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Vingt-sept opposants arrêtés au Zimbabwe après les violences post-électorales devant la justice


Des manifestations après l'éléction, à Harare, le 30 juillet 2018.

Vingt-sept opposants zimbabwéens arrêtés la semaine dernière dans le sillage des violences post-électorales étaient lundi devant la justice pour tenter d'obtenir leur liberté provisoire face à un procureur qui a demandé qu'ils restent derrière les barreaux.

Samedi, la justice avait repoussé à lundi l'examen du dossier de 24 personnes. Celles-ci ont été arrêtées jeudi lors de la perquisition par la police des locaux du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition). Ce raid policier faisait suite à la répression mercredi de la manifestation contestant les résultats de l'élection présidentielle et qui s'est soldée par au moins 6 morts.

La mort de six personnes, les voitures brûlées, sont directement liées aux accusés", a lancé le procureur Michael Reza. "Les enquêtes ne sont qu'à leur début. La police cherche des complices. Libérer les prévenus n'est pas dans l'intérêt de la justice", a-t-il estimé.

>> Lire aussi : "Tué comme un chien": au Zimbabwe, les familles des victimes post-électorales crient leur colère

Certains des avocats qui ont pu s'exprimer avant une interruption d'audience pour déjeuner ont dénoncé des arrestations arbitraires. Selon un des avocats, cinq des prévenus étaient par exemple de simples assesseurs dans des bureaux de vote venus chercher le remboursement de leurs frais de bus.

L'audience devait reprendre en milieu d'après-midi.

Le président sortant Emmerson Mnangagwa a été réélu de justesse dès le 1er tour avec 50,8% lors de cette première élection depuis la chute du président Robert Mugabe, tombé en novembre après près de quatre décennies au pouvoir. Il appartient, comme M. Mugabe, au parti de la Zanu-PF, aux commandes du pays depuis l'indépendance en 1980. L'opposition a annoncé qu'elle allait saisir la justice pour contester le résultat.

Avec AFP

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