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L'Erythrée condamne l'attaque des Houthis contre un oléoduc saoudien

Le président érythréen Issaias Afwerki accueille le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Asmara, Erythrée, 8 juillet 2018. (Twitter/ Fitsum Arega

L'Érythrée a condamné jeudi l'attaque de drones contre un oléoduc pétrolier saoudien, revendiquée par les rebelles Houthis mais que Ryad a directement imputée à l'Iran.

"L'attaque de drones mardi contre les oléoducs pétroliers saoudiens vise à exacerber les tensions régionales et internationales dans la région", a dénoncé dans un communiqué le ministère érythréen de l'Information.

"Le peuple et le gouvernement d'Érythrée expriment leur solidarité avec le peuple et le gouvernement d'Arabie saoudite à l'égard d'une attaque insensée", a-t-il ajouté.

Les Houthis contrôlent la capitale yéménite Sanaa et ils sont combattus depuis 2015 par une alliance militaire dominée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Ces rebelles pro-iraniens du Yémen ont tiré sept drones mardi vers la région de Ryad, endommageant deux stations de pompage d'un oléoduc reliant l'est à l'ouest du royaume saoudien.

La coalition arabe a répliqué jeudi en menant une série de raids aériens sur Sanaa.

L'Érythrée, petite nation stratégiquement située sur le détroit de Bab-el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden et à l'océan Indien, entretient des liens étroits avec l'Arabie saoudite et les Émirats.

En 2015, le groupe de monitoring de l'ONU sur l'Érythrée et la Somalie avait rapporté qu'Asmara avait conclu un accord militaire avec la coalition arabe l'autorisant à utiliser "ses terres, son espace aérien et ses eaux territoriales" pour la guerre contre les Houthis.

"Dans le cadre de cet accord, l'Érythrée a reçu une compensation des deux pays, dont de l'argent et un approvisionnement en pétrole", précisait le rapport onusien.

Dans la foulée de la guerre contre l'Éthiopie (1998-2000), qui fit plus de 80.000 victimes, l'Érythrée s'est murée dans l'isolationnisme, devenant un des pays les plus fermés au monde.

Les deux pays ont signé en juillet un accord de paix historique, après 20 ans de conflit larvé.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a ensuite levé en novembre les sanctions en vigueur contre l'Érythrée depuis 2009 pour son soutien présumé aux djihadistes en Somalie, et qui comprenaient notamment un embargo sur les armes, des interdictions de voyage et des gels d'avoirs

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Beyrouth annonce des élections parlementaires anticipées en pleines manifestations exacerbées par l'explosion

La police anti-émeute libanaise arrête un manifestant anti-gouvernemental, qui tentait d'atteindre le bâtiment du Parlement, lors d'une manifestation contre les élites politiques et le gouvernement, à Beyrouth, au Liban, le samedi 8 août 2020. (Photo AP / Hussein Malla)

Au Liban, des milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues de Beyrouth contre la classe politique jugée responsable du drame qui a fait plus de 150 morts, 6.000 blessés, plus de 300.000 sans-abri et des disparus. Le gouvernement annonce les élections parlementaires anticipées.

Les manifestants se sont dirigés vers la place des Martyrs, épicentre traditionnel des manifestations, avec pour mot d'ordre "Le Jour du jugement". Des guillotines en bois y ont été installées et des manifestants brandissaient des cordes avec un noeud coulant à leur extrémité.

Les foules scandaient: "Vengeance, vengeance, jusqu'à la chute du régime". Certains portaient des masques, d'autres des drapeaux ou des portraits des victimes de l'explosion, alors que les forces de sécurité tentaient d'empêcher certains groupes d'avancer vers le Parlement.

Des manifestants ont pris d'assaut le quartier général de l'Association des banques dans le centre de Beyrouth, y mettant le feu avant d'être délogés par l'armée. D'autres protestataires ont investi le ministère des Affaires étrangères et celui du Commerce.

Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes tandis que certains manifestants leur ont lancé des pierres. L'explosion au port mardi, dont les circonstances ne sont toujours pas élucidées, aurait été provoquée par un incendie qui a touché un énorme dépôt de nitrate d'ammonium, dangereuse substance chimique.

-Elections parlementaires anticipées-

Le Premier ministre Hassan Diab, contesté, a annoncé qu'il allait proposer des élections parlementaires anticipées. Il estime que seules "des élections anticipées peuvent permettre de sortir de la crise structurelle".

"J'appelle toutes les parties politiques à s'entendre sur l'étape à venir. Leurs responsables n'ont pas beaucoup de temps, je suis prêt à continuer à assumer mes responsabilités pendant deux mois jusqu'à ce qu'ils se mettent d'accord", a-t-il ajouté, a affirmé M. Diab.

-Visioconférence de soutien-

L'ONU et la France organiseront dimanche une visioconférence de soutien au Liban. Pour la France, cette rencontre doit marquer le début d'une "démarche d'urgence et d'espoir pour l'avenir" du pays.

La France n'a pas voulu donner le montant de l'aide qui pourrait être dégagée dimanche, mais l'ONU a chiffré à 85 millions de dollars le coût des seuls besoins de santé. "L'objectif immédiat est de pourvoir aux besoins d'urgence du Liban, à des conditions qui permettent que l'aide aille directement à la population", a expliqué l'Élysée, en visant "la consolidation des bâtiments endommagés, l'aide médicale d'urgence, l'aide alimentaire et le restauration des hôpitaux et écoles".

Les représentants de l'Union européenne, des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Chine, de la Russie, de Jordanie, d'Égypte y participeront. Israël n'est "pas dans le tour de table". L'Iran n'a "pas manifesté sa volonté de participer", alors que "les pays du Golfe ont été invités".

-Une catastrophe de trop-

Le Liban est en plein naufrage économique, après avoir fait défaut sur sa dette, et ses dirigeants ont été incapables de s'entendre sur un plan de sauvetage avec le Fonds monétaire international (FMI).

Pour les Libanais déjà éprouvés par une crise économique inédite, l'explosion de mardi a été la catastrophe de trop, relançant un mouvement de contestation qui avait débuté en octobre pour dénoncer l'ensemble de la classe dirigeante, jugée corrompue et incompétente, mais s'était essoufflé en raison de la pandémie de Covid-19.

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