidence de la République.

>> Lire aussi : L'évasion d'un Français vire à la controverse à Madagascar

Depuis son évasion, le Français a affirmé à plusieurs reprises à la presse avoir été informé, pendant son séjour malgache, de crimes et délits impliquant l'entourage présidentiel qui a, selon lui, tenté de le faire taire en le faisant emprisonner.

Il a également accusé la ministre malgache de la Justice, Elise Alexandrine Rasolo, et la procureure d'Antananarivo, Odette Balsam Razafinoelisoa, d'avoir touché des pots-de-vin pour permettre son évasion.

Avec AFP

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Mali: démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

Soumeylou Boubeye Maïga à Bamako, au Mali, le 12 août 2018.

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a présenté jeudi sa démission au chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keïta, qui l'a acceptée, selon un communiqué de la présidence.

La démission de M. Maïga, en poste depuis près de 16 mois, intervient à quelques heures de l'examen par l'Assemblée nationale d'une motion de censure du gouvernement déposée mercredi par des députés de l'opposition mais aussi de la majorité.

Il a présenté sa démission ainsi que celle de ses ministres, selon le texte. M. Keïta "a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement, et l'a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir", a précisé la présidence.

"Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l'opposition", selon le communiqué.

La personnalité du Premier ministre cristallisait les critiques depuis plusieurs semaines, d'influents dirigeants religieux musulmans réclamant notamment son départ.

M. Keïta a reçu tout au long de la semaine dernière dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui lui a été présenté le 1er avril par un comité d'experts.

Ces rencontres faisaient suite à une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Bamako le 5 avril contre "la mauvaise gestion du pays", notamment les violences intercommunautaires dans le centre, selon les organisateurs, parmi lesquels d'influents chefs religieux musulmans.

Lors d'une allocution radiotélévisée mardi soir, le chef de l'Etat a assuré avoir "entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant" du pays, sans évoquer directement le Premier ministre ni son gouvernement.

Il a annoncé l'ouverture d'une "concertation nationale" du 23 au 28 avril avec "les forces politiques et sociales" sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum.

M. Keïta est longuement revenu sur la "tragédie d'Ogossagou", en référence à la tuerie le 23 mars de quelque 160 habitants de ce village peul près de la frontière avec le Burkina Faso par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons affirmant lutter contre les jihadistes.

Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement a prononcé le 24 mars la dissolution de l'association de chasseurs "Dan Nan Ambassagou", lui reprochant de s'être "écartée de ses objectifs initiaux" et a remplacé les principaux chefs d'état-major.

Ces limogeages au sommet de la hiérarchie militaire interviennent également après une attaque jihadiste le 17 mars contre un camp de l'armée à Dioura (centre), au cours de laquelle 26 soldats ont péri.

Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense"

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP

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