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Le Grand dialogue national sur la crise anglophone


Joseph Dion Nguté, Premier ministre, a visité la salle des séances plénières du Palais des congrès à Yaoundé, le 29 septembre 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Plus de 400 participants devront trouver des solutions définitives pour mettre fin à la crise qui secoue les deux régions anglophones depuis trois ans.

"Nous souhaitons si c’est nécessaire que les assurances et les garanties leur soient accordées" a dit Bello Bouba Maigairi, président de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, un parti de la majorité présidentielle.

Le Grand dialogue national destiné à résoudre la crise anglophone
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"Nous souhaitons que des garanties leur soient accordées pour qu’ils viennent librement participer, s’exprimer librement et répartir librement", a ajouté M. Bello Bouba, au sortir d’une audience avec le premier ministre Joseph Dion Nguté.

Le gouvernement a aussitôt fait de rassurer les groupes armés par l’intermédiaire du porte-parole du Grand dialogue national.

"Tous ceux qui vont participer à ce dialogue, personne ne va les arrêter, personne ne pourra les mettre en prison. Les invitations ont été envoyées à certains sécessionnistes de la diaspora... Vous savez que d’autres personnes qui prêchaient la sécession ont été libérées par le président, ils font aussi partie de ce dialogue, alors voilà donc la garantie", a expliqué Georges Ewane, porte-parole du Grand dialogue national.

Seuls cinq jeunes membres d’un groupe armé avaient été présentés officiellement à la presse en prélude au dialogue national. Sous anonymat, ces jeunes disent être venus prendre part au Grand dialogue pour le retour de la paix dans les zones anglophones. Quant aux principaux leaders séparatistes en exil, tous ont décliné l’invitation du Premier ministre.

"Les préalables en ce qui concerne les sécessionnistes n’ont pas été pris en compte", commente Aristide Modo, chercheur en sciences politiques à l'Université de Yaoundé 2. Pour lui, "dans de telles situations, il est important de mener déjà des tractations avec les différents acteurs avant de leur adresser les différentes invitations officielles, ce qui n’a pas été fait".

L’absence de ces acteurs de la crise anglophone ne décourage personne dans les rangs du RDPC, le parti au pouvoir. "Cet événement important a été tant sollicité par le peuple camerounais de l’intérieur comme de l’extérieur pour la paix dans le Nord-Ouest ou dans le Sud-Ouest. Le RDPC va participer au Grand dialogue national parce que nous avons fait des propositions pour soutenir l’initiative du chef de l’Etat", a confié à VOA Afrique, Helène Tchuenté- Kom Maffo, membre de la cellule de communication du RDPC.

Le Grand dialogue se poursuit
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Les artistes ne sont pas en reste dans l’effervescence du Grand dialogue national. L’artiste engagé "Longue Longue", actuellement en froid avec le gouvernement, a sorti un single sur cet événement politique, "le dialogue qu’on attendait est enfin arrivé, tout le monde est concerné, même Kamto", reprend t-il en chœur.

Depuis lundi 30 septembre, huit commissions travaillent d’arrache-pied. Leurs membres sont des universitaires, des parlementaires, des hommes politiques, les autorités religieuses, traditionnelles, des membres des forces de défense et de sécurité, ou encore, des victimes de la crise anglophone.

Leurs recommandations vont être examinées au cours d’une grande séance plénière vendredi 4 octobre, avant l'élaboration d’un communiqué final.

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