Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mauritanie

L'ex-président mauritanien Aziz à nouveau interrogé par la police

L'ex président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie à New Delhi, en Inde, le 28 octobre 2015. (AP Photo/Saurabh Das)

L'ancien chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, sous le coup d'une enquête sur des soupçons de corruption sous sa présidence, était à nouveau entendu lundi par la police, d'après une source policière et son avocat.

L'ancien président, qui a dirigé de 2008 à 2019 ce pays sahélien en grande majorité désertique, avait déjà été interrogé pendant une semaine en août. Il a été "convoqué au commissariat dimanche", a indiqué lundi une source policière ayant requis l'anonymat.

Comme lors de ses premières auditions, l'ancien homme fort de la Mauritanie "a refusé de répondre aux questions des enquêteurs, conformément à sa ligne de défense", a déclaré l'un de ses avocats, Taghioullah Aïda, selon qui l'interrogatoire était toujours en cours lundi.

Selon des médias mauritaniens, l'ancien président, tombé en disgrâce depuis l'accession au pouvoir de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, élu en août 2019 et dont M. Aziz a été le mentor, a cette fois été confronté à plusieurs de ses ex-collaborateurs, dont un ancien Premier ministre.

Son avocat n'a pas confirmé qu'une telle confrontation a eu lieu mais estimé que celle-ci serait en tout état de cause "inutile".

Le parquet mauritanien a accusé vendredi M. Aziz de "retarder" par son silence la procédure, déclenchée à la suite d'une commission d'enquête parlementaire chargée de se pencher sur plusieurs dossiers de ses années au pouvoir: gestion des revenus pétroliers, vente de domaines de l'Etat, liquidation d'une société publique ou encore activités d'une société chinoise de pêche.

Au terme de son interrogatoire en août, il n'a pas été inculpé, mais son passeport a été retenu et il lui a été interdit de quitter le secteur ouest de Nouakchott, où il a sa résidence. Ces restrictions ont été renouvelées vendredi par le parquet, selon le communiqué.

L'ex-président avait dénoncé à l'issue de son premier interrogatoire "un règlement de compte" et "une détention arbitraire". Il est toujours "victime d'une violation flagrante de ses droits fondamentaux, dont celui de circuler, alors qu'il n'est ni accusé, ni mis en examen", a dit lundi son conseil.

"Il jouit de son immunité de président qui le protège de ces tracasseries. Seule la Haute Cour de Justice peut le convoquer et le juger. Il est prêt à répondre à cette cour et à se soumettre à son verdict", a ajouté Me Aïda.

Toutes les actualités

Nouakchott sous la menace de la montée de l’Atlantique

Nouakchott sous la menace de la montée de l’Atlantique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:06 0:00

Le chef de l'ONU craint que le scénario afghan ne fasse des émules au Sahel

Des soldats de la force conjointe du G5 Sahel assistent à l'inauguration du nouveau quartier général à Bamako le 3 juin 2020. (Photo MICHELE CATTANI / AFP)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a affirmé jeudi dans un entretien à l'AFP craindre que l'exemple afghan ne donne des idées à des groupes armés jihadistes au Sahel, en réclamant un renforcement des "mécanismes de sécurité" dans cette région.

Au Sahel, "je crains l'impact psychologique et réel de ce qui s'est passé en Afghanistan", avec la prise du pouvoir par les talibans, a-t-il dit. "Il y a un vrai danger. Ces groupes terroristes (au Sahel) peuvent se sentir enthousiasmés avec ce qui s'est passé (en Afghanistan) et avoir des ambitions au-delà de ce qu'ils pensaient il y a quelques mois", a ajouté le chef de l'ONU.

Il y a "une chose nouvelle dans le monde qui est très dangereuse", a aussi relevé le secrétaire général. Même pas très nombreux, "il y a des groupes fanatisés, avec une idéologie où la mort par exemple est désirable, des groupes disponibles pour tout faire. Et on voit des armées qui se désintègrent face à eux", a-t-il ajouté.

"On a vu cela à Mossoul en Irak, au Mali lors de la première poussée vers Bamako, on a vu cela au Mozambique (...). Ce danger est réel et il faut penser sérieusement à ses implications sur la menace terroriste et à la façon dont la communauté internationale doit s'organiser face à cette menace", a précisé Antonio Guterres.

Selon lui, il est "essentiel de renforcer les mécanismes de sécurité au Sahel". Car "le Sahel est le point faible le plus important, qu'il faut soigner. Ce n'est pas seulement le Mali, le Burkina ou le Niger, maintenant on a des infiltrations en Côte d'Ivoire, au Ghana", a-t-il précisé.

Au Sahel, "la France va diminuer sa présence, il y a des nouvelles sur le Tchad qui veut retirer quelques troupes de la zone frontalière des trois pays, Burkina, Niger, Mali. C'est la raison pour laquelle je me bats pour qu'il y ait une force africaine de lutte antiterroriste, avec un mandat sous chapitre sept (prévoyant le recours à la force) du Conseil de sécurité et avec des fonds affectés, qui puissent garantir une réponse au niveau de la menace", a ajouté Antonio Guterres.

Mais "je crains aujourd'hui que la capacité de réponse de la communauté internationale et des pays de la région ne soit pas suffisante face à la menace", a-t-il déploré.

Le chef de l'ONU essaye depuis plusieurs années de conférer à la force G5 Sahel, formée par le Tchad, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, un mandat fort de l'ONU accompagné d'un financement collectif de l'Organisation.

Premier contributeur financier à l'ONU et craignant que la force de Casques bleus déployée au Mali ne perde sa neutralité, les Etats-Unis, lui préférant une coopération bilatérale, refusent jusqu'à présent cette approche ardemment défendue aussi par la France.

"Il faut que ce blocage se termine. C'est absolument essentiel", a toutefois demandé Antonio Guterres.

47 migrants portés disparus en mer

47 migrants portés disparus en mer
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

"La Turquie cherche de nouveaux alliés diplomatiques en Afrique", estime l'analyste Seidik Aba

"La Turquie cherche de nouveaux alliés diplomatiques en Afrique", estime l'analyste Seidik Aba
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:06:13 0:00

Libération de deux Mauritaniens kidnappés le 18 juillet au Mali

umugabo washakaga guhitana Koloneli Asimi Goita Perezida w'inzibacyuho wa Mali aryamye mu ikamyoneti nyuma yo gutabwa muri yombi

Deux Mauritaniens enlevés au Mali le 18 juillet en compagnie de trois ressortissants chinois ont été libérés mardi, a indiqué une source proche du gouvernement mauritanien.

Les cinq hommes avaient été enlevés lors d'une attaque contre un site de construction d'une route à quelque 55 km de la ville de Kwala, dans le sud-ouest du Mali, non loin de la frontière mauritanienne, selon l'armée malienne.

Les deux Mauritaniens "ont été libérés cet après-midi par leurs ravisseurs et se trouvent désormais aux mains des autorités mauritaniennes", a dit à l'AFP un responsable du ministère mauritanien de la Communication, confirmant une information de l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

"Ils se trouvent à Vassala, sur la frontière sud-est avec le Mali. Ils sont en bonne santé", a ajouté cette source, qui n'était pas en mesure de donner de détails sur les circonstance de leur libération ou sur l'identité des ravisseurs.

Ce responsable ayant requis l'anonymat et l'AMI n'ont pas non plus donné d'indications sur le sort des trois ressortissants chinois enlevés en même temps qu'eux.

L'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar avait rapporté que les assaillants, arrivés à moto, avaient incendié des réservoirs de carburant avant de s'enfuir avec les otages. Des équipements de chantier avaient également été détruits, avait indiqué l'armée malienne, sans plus de détails.

Les rapts, à la fois de Maliens et de ressortissants étrangers, sont monnaie courante dans le pays, foyer de violences jihadistes, intercommunautaires ou crapuleuses qui ensanglantent cette partie du Sahel depuis des années.

Cinq catholiques maliens avaient été kidnappés le 21 juin après leur départ de Ségué, une localité située sur le plateau dogon (centre) peuplé en grande partie de catholiques. Quatre d'entre eux avaient été libérés deux jours plus tard et le cinquième à la mi-juillet.

Le journaliste français Olivier Dubois, enlevé dans le nord du Mali le 8 avril, est pour sa part toujours aux mains de ses ravisseurs.

Voir plus

XS
SM
MD
LG