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L'Iran condamne l'attentat de New York


Les services de sécurité discutent près du camion-bélier utilisé dans l'attaque à Manhattan, New York, 31 octobre 2017.

L'Iran a condamné mercredi l'attentat à la camionnette qui a fait huit morts à New York, tout en estimant que le "terrorisme" trouvait son origine dans "la politique menée à certaines périodes par les Etats-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient".

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi, a "condamné l'action terroriste à Manhattan", selon un communiqué officiel.

"Le meurtre de citoyens innocents et sans défense dans les lieux publics montre la cruauté et la sauvagerie des groupes terroristes comme Daech (acronyme arabe du groupe État islamique, ndlr) qui ne respectent aucun principe moral et humain", a-t-il ajouté.

Toutefois, l'Iran estime "que la racine du terrorisme, phénomène inhumain et sinistre, est la politique menée à certaines périodes par les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient", a souligné M. Ghassemi.

Début octobre, l'Iran avait exprimé "sa compassion" pour le peuple américain après la tuerie de Las Vegas, qui avait fait 59 morts et 527 blessés.

L'Iran et les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques depuis plus de 37 ans et l'arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump en janvier a ravivé les tensions entre les deux pays, après le relatif apaisement observé pendant le deuxième mandat de Barack Obama (2013-2017).

Washington a récemment renforcé ses sanctions contre les Gardiens de la Révolution, l'armée d'élite du pays, et le Trésor américain a ajouté mardi les noms d'une quarantaine de personnes morales ou physiques iraniennes déjà visées par des sanctions américaines à la liste des personnes visées par son programme punitif "antiterroriste".

En juin, après un double attentat revendiqué par le groupe État islamique ayant fait 17 morts à Téhéran, le président Trump avait réagi en affirmant que "les États qui appuient le terrorisme risquent de devenir les victimes du mal qu'ils soutiennent".

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait qualifié cette déclaration de "répugnante".

Avec AFP

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