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Algérie

L'ex-général Ali Ghediri annonce sa candidature à la présidentielle

Manifestations en Algerie, le 22 mars 2019.

Le général à la retraite Ali Ghediri a annoncé jeudi, sur une chaîne de télévision privée, sa candidature à la présidentielle en Algérie, qui doit se tenir le 4 juillet pour trouver un successeur à Abdelaziz Bouteflika.

"Il est évident que je serai candidat, d'autant plus que mon dossier est déjà au Conseil constitutionnel", a-t-il déclaré sur Dzaïr News.

L'organisation d'une nouvelle présidentielle a été rejetée par des protestataires, qui dénoncent une élection organisée par des responsables mis en place par M. Bouteflika.​

M. Ghediri était déjà candidat à la présidentielle prévue initialement le 18 avril, avant que celle-ci ne soit annulée dans une tentative d'Abdelaziz Bouteflika de se maintenir au pouvoir. Il a finalement été poussé à la demission le 02 avril.

"Le temps joue contre nous et plus la révolution dure dans le temps, plus les risques augmentent, notamment les risques sécuritaires", a poursuivi M. Ghediri, estimant que le chef de la puissante armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah, a eu raison "en mettant en garde les Algériens".

Mercredi, le général Gaïd Salah a mis en garde contre la poursuite des manifestations antirégime, et s'est engagé à ce que l'armée veille à la "transparence" du processus de transition.

Jeudi, le Front de Libération nationale (FLN), parti présidentiel, et le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la majorité, ont salué le processus de transition soutenu par l'armée.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, le FLN a "exprimé sa satisfaction de voir prévaloir la solution constitutionnelle pour dépasser la crise actuelle", et salué "l'engagement du commandement de l'armée de garantir le bon déroulement des élections présidentielles".

De son côté, le RND s'est dit "satisfait du discours du vice-ministre de la Défense qui a assuré que l'institution militaire allait accompagner le processus transitoire, garantir les conditions de probité et de transparence du processus électoral, respecter la Constitution et défendre le pays de toute tentative de déstabilisation étrangère".

En milieu de journée à Alger, quelques centaines de manifestants se sont rassemblés près de la Grande Poste, en dépit de cordons policiers empêchant l'accès au parvis de ce bâtiment devenu l'épicentre du mouvement de contestation qui dure depuis près de deux mois.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé jeudi que les inscriptions sur les listes électorales seraient ouvertes du 16 au 23 avril, appelant les nouveaux inscrits et les personnes ayant déménagé à se présenter au service des élections de leur commune.

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Une réunion avec le pouvoir sur l'élection largement boycottée

Le chef de l'Etat algérien par intérim Abdelkader Bensalah

La majorité des partis politiques et l'ensemble des syndicats ont boycotté lundi une réunion convoquée par le chef de l'Etat algérien par intérim Abdelkader Bensalah pour préparer l'élection présidentielle du 4 juillet, a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Bensalah, qui assure l'intérim à la présidence depuis que le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika a été poussé à la sortie début avril par un vaste mouvement de contestation populaire, avait convié tous les partis politiques, syndicats, organisations de la société civile et des experts en droit constitutionnel à cette rencontre.

Le but : discuter des "mécanismes de la mise en place d'une instance nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation" de la présidentielle.

Mais les Algériens, qui continuent de manifester chaque semaine, estiment que les personnalités issues du "système" mis en place par M. Bouteflika, ne permettent pas de garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament notamment le départ de M. Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui.

Lundi, les syndicats et les organisations de la société civiles proche de la contestation ont refusé de se rendre à la réunion convoquée par M. Bensalah, de même que la plupart des formations politiques.

"L'heure n'est pas aux consultations sur l'instance de préparation et d'organisation des élections", a déclaré Ali Benflis, chef du parti Talai El Houriyet et qui avait été candidat malheureux à la présidence en 2014 face à M. Bouteflika. Jugeant ces discussions "inopportunes", il a estimé qu'il fallait d'abord "un règlement global de la crise".

De son côté, le Parti des travailleurs a indiqué ne pas pouvoir "s'inscrire dans une opération de sauvetage du système et du régime".

Trois partis politiques qui avaient apporté leur soutien à un cinquième mandat de M. Bouteflika étaient présents.

M. Bensalah lui-même n'a pas assisté, comme il était prévu, à cette rencontre à laquelle il a été représenté par le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi.

Malgré la défection de la majorité des formations politiques, ce dernier a répété que "la présidentielle se tiendra à la date annoncée par le chef de l'Etat".

La nouvelle instance de préparation des élections proposée par la présidence par intérim, sera chargée de la "révision des listes électorales et du contrôle des conditions de déroulement de la campagne électorale jusqu'à l'annonce des résultats du scrutin", selon le document transmis aux invités vu par l'AFP.

Depuis l'instauration du multipartisme en 1989 en Algérie, l'opposition dénonce régulièrement des fraudes électorales.

Cinq morts dans l'effondrement d'un immeuble à la Casbah d'Alger

Le drapeau algérien à Alger, le 12 avril 2018.

Cinq personnes d'une même famille sont mortes après l'effondrement lundi d'un immeuble vétuste à la Casbah d'Alger, cité millénaire classée par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité, a déclaré à l'AFP le service de communication de la protection civile.

Toute la journée, les secouristes aidés de chiens spécialisés dans la recherche de personnes ensevelies ont travaillé pour retrouver des survivants dans les décombres de cet immeuble de quatre étages, situé en face de l'historique mosquée de Ketchaoua.

Sous une pluie battante, une femme hurle sa douleur pour "ces morts de trop".

Elle crie aussi sa colère contre ceux qui ont "badigeonné l'immeuble de l'extérieur pour faire bonne figure" lors de la réouverture de la mosquée Ketchaoua après des travaux en 2017, "au lieu de le rénover ou de le détruire car il tombait en ruine".

Selon des sources concordantes, la famille qui a trouvé la mort était composée de deux frères dont l'un marié avec deux enfants âgés pour l'un de huit ans et pour l'autre d'à peine quelques mois.

Ils squattaient dans cet immeuble dont les habitants avaient été délogés il y a plusieurs mois.

A mesure que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait, la colère des riverains est montée contre "ceux qui ont permis que cela arrive.

Le wali (préfet) d'Alger venu sur les lieux dans la matinée a été pourchassé par les habitants et a dû rebrousser chemin protégé par ses gardes du corps et des policiers, a constaté une journaliste AFP.

Les Algériens se réunissent pour discuter des prochaines élections

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Le monde musulman condanne l'acte terroriste au Sri Lanka

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

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