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L'ONU participera au dialogue national en Guinée équatoriale


Le président en exercice de l'Union africaine (UA), le président guinéen Alpha Condé s'est rendu à Malabo pour exprimer "le soutien et la solidarité" de l'organisation panafricaine au président Teodoro Obiang Nguema, 27 janvier 2018. (Twitter/Président Al

L'ONU a salué la tenue du "dialogue national" prévu mi-juillet en Guinée Equatoriale auquel elle participera comme "observateur", a annoncé un haut responsable des Nations unies à Malabo.

Cette table ronde est "la meilleure plateforme pour permettre à un pays (...) de trouver les solutions aux problèmes politiques posés" et éviter "la violence", a déclaré mardi soir à l'AFP François Lounceny Fall, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale (Onuca), en visite à Malabo.

Il a indiqué qu'il serait lui-même présent à ce dialogue.

Il y a une semaine, les deux principaux partis d'opposition avaient posé comme condition à leur présence que la société civile et la communauté internationale, notamment l'ONU, soient conviées.

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C'est la première fois que des observateurs internationaux sont invités à un dialogue politique en Guinée équatoriale, le sixième depuis l'arrivée au pouvoir en 1979 de Teodoro Obiang Nguema.

M. Fall a rencontré les représentants des 17 partis légalisés dans le pays et a plaidé pour la levée de la suspension, depuis février, du principal parti d'opposition, Citoyens pour l'innovation (CI).

Il a également souhaité la libération des dizaines de prisonniers de ce parti et "rien ne pourrait empêcher une amnistie", selon lui.

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Le responsable de l'ONU s'est aussi entretenu avec le président Teodoro Obiang Nguema, affirmant avoir reçu les assurances du chef de l'Etat qu'il créera les conditions pour la participation de tous les partis politiques - y compris ceux de la diaspora - et que leur sécurité sera garantie.

Dans un communiqué récent, le gouvernement équato-guinéen disait vouloir inciter "tous les Equato-Guinéens dispersés dans la diaspora pour des raisons politiques" à rentrer au pays et légaliser certains partis d'opposition, comme cela avait été le cas lors du dernier dialogue en 2014. Cinq partis politiques, dont CI, avaient alors été légalisés.

Avec AFP

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