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L’hôpital des yeux au Cameroun


L’institut camerounais des yeux à Oback opérationnel depuis le 29 mars 2017, à Yaoundé, le 15 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Un institut ophtalmologique situé dans la localité d’Oback, à une vingtaine de kilomètres environs de Yaoundé, la capitale politique, solutionne de plus en plus, les maladies de la vue de nombreux patients camerounais et même de la sous région Afrique Centrale.

L’institut est plus connu sous l’appellation de "l’hôpital des yeux d’Oback". Il est opérationnel depuis mars 2017.

Reportage d'Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Youandé pour VOA Afrique
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Il y a 11 ans, Gérôme Abada perdait totalement la vue. Aujourd’hui âgé de 84 ans, l’octagenaire savoure ce qu’il appelle lui-même, "le retour à la vie", après une opération réussie de son œil gauche.

C’est au cours d’une campagne de sensibilisation menée en juin 2017, à Mbankomo, une localité située proche de Yaoundé, que le vieil homme avait été convaincu de la nécessité de se faire opérer.

"Tout est allé vite quand je suis arrivé ici en octobre 2017. On m’a opéré et deux jours après, j’ai constaté que je voyais déjà", raconte Gérôme Abada, ému.

L’ancien aveugle dit avoir "été contre Dieu et demandé la mort pendant les 11 ans qu’il a passés sans voir".

Mais, "Dieu m’a envoyé ma famille", conclut-il, dans une salle des patients internés de l’hôpital des yeux d’Oback où VOA Afrique l’a rencontré.

A droite, Gérôme Abanda a retrouvé la vue à l’hôpital des yeux après y avoir été opéré, le 13 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
A droite, Gérôme Abanda a retrouvé la vue à l’hôpital des yeux après y avoir été opéré, le 13 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"L’hôpital des yeux", a aussi ouvert ses portes à Anasthasie, une étudiante myope qui répond ce jour à un rendez-vous avec l’ophtalmologiste.

"Sans mes lunettes, je vois flou", dit -elle. Aujourd’hui, elle entame le traitement avec le médecin.

Elle explique que "c’est de bouche à oreille qu’elle a été informée de l’existence de cet hôpital".

Depuis le 29 mars 2017, date des premièrs soins, les malades affluent de tous les horizons.

Les malades de la vue attendant d’être reçus à l’hopital d’Oback à Youandé, Cameroun, le 13 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Les malades de la vue attendant d’être reçus à l’hopital d’Oback à Youandé, Cameroun, le 13 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

L’hôpital doit surtout sa fréquentation grâce aux opérations réussies de la cataracte, l’une des principales causes de la cécité au Cameroun.

"En sept mois, nous avons fait 591 opérations de la cataracte. En cette année, nous comptons atteindre le cap de 2500 opérations. Pour ce faire, nous allons mener des campagnes dans les zones reculées", a fait savoir le Dr Henry Nkumbe, médecin chef de l’hôpital des yeux d’Oback.

L’hôpital bénéficie surtourt du soutient du gouvernement américain à travers l’agence publique américaine, Overseas Private Investment Corporation (OPIC).

Le vice-président de Overseas private investment corporation remet un don à l’hôpital d’Oback à Youandé, Cameroun, le 13 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Le vice-président de Overseas private investment corporation remet un don à l’hôpital d’Oback à Youandé, Cameroun, le 13 janvier 2018. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

David Bohigan, vice-président de l'agence, a d’ailleurs visité les locaux de cet hôpital, le 11 janvier dernier, en compagnie du nouvel ambassadeur des États Unis au Cameroun, Peter Henry Balerin:

"Cet institut n’est pas seulement un symbole de la la vie pour les malades de la vue. Il est aussi, le symbole d’une bonne coopération entre le gouvernement camerounais et américain", a déclaré M. Bohigan.

Il a ajouté que "la construction de cet hôpital est la preuve que l’on peut mettre ensemble les fonds issus des organisations non gouvernementales et les fonds publics, pour la résolution des questions de santé dans le monde".

M. Bohigan a en outre remis un don pour couvrir l’opération de 18 000 cas de cataracte dans cet hôpital.

L’hôpital des yeux d’Oback offre plusieurs services à des coûts sociaux. Il a été construit grâce à trois partenaires: Dr Magrabi ICO, Dr Daniel Ityale, un ophtalmologiste camerounais et la Société mondiale d’ophtalmologie, basée aux Etats-Unis.

Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Yaoundé

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