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Un jeune Camerounais blessé par la police à Bamenda décède à l'hôpital

  • VOA Afrique

Des manifestants à Bamenda pour protester contre les discriminations au Cameroun, le 22 septembre 2017.

Un jeune de 23 ans blessé par balle samedi par la police à Bamenda (nord-ouest), épicentre de la crise anglophone au Cameroun, a succombé à ses blessures lundi à l'hôpital.

"Je confirme que mon fils est mort hier (lundi)", après avoir été blessé par balle dans la nuit de dimanche à lundi, a affirmé le père de la victime, ajoutant que son fils avait 23 ans et était père d'un garçon de trois ans.

"Nous revenions d'un anniversaire avec Samuel (la victime). Nous marchions pour rentrer à la maison lorsque nous avons entendu des coups de feu tirés par des policiers", a relaté sous anonymat un de ses amis, précisant que l'incident s'est produit vers "21h20".

"Nous nous sommes mis à courir, mais plus tard, nous avons constaté que Samuel avait été atteint d'une balle au pied", a-t-il dit, précisant que l'incident a eu lieu à Mile 6 Mankon, un quartier de la ville.

"Il perdait beaucoup de sang", a expliqué la même source, ajoutant qu'ils l'ont transporté à l'hôpital "dans des conditions difficiles", les motos-taxis et autres moyens de transport n'opérant plus à l'approche du couvre-feu (de 22 heures à 5 heures du matin).

Il s'agit du premier tué à Bamenda depuis qu'un couvre-feu nocturne y a été décrété, le 8 novembre. Celui-ci doit théoriquement prendre fin jeudi.

Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a expliqué dans un communiqué lundi qu'un policier avait été blessé dans la nuit de samedi à dimanche à Food Market, principal marché de vivres de Bamenda, par deux individus à moto ayant ouvert le feu sur une patrouille.

La même nuit, au moins trois civils ont été blessés par la police, dont deux par balles, selon de sources concordantes.

La situation sécuritaire dans les zones anglophones du Cameroun, en proie à une grave crise socio-politique sans précédant, s'est considérablement dégradée ces dernières semaines.

Quatre militaires y ont été tués en moins d'une semaine, dans des attaques attribuées par le gouvernement aux séparatistes anglophones.

Avec AFP

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