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L'opposant Martin Fayulu renonce à son mandat de député

L'opposant Martin Fayulu lors d'un meeting à Butembo, Nord-Kivu, RDC, 15 février 2019. (Facebook/Michel Koyakpa)

L'opposant et candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo, Martin Fayulu, a annoncé mercredi qu'il ne siègera pas comme député, se considérant comme "président élu".

"J'ai été élu président de la République, je ne peux pas me rabattre comme député. Jamais !", a déclaré Martin Fayulu, interrogé sur son avenir politique pour les cinq prochaines années.

"Je suis le président élu et je me considère en tant que tel. Je ne peux pas être et président élu et député", a-t-il insisté, pour expliquer qu'il renonçait à son mandat parlementaire, renouvelé lors des législatives le 30 décembre 2018.

"Martin Fayulu a écrit au bureau de l'Assemblée nationale qu'il ne siègera pas comme député de la ville de Kinshasa au sein de cette Assemblée", a confirmé l'un de ses principaux soutiens.

A l'issue de la présidentielle, un scrutin à un tour, c'est un autre opposant, Félix Tshisekedi, qui a été proclamé vainqueur avec 38% de voix devant M. Fayulu (34%) et Emmanuel Ramazani Shadary, candidat soutenu par le président sortant, Joseph Kabila, qui ne pouvait pas se représenter.

Martin Fayulu revendique la victoire avec 60% des voix et dénonce un accord entre MM. Kabila et Tshisekedi, au détriment de la "vérité des urnes".

L'annonce de la victoire de Félix Tshisekedi avait été remise en cause par l'influente Eglise catholique, qui affirmait avoir déployé 40.000 observateurs le jour du scrutin.

L'Union européenne, comme l'Union africaine, avaient dans un premier temps fait part de leurs "doutes". L'élection de M. Tshisekedi a cependant été acceptée pacifiquement par la population et les leaders africains ont adoubé le nouveau président congolais lors d'un sommet de l'Union africaine début février.

Il s'agit de la première transmission pacifique du pouvoir depuis l'indépendance de la RDC en 1960.

Félix Tshisekedi n'a cependant pas la majorité à l'Assemblée nationale qui reste largement contrôlée par les partisans de Joseph Kabila.

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Confusion à Kinshasa autour de la démission supposée du chef des juges

Président ya Vour constitutionnelle Benoït Lwamba Bintu na Kinshasa, 19 janvier 2019. (Photo by Caroline THIRION / AFP)

La présidence de la RDC dit avoir pris acte de la démission du juge qui dirige la Cour constitutionnelle, mais ce dernier nie avoir démissionné.

Une controverse couve au sujet du plus haut juge de la RDC : ses pairs juges et la présidence du pays prétendent qu'il a démissionné, ce qu'il nie.

Mardi Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur de cabinet intérimaire du président congolais Félix Tshisekedi, a adressé une correspondance au Conseil supérieur de la magistrature pour accuser réception d'un procès-verbal dans lequel le Conseil - l'organe qui régule la justice - valide la démission du président de la Cour constitutionnelle, le juge Bénoit Lwamba Bindu.

Le président Tshisekedi "saisit cette occasion pour féliciter et remercier une fois de plus, le président démissionnaire pour les services rendus à notre justice", écrit le directeur de cabinet.

Mais selon l’avocat du juge Bénoit Lwamba Bindu, la lettre de démission brandie par le Conseil est fausse, son client n'a pas démissionné.

"Il n’y pas démission parce que celle-ci a été démentie par le président de la Cour constitutionnelle. Il s’en suit que les actes qui ont été posés en vertu de cette prétendue démission sont caducs. Le président reste en place", a déclaré à VOA Afrique Me Théodore Ngoyi, avocat du juge Lwamba Bindu.

Il explique que son client est en Europe depuis quelques temps pour des soins médicaux.

"Quand il va revenir, il aura la liberté de dire si oui ou non il a démissionné. Pour le moment, nous avons sa lettre qui dit qu’il n’a pas démissionné", précise Me Ngoyi.

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Sans mâcher ses mots, l'avocat accuse des agents du service de renseignement de s'être introduits illégalement dans les bureaux du président de la Cour constitutionnelle qui est également président du Conseil supérieur de la magistrature.

"Ils ont cassé l’antichambre du bureau à la recherche des documents ou du sceau parce qu’on voudrait, semble-t-il, donner un numéro correct à la lettre de démission attribuée au président (de la Cour constitutionnelle)", explique Me Ngoyi.

Comme preuve, il précise que la fausse lettre de démission porte un numéro de référence qui en réalité correspond à un tout autre document.

"Cette lettre n’est pas passée par la cour", conclut Me Ngoyi.

En place depuis près de 20 ans, le juge Bénoit Lwamba Bindu est sous le coup de sanctions américaines: Washington lui reproche d'avoir contribué aux violations de droits de l'homme en RDC.

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