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L'ONU pressée de discuter avec Washington de ses menaces de réduction des financements


Antonio Guterres, secrétaire général de l'Onu. (Archives)

Les Nations unies ont hâte de commencer à discuter avec la nouvelle administration américaine après des informations selon lesquelles le nouveau président Donald Trump cherche à réduire de manière draconienne les financements de Washington à l'ONU.

La nouvelle ambassadrice américaine Nikki Haley doit rencontrer le secrétaire général Antonio Guterres vendredi pour un premier face à face au quartier général de l'ONU à New York.

L'ambassadrice de 45 ans arrive en poste alors qu'un projet de décret présidentiel préparé par la Maison Blanche priverait l'ONU de milliards de dollars de financements américains, selon des médias américains.

Les Etats-Unis sont de loin le plus gros contributeur au budget des Nations unies: ils fournissent 22% de son budget de fonctionnement et 28% du budget de ses missions de maintien de la paix, qui coûtent 7,8 milliards de dollars par an.

Interrogé sur ces rumeurs, le porte-parole de l'ONU Stephane Dujarric a souligné qu'aucune décision ferme n'avait été prise: "Nous avons hâte de commencer à discuter avec la nouvelle administration" de Donald Trump, a-t-il dit.

M. Dujarric a aussi noté qu'une réduction des contributions américaines obligerait à lancer un processus complexe impliquant les 193 pays membres, qui se partagent les coûts des programmes et activités de l'ONU.

Selon le Washington Post et le New York Times, le projet de décret américain proposerait une réduction de 40% dans certains financements américains, touchant notamment des programmes de l'agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et des contributions humanitaires.

Le décret supprimerait tout financement pour les agences de l'ONU et les autres organisations internationales reconnaissant l'Etat palestinien, une mesure déjà appliquée par les Etats-Unis, grand allié d'Israël, vis à vis de l'Unesco quand l'agence culturelle a reconnu l'Etat de Palestine comme membre à part entière.

La Première ministre britannique Theresa May a défendu le rôle de l'ONU dans un discours, jeudi à Philadelphie (Etats-Unis), dans un discours devant les républicains américains.

"Les Nations unies ont besoin d'être réformées mais restent vitales", a-t-elle dit.

L'ambassadeur français à l'ONU François Delattre a trouvé prématuré de commenter cette affaire mais a ajouté dans son message général à la nouvelle administration: "S'il vous plaît, restez impliqués dans les affaires du monde, car nous avons besoin de l'Amérique".

Avec AFP

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