Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Asie

L'ONU prolonge de six mois sa mission d'observation au Yémen

Des policiers entrent dans l'enceinte de l'ambassade américaine, à Sanaa, Yémen, le 11 février 2015.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé à l'unanimité lundi de prolonger de six mois, jusqu'au 15 janvier, sa mission d'observation du cessez-le-feu à Hodeida, dans l'ouest du Yémen, en réclamant au secrétaire général "de déployer rapidement" l'ensemble de ses effectifs.

En vertu d'une résolution adoptée en fin d'année dernière, la mission peut comprendre jusqu'à 75 observateurs mais à peine une vingtaine d'entre eux seraient jusqu'à présent à pied d'oeuvre, selon l'ONU.

Le nouveau texte adopté lundi souligne que la mission de l'ONU doit notamment "surveiller le respect, par les parties, du cessez-le-feu dans la province de Hodeida et le redéploiement mutuel des forces à l'extérieur de la ville de Hodeida et des ports de Hodeida, de Salif et de Ras Issa".

Il précise que les observateurs doivent "collaborer avec les parties pour que la sécurité de la ville de Hodeida et des ports de Hodeida, de Salif et de Ras Issa soit assurée par les forces de sécurité locales, dans le respect de la loi yéménite".

En demandant au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "de déployer rapidement l'ensemble de la Mission", le Conseil de sécurité réclame "aux parties à l'Accord sur Hodeida de fournir un appui à l'Organisation des Nations unies".

Pour ce faire, elles doivent notamment assurer "la sûreté et la sécurité du personnel de la Mission et l'entrée et la circulation dans le pays, sans entrave ni retard, du personnel et du matériel de la Mission, des vivres et des articles de première nécessité".

Prévu par des accords conclus à Stockholm fin 2018, un retrait des combattants de la ville portuaire de Hodeida a été longtemps retardé, pour cause de méfiance persistante entre les belligérants, gouvernement et rebelles. Ces derniers mois, les rebelles Houthis ont par ailleurs renâclé à fournir des visas aux observateurs de l'ONU stationnés au large sur un navire de l'ONU.

Lundi, à l'issue de deux jours de discussions entre les belligérants à bord d'un navire de l'ONU au large de Hodeida, les premières depuis février, un comité mis en place en vertu des accords de Suède a annoncé avoir convenu "d'un mécanisme et de nouvelles mesures pour renforcer le cessez-le-feu" à Hodeida.

Ce mécanisme sera mis en oeuvre au plus tôt avec le soutien de l'ONU, qui fait partie de ce Comité de coordination du redéploiement (des troupes) réunissant également des représentants du gouvernement yéménite et des rebelles, selon un communiqué.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a lui appelé à maintenir le pays à l'abri des tensions au Moyen-Orient lors d'une rencontre "productive" lundi avec le vice-ministre de la Défense saoudien Khaled ben Salmane à Jeddah, dans l'ouest saoudien.

"Nous avons discuté de comment maintenir le Yémen en-dehors des tensions régionales, des progrès dans la mise en oeuvre des accords de Stockholm et du soutien (de l'Arabie saoudite) au processus de paix", a tweeté M. Griffiths.

L'émissaire a également rencontré le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi à Ryad.

"Je viens tout juste de sortir d'une réunion avec le président Hadi. Je suis reconnaissant de son engagement et de celui de son gouvernement envers l'accord de Stockholm et de son soutien personnel pour trouver une solution politique au conflit au Yémen", a tweeté M. Griffiths.

Il s'agit de la première rencontre entre l'émissaire et M. Hadi, depuis que ce dernier l'a accusé en mai de prendre le parti des Houthis et de leur permettre de rester à Hodeida.

M. Hadi avait alors dit dans une lettre adressée à M. Guterres donner "une dernière chance" à M. Griffiths pour mettre en oeuvre la trêve conclue en décembre.

Opposant les Houthis, soutenus par Téhéran, aux forces gouvernementales, appuyées par une coalition militaire emmenée par Ryad, le conflit au Yémen a fait en quatre ans des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Environ 3,3 millions de personnes sont déplacées.

Les accords de Suède sont fragilisés depuis que les rebelles yéménites ont intensifié ces dernières semaines les attaques de drones et les tirs de missiles contre le royaume saoudien.

Lundi soir, la coalition a indiqué dans un communiqué avoir intercepté et abattu des drones lancés pas les rebelles Houthis sur la ville de garnison Khamis Mushait, dans le sud-ouest saoudien frontalier du Yémen.

Seuls des "dégâts mineurs" sur un immeuble résidentiel et sur des véhicules ont été rapportés par la coalition.

Ryad accuse régulièrement l'Iran de soutenir militairement les rebelles houthis, ce que Téhéran dément.

Toutes les actualités

Coronavirus: des défenseurs des Ouïghours dénoncent des pénuries alimentaires en Chine

Manifestation de femmes musulmanes appelant à mettre fin à l'oppression contre les Ouïghoures du Xinjiang à Jakarta en Indonésie, le 27 décembre 2019.

Les mesures draconiennes prises par la Chine contre le nouveau coronavirus provoquent de graves pénuries alimentaires dans la région du Xinjiang à majorité musulmane, ont affirmé mercredi des défenseurs des Ouïghours qui dénoncent déjà la répression de Pékin.

Selon le Uighur Human Rights Project, une association basée à Washington, l'épidémie pourrait en outre se propager dans les camps où, selon les organisations de défense des droits humains et plusieurs pays dont les Etats-Unis, un million de membres de cette minorité musulmane sont internés.

Les autorités chinoises ont imposé une quarantaine sans préavis dans certaines parties du Xinjiang fin janvier, après l'annonce de deux cas de Covid-19 dans la capitale régionale, a déploré l'association.

S'appuyant sur des vidéos, des photos et des récits d'habitants de cette région du nord-ouest de la Chine, elle affirme que de nombreuses personnes, confinées chez elles du jour au lendemain, manquent de nourriture, de médicaments ou d'autres produits de première nécessité.

Dans une vidéo présentée comme datant de la semaine dernière, on entend un homme crier à des responsables: "Je meurs de faim. Ma femme et mes enfants meurent de faim". "Vous voulez me tuer? Tuez-moi!", ajoute-t-il, visiblement désespéré.

Malgré les démentis indignés de Pékin, les Etats-Unis, ainsi que de nombreuses organisations indépendantes accusent les autorités chinoises de mener une campagne de répression "systématique et brutale" contre les musulmans ouïghours.

L'épidémie de nouveau coronavirus a démarré en Chine, le pays le plus touché à ce jour.

Inde: la police anti-émeute se déploie à New Delhi

Inde: la police anti-émeute se déploie à New Delhi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:49 0:00

Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde

Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Coronavirus : la contagion hors de Chine fait craindre une pandémie

Coronavirus : la contagion hors de Chine fait craindre une pandémie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:01 0:00

Coronavirus: Le président chinois Xi Jinping promet aide et matériel à l'Afrique

Le président chinois Xi Jinping à Pékin en Chine le 6 janvier 2020.

La Chine est prête à offrir assistance et matériel médical aux pays africains face à l'épidémie de coronavirus, qui constitue pour eux un défi de santé publique, a déclaré mardi le président chinois Xi Jinping.

Coronavirus : des milliers d'Africains toujours bloqués à Wuhan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:50 0:00


Jusqu'à présent, l'Egypte est le seul Etat d'Afrique à avoir enregistré un cas confirmé de contamination.

Mais l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti que les systèmes de santé et les infrastructures sanitaires du continent étaient mal équipés pour affronter le coronavirus si les cas se multipliaient.

"Les pays africains sont confrontés à de nombreux défis en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie", a souligné Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

"La Chine est disposée à fournir aux pays africains le matériel médical dont ils ont un besoin urgent, y compris des tests de dépistage", a-t-il déclaré selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Xi Jinping a également promis un renforcement de "la coopération sino-africaine en matière de santé publique et de prévention et de contrôle des maladies", sans offrir de précision.

Selon l'OMS, si des cas de contamination apparaissaient en grand nombre, les pays africains pourraient être confrontés à des pénuries de kits de dépistage et d'équipement de protection comme des masques.

Les systèmes de santé devront prendre en charge des malades atteints de défaillances respiratoires, de chocs septiques ou de défaillance simultanée de plusieurs organes, a relevé son directeur Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces patients ont besoin de soins intensifs nécessitant des équipements comme des appareils d'assistance respiratoire qui manquent dans de nombreux pays africains, et c'est une source de préoccupation", a-t-il déclaré.

La Chine avait envoyé en 2014 des centaines de médecins, épidémiologistes, ingénieurs, infirmiers et techniciens en Afrique de l'Ouest pour combattre l'épidémie d'Ebola.

Voir plus

XS
SM
MD
LG