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L'ONU appelle pouvoir et opposition au Zimbabwe à résoudre la crise


Des auto-blindées de l'armée dans les rues d'Harare, Zimbabwe, 1er août 2018.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dit au président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, qu'il devait obliger ses forces de sécurité à la retenue après que six personnes ont été tuées dans des violences post-électorales, a indiqué mardi un porte-parole onusien.

M. Guterres s'est par ailleurs entretenu, également au téléphone, avec le chef de l'opposition Nelson Chamisa, arrivé en deuxième position à la présidentielle avec 44,3% des suffrages, pour l'exhorter à se tourner vers la justice et non vers la rue s'il envisage de contester la victoire de M. Mnangagwa, selon la même source.

"Au cours de ses deux conversations téléphoniques (lundi), le secrétaire général a clairement dit qu'il comptait sur le président du Zimbabwe pour garantir que les forces de sécurité fassent preuve d'une retenue maximale", a dit le porte-parole onusien, Farhan Haq.

"Il a aussi encouragé l'opposition à poursuivre ses griefs électoraux par le biais des canaux légaux", a-t-il ajouté.

M. Haq a décrit les entretiens comme ayant été "constructifs" et a laissé entendre que les deux parties avaient accepté l'appel à éviter la violence.

>> Lire aussi : Vingt-sept opposants remis en liberté provisoire au Zimbabwe

M. Mnangagwa, qui avait pris le pouvoir en novembre à la faveur d'un coup de force contre Robert Mugabe dont il fut le bras droit, a été élu de justesse et dès le premier tour avec 50,8% des voix le 30 juillet.

L'annonce des résultats a donné lieu à des manifestations violemment réprimées par les forces de l'ordre. Au moins six personnes ont été tuées.

L'opposition, qui a déjà annoncé son intention de contester le résultat de l'élection devant la justice, a dénoncé une répression généralisée.

Avec AFP

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