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L'opposant Kamto lance son parti dans la course aux législatives


Le chef de l'opposition camerounaise, Maurice Kamto le jour de sa libération de la prison de Yaoundé le 5 octobre 2019.

Le principal opposant camerounais, Maurice Kamto, a lancé son parti dans la course aux élections législatives et municipales prévues au Cameroun le 9 février, selon une note obtenue mercredi par l'AFP. 

Dans une circulaire signée mardi, M. Kamto annonce la création, au sein de son Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), d'"une commission en charge des investitures pour les élections municipales et législatives".

Dans la note, le rival malheureux à la présidentielle de 2018, de l'inamovible président Paul Biya, précise que cette commission, dont il assure la supervision des travaux, "a pour mission de vérifier la qualité des listes et des dossiers" des candidats de son parti. Elle a aussi pour rôle de faire des arbitrages en l'absence de consensus sur une liste de candidats.

Jusqu'à présent, le MRC n'avait jamais dit qu'il ne participerait pas au scrutin mais, avant l'annonce, il y a dix jours, de la date retenue du 9 février, le MRC posait comme préalables aux élections le retour définitif de la paix dans les régions anglophones de l'ouest du pays, en proie à une violente crise séparatiste, et l'adoption d'un "système électoral consensuel".

Les affrontements entre les forces de sécurité et des groupes armés indépendantistes dans les régions anglophones du Sud-Ouest et Nord-Ouest perdurent à ce jour, ainsi que les exactions des deux camps contre des civils, selon les ONG internationales.

La réélection en octobre 2018 de M. Biya, 86 ans dont 37 au pouvoir, avait déclenché une grave crise politique, l'opposition, notamment le camp de M. Kamto, arrivé en deuxième position, lui contestant la victoire.

Le MRC avait lancé des manifestations pacifiques au lendemain des résultats pour dénoncer un "hold-up électoral". C'est à l'issue d'une de ces marches que M. Kamto et des dizaines de ses partisans avaient été arrêtés en janvier.

Il a été remis en liberté sur ordre de M. Biya neuf mois plus tard, début octobre, notamment à la suite de pressions internationales, Etats-Unis et France en tête.

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