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Economie/ Société

Le marché du pétrole s'inquiète des tensions dans le Golfe

Une installation Chevron de pétrole sous construction à Escravos, 56 miles de Warri dans la riche région du delta du Niger de pétrole du Nigeria, 17 août 2010. epa/ GEORGE Esiri

Les prix de l'or noir pourraient flamber en cas d'embrasement de la situation dans le Golfe et de perturbations dans le détroit d'Ormuz, préviennent des analystes du marché pétrolier après de récentes attaques d'infrastructures.

Des attaques de drones revendiquées par les Houthis, des rebelles yéménites soutenus par l'Iran, ont provoqué la fermeture d'un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d'un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le mystérieux sabotage de quatre navires près des Emirats arabes unis.

"Pour l'instant, ces deux incidents ne se traduisent pas par une perturbation réelle de l'offre", a souligné Stephen Brennock, analyste chez PVM, ce qui explique une réaction modérée des prix.

Mais "la région est en train de se transformer en poudrière, et les investisseurs sont particulièrement sensibles aux informations qui viennent de la région", ajoute l'analyste.

"La tension autour du détroit d'Ormuz, qui est une des artères principales de la circulation du pétrole dans le monde, est le principal risque" qui pourrait conduire les prix à grimper, ont estimé les analystes de UniCredit.

Via ce détroit transitent 17,5 millions de barils de pétrole par jour en moyenne, soit presque 20% de l'offre mondiale, selon Bloomberg.

- Cibles stratégiques -

Les limitations de l'offre ont déjà conduit les prix à la hausse depuis le début de l'année. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, réduisent leur production volontairement.

Mais deux des membres de l'Organisation, le Venezuela et l'Iran, sont également sous le coup de sanctions des Etats-Unis qui les empêchent d'exporter leurs barils, privant le marché de sources importantes de brut.

La tension entre l'Arabie saoudite et l'Iran a d'ailleurs été exacerbée fin avril, quand les Etats-Unis ont durci les sanctions contre Téhéran et que Ryad a promis d'augmenter sa production pour compenser le manque à gagner des importateurs, conduisant Téhéran à menacer de bloquer le détroit d'Ormuz qui sépare les deux pays.

A ce titre, les attaques de ces derniers jours touchent des cibles "symboliques", souligne Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

"Les cibles étaient un oléoduc qui permet aux Saoudiens d'exporter sans utiliser le détroit (en passant par la mer Rouge, ndlr) et le port de Fujairah, débouché de l'oléoduc des Emirats arabes unis pour ne pas avoir à passer par le détroit d'Ormuz. Le message est très clair", détaille-t-il.

- Conflit improbable -

Mais de nombreux analystes jugeaient cependant improbable l'embrasement de la situation.

"Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l'Iran", a affirmé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo mardi, tandis que le guide suprême iranien Ali Khamenei a lui aussi affirmé mardi qu'"il n'y aurait pas de guerre" avec les Etats-Unis.

"Nous jugeons très improbable que le détroit d'Ormuz soit complètement bloqué", ont estimé les analystes de UniCredit.

Dans son rapport mensuel publié mercredi, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a souligné qu'"il n'y a pas de perturbation de la fourniture de pétrole et les cours évoluent peu".

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Fin de la grève des enseignants du public

Un accord a été trouvé pour stopper la grève des syndicats de la santé, à Bamako, Mali, le 16 avril 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Le gouvernement malien et les syndicats de l'Education nationale, dont la grève faisait planer le spectre d'une "année blanche", ont signé un accord prévoyant la reprise des cours dès lundi matin, ont annoncé les deux parties.

Depuis plusieurs mois, les enseignants déclenchent des mots d'ordre de grève très suivis, qui ont notamment entraîné des manifestations de professeurs et d'étudiants.

L'accord en dix points a été conclu au cours d'une rencontre sur la crise scolaire samedi avec le Premier ministre Boubou Cissé.

"Nous avons décidé de mettre fin à la grève. Les cours reprendront lundi 20 mai sur tout le territoire national", a déclaré à l'AFP Adama Fomba, responsable d'un des huit syndicats d'enseignants signataires du procès verbal de conciliation avec le gouvernement.

Cet accord, consulté par l'AFP, prévoit notamment l'octroi aux enseignants d'une prime de logement et d'une prime de documentation, ainsi que "l'adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant" en Conseil des ministres.

Selon un communiqué du gouvernement, les parties sont notamment convenues de "20.000 FCFA (environ 30 euros) de majoration de l'indemnité de résidence".

"Il n'y a ni perdant, ni gagnant, c'est le Mali qui gagne. La fin de cette grève permettra à nos enfants de reprendre le chemin de l'école, et aux enseignants de jouer leur rôle", a déclaré à l'AFP le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko.

Auparavant, les cheminots maliens de la voie ferrée Dakar-Bamako, avaient repris le travail le 13 mai après presque cinq mois d'arrêt, dont un mouvement de grève de la faim, pour le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires.

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Un migrant ivoirien tué par deux militaires maltais, Premier ministre

Des personnes d’un groupe de 58 migrants à la base maritime de Hay Wharf à Floriana, à Malte, le 30 septembre 2018.

Un migrant ivoirien a été "tué de sang froid" par deux soldats maltais, a affirmé samedi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, en faisant état de l'arrestation de ces deux suspects.

"J'aimerais remercier la police de Malte d'avoir résolu cet important cas du meurtre de sang froid d'un migrant ivoirien", a-t-il écrit sur son compte Tweeter, tout en postant des photographies du jeune homme, et de la partie ensanglantée de la route où il a été assassiné début avril.

"Les deux personnes arrêtées ne sont pas représentatives de l'éthique des forces armées maltaises, qui font un travail très important pour notre société", ajoute-t-il.

Le chef du gouvernement maltais précise qu'une enquête interne est en cours pour déterminer s'il s'agit "d'individus voyous isolés ou s'ils font partie de quelque chose de plus large".

"Les mots de haine et de division n'ont pas de place dans notre société", a-t-il insisté, en dénonçant tous ceux qui "répandent un message de haine".

Selon le journal Times of Malta, les responsables présumés du meurtre, intervenu le 6 avril, ont été arrêtés vendredi et samedi. Des sources proches de l'enquête, citées par le quotidien, affirment que l'un des présumés meurtriers a admis cibler des migrants "parce qu'ils sont noirs".

Lassana Cissé, qui travaillait dans une usine, a été tuée sur une route par des tireurs passant en voiture. Deux autres migrants, un Guinéen de 27 ans et un Gambien de 28 ans, ont été blessés dans cette attaque, selon le journal.

Des sources estiment que les deux militaires arrêtés pourraient avoir été impliqués dans une autre attaque sur une route visant aussi des migrants, au cours de laquelle un adolescent avait été blessé.

En Guinée équatoriale, les plus pauvres attendent toujours leurs logements sociaux

Dans une rue de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, le 24 janvier 2012.

"Beaucoup de gens qui vivaient autrefois dans des taudis habitent aujourd'hui un logement digne, comme ici", s'enthousiasme un sénateur de Guinée équatoriale, qui habite un logement social à Buena Esperanza, un quartier de Malabo.

Murs en crépi blanc et toits en tôle rouge ou bleue, dans ce quartier de la capitale, des centaines de petites maisons identiques se succèdent à perte de vue.

Ces bâtisses modestes mais fonctionnelles ont été construites au début des années 2010, au moment où, avec la flambée des prix du pétrole, le président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, promettait d'offrir à sa population "un logement social pour tous".

Depuis, 8.611 logements sociaux sont sortis de terre dans ce pays qui compte un peu plus d'un million d'habitants, selon les chiffres du gouvernement.

Mais si plusieurs milliers de personnes ont bénéficié d'un programme d'accession à la propriété subventionné par les autorités, les conditions de ressources exigées excluent les plus pauvres.

"Une personne avec un revenu inférieur à 300.000 francs CFA (457 euros) ne peut pas prendre un de ces logements", s'exclame Leandro Eneme, un commerçant de 42 ans, qui habite Buena Esperanza.

"Regardez les voitures qui circulent", ajoute-t-il pointant du doigt des 4x4 rutilants circulant entre les maisons. "Il n'y a rien de pauvre ici".

Buena Esperanza, Bonne espérance en espagnol, avait pourtant été construit à l'origine pour reloger une partie des habitants de Nubili, le plus grand bidonville de Malabo où des milliers d'Equato-Guinéens s'entassent dans des petites baraques en tôle.

- "D'abord de quoi manger" -

Alors à l'époque, l'annonce avait suscité une vague d'espoir parmi les habitants, qui voyaient la possibilité d'échapper aux conditions d'hygiène déplorables, aux épidémies et aux incendies fréquents du bidonville.

Mais dix ans plus tard, l'immense majorité des résidents de Nubili n'a jamais déménagé, faute d'argent.

C'est le cas d'Elena Oye, une vendeuse de produits alimentaires, qui chaque jour, essaye de subvenir aux besoins de ses quatre enfants.

"A l'époque, on nous a demandé de verser 1,5 million de FCFA (2.287 euros) pour avoir une maison à Buena Esperanza", explique la mère de famille.

Un acompte auquel s'ajoute chaque mois un versement de 72.500 francs (110 euros) étalé sur plusieurs années pour devenir propriétaire du logement.

"Faute d'argent, nous avons perdu le logement. Il nous manquait d'abord de quoi manger", explique celle qui, les bons mois, gagne autour de 120.000 francs (182 euros).

En Guinée équatoriale, en dépit d'un revenu par habitant parmi les plus élevés d'Afrique, une majorité de la population reste pauvre.

"Quand les gens vont cesser de se plaindre ? Dans aucun pays au monde, le gouvernement ne donne gratuitement de logement. Le gouvernement a fait du mieux qu'il pouvait en construisant ces logements et en réduisant les prix", a commenté à l'AFP Eugenio Nze Obiang, ministre de l'information et porte-parole du gouvernement.

Après l'envolée des prix de l'or noir, la chute brutale des cours en 2014 a plongé le pays dans une crise économique, dont il peine aujourd'hui à sortir.

- "Toujours les mêmes" -

Les grands travaux ont considérablement ralenti, la construction de logements sociaux a été suspendue et l'offre s'est tendue.

"Aujourd'hui des riches achètent ces logements pour les mettre en location", assure Engono Mbo, 40 ans, qui a renoncé à demander un logement. "Ce sont toujours les mêmes qui profitent", accuse-t-il.

Avec la crise, nombre de bénéficiaires se sont également retrouvés dans l'incapacité d'honorer leurs mensualités.

Une situation qui a poussé début février le gouvernement à revoir les conditions d'accession à ces logements sociaux.

La durée du crédit s'est allongée, permettant ainsi de réduire le montant des mensualités.

"C'est vraiment une bonne nouvelle pour ma famille", se réjouit Marisol Andeme Esono, infirmière, qui habite un appartement à étage, à Malabo II, un autre quartier de la capitale.

"Je payais 200.000 francs (304 euros) par mois ma maison, soit l'équivalent de mon salaire", détaille celle qui confie à l'AFP avoir de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Désormais, 70.000 francs CFA (106 euros) lui sont demandés, soit près de trois fois moins.

A Buena Esperanza, les mensualités sont passées de 70.000 francs CFA à environ 50.000 (76 euros).

Une somme toutefois encore trop élevée pour nombre d'Equato-Guinéens. "Le logement social, c'est pour les classes moyennes et supérieures", souligne Estanislao Obiang, étudiant.

Zambie : le président maintient un nouvel impôt qui inquiète le secteur minier

Le président zambien, Edgar Lungu, rencontre et accueille les travailleurs chinois de l’Aviation Industry Corporation of China (AVIC Intl) lors d’une promenade sur une route principale à Lusaka, en Zambie, le 15 septembre 2018.

Le président zambien Edgar Lungu a exclu vendredi de revenir sur son projet de nouvel impôt destiné à remplacer la TVA, qui suscite une forte inquiétude dans le secteur minier, et prévenu les entreprises qu'elles étaient libres de quitter le pays.

Cette nouvelle taxe doit entrer en vigueur le 1er juillet en Zambie, deuxième producteur de cuivre du continent africain.

Les groupes Vendata et Glencore notamment s'y opposent vivement, mettant en garde contre un risque de suppressions d'emplois dans les mines.

"L'impôt sur les ventes va être appliqué et la TVA disparaître. Ceux qui ne sont pas d'accord partiront. Je dis cela sans inquiétude", a déclaré vendredi le président Lungu à Ndola, dans la région du cuivre, à 300 km au nord de la capitale Lusaka.

"Trop, c'est trop", a-t-il ajouté, "les gens sont fatigués et nous n'effrayons pas les investisseurs parce d'autres viendront".

"Si vous souhaitez que votre relation avec les mines prenne fin, (...) il prendra fin", a-t-il encore dit en visant les groupes Glencore et Vendata.

Les revenus tirés de l'extraction du cuivre représentent au moins 70% des recettes d'exportation de la Zambie.

La TVA, actuellement fixée à 16%, est remboursable pour les exportateurs.

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