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Sénégal

L'opposant Sonko, gardé à vue, garde le silence

Ousmane Sonko lors d'un débat présidentiel, le 21 février 2019.

Le principal opposant au pouvoir sénégalais, le député Ousmane Sonko, a passé sa première nuit en garde à vue et gardé le silence face aux gendarmes après son arrestation, à l'origine de troubles dans la capitale mercredi, a indiqué un de ses avocats jeudi.

Le parlementaire, troisième de la présidentielle de 2019 et pressenti comme l'un des principaux candidats à la prochaine, a été arrêté mercredi sur le trajet du tribunal où il devait être entendu sur des accusations de viols.

Il a été placé en garde à vue officiellement pour les troubles à l'ordre public qu'il aurait causés en se rendant en cortège au tribunal et en refusant de suivre l'itinéraire fixé par les autorités.

Son arrestation a provoqué les heurts parmi les plus sérieux qu'ait connus Dakar depuis des années. Des troubles ont été rapportés dans d'autres villes du pays.

"Ousmane Sonko est toujours en garde à vue. Lui et les gardes (du corps) arrêtés (en même temps que lui) gardent le silence pour protester contre les violations de leurs droits dont ils sont victimes", a dit à l'AFP Me Cheikh Khouraissy Ba.

M. Sonko, 46 ans, chef du parti Pastef-Les Patriotes, est visé depuis début février par une plainte pour viols et menaces de mort déposée par une employée d'un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos.

L'affaire secoue le monde politique sénégalais, avec la présidentielle de 2024 à l'horizon.

M. Sonko, personnalité au profil antisystème et au discours impétueux, réfute les accusations. Ce musulman strict pratiquant crie au complot ourdi par le président Macky Sall pour l'écarter de la prochaine présidentielle. Le président a démenti.

Des groupes de jeunes et les forces de l'ordre ont échangé mercredi pendant une partie de la journée des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogènes dans la capitale. Les médias et les réseaux sociaux ont rapporté le pillage de magasins.

Le gouverneur de la région de Dakar, Al Hassan Sall, a demandé mercredi le concours des forces armées. Il a assuré jeudi à l'AFP que c'était pour une "mission ponctuelle", désormais terminée. Le calme est revenu dans la capitale, a-t-il dit.

Aucun bilan des blessés ou des interpellations n'a été communiqué.

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Deux députés sénégalais soupçonnés dans un trafic de passeports diplomatiques

Assemblee Nationale Senegal

L'Assemblée nationale du Sénégal examinera prochainement la levée de l’immunité de deux députés membres du parti présidentiel soupçonnés d'implication dans un trafic de passeports diplomatiques.

Le ministre de la Justice Malick Sall a transmis au président de l’Assemblée, lundi, la demande du juge en charge de l'affaire pour la levée de l'immunité parlementaire des députés El Hadji Mamadou Sall et Boubacar Biaye, indique un communiqué de l'Assemblée consulté mardi par l'AFP.

La demande sera examinée après l'ouverture de la session parlementaire, prévue le 14 octobre.

Les deux députés sont soupçonnés d'avoir monnayé leurs services pour permettre à des individus d'obtenir des passeports diplomatiques.

Selon des éléments de l’enquête publiés dans la presse, ils sont soupçonnés d'avoir joué les époux ou les pères grâce à des pièces d'état civil frauduleuses, permettant à leurs conjointes ou leurs enfants fictifs d'obtenir eux aussi un passeport.

Un commerçant présenté comme le cerveau présumé de ce réseau est en prison depuis le 13 septembre. Au moins cinq chefs d'inculpation pèsent sur lui : "association de malfaiteurs, escroquerie, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux sur des documents administratifs, faux en écritures publiques authentifiées".

Le 22 septembre, l’Assemblée nationale avait indiqué dans un communiqué que les deux députés, à l’occasion d'une rencontre avec le président de l’institution, avaient "accepté, sans hésiter, de répondre à toute convocation des services chargés de la phase de l’enquête préalable, sans attendre la levée de leur immunité parlementaire, lorsque cette mesure sera demandée" par le ministre de la Justice.

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