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L'entrepreneur Peter Thiel, "fier d'être gay", vote Donald Trump

Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche, le 22 juin 2016.

Peter Thiel, un entrepreneur de la Silicon Valley ouvertement gay, a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des droits LGBT et du candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, lors de la convention d'investiture de Cleveland jeudi.

"Je suis fier d'être gay. Je suis fier d'être républicain. Mais surtout, je suis fier d'être Américain", a déclaré Peter Thiel au dernier soir de la convention, peu avant que Donald Trump prenne lui-même la parole. Il a été abondamment applaudi.

"Je ne prétends pas être d'accord avec chaque partie du programme de notre parti. Mais les guerres sociétales artificielles ne font que détourner notre attention de notre déclin économique", a poursuivi le milliardaire. "Et personne, dans cette campagne, ne le reconnaît à part Donald Trump".

Le programme officiel, adopté cette semaine sous l'influence des conservateurs du parti, s'oppose à la légalisation nationale du mariage gay, ordonné par la Cour suprême en 2015, et à de nombreuses autres revendications de la communauté.

"On s'en fiche", a lancé Peter Thiel à propos de la "bataille des toilettes", alors que dans le pays, des conservateurs veulent adopter des lois obligeant les personnes transgenres à utiliser les toilettes du sexe de leur naissance.

A 48 ans, Peter Thiel est l'une des figures du secteur américain des nouvelles technologies. Il a notamment cofondé PayPal et sa fortune est évaluée par Forbes à 2,7 milliards de dollars.

Il est rare qu'une personne ouvertement homosexuelle soit invitée à s'exprimer à la convention républicaine, a fortiori à un créneau aussi envié.

Mais Donald Trump a témoigné, sur la question des droits des lesbiennes, gays, bi et trans, d'une relative indifférence, contrairement notamment à son rival Ted Cruz, sénateur du Texas et héros de la droite chrétienne.

Donald Trump est "le candidat républicain le plus pro-gay que nous ayons jamais eu", affirme même à l'AFP Charles Moran, un délégué républicain gay de Californie. "Pour une fois, notre candidat a choisi de ne pas vitupérer contre les questions d'égalité LGBT".

Avec AFP

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Le pape encourage Joe Biden à favoriser "la réconciliation et la paix"

U.S. President Joe Biden signs an executive order as part of his administration's plans to fight the coronavirus disease (COVID-19) pandemic during a COVID-19 response event as Dr. Anthony Fauci and COVID-19 czar Jeff Zients listen at the White House in W

Le pape François a encouragé mercredi le président américain nouvellement investi Joe Biden à favoriser "la réconciliation et la paix" aux Etats-Unis et entre les peuples, dans un message écrit en anglais.

Le souverain pontife argentin a envoyé "ses voeux cordiaux et l'assurance de ses prières" au deuxième président catholique de l'histoire des Etats-Unis après John F. Kennedy, en espérant qu'il sera "guidé dans ses efforts pour favoriser la réconciliation et la paix aux Etats-Unis et entre les nations du monde, afin de faire avancer le bien commun universel".

"Sous votre direction, que le peuple américain continue à puiser sa force dans les nobles valeurs politiques, éthiques et religieuses qui ont inspiré la nation depuis sa fondation", a également écrit le pape.

"À l'heure où les graves crises auxquelles sont confrontés notre famille humaine appellent des réponses clairvoyantes et unies, je prie pour que vos décisions soient guidées par un souci de construire une société marquée par une justice et une liberté authentiques, ainsi qu'un respect sans faille pour les droits et la dignité de chaque personne, en particulier des pauvres, des personnes vulnérables et de celles qui n'ont pas de voix", a-t-il ajouté.

Retour d'un émissaire américain au conseil exécutif de l'OMS

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, s'exprime par visioconférence lors de la 148e session du Conseil exécutif sur l'épidémie de coronavirus (COVID-19) à Genève, en Suisse, le 21 janvier 2021.

La nouvelle administration américaine a fait son grand retour jeudi à l'OMS, l'assurant de son soutien et saluant son rôle de chef de file dans la lutte contre la pandémie. Elle prend ainsi le contrepied du président sortant Donald Trump.

Moins de 24 heures après son investiture, le nouveau président américain Joe Biden a marqué d'emblée sa différence avec son prédécesseur, qui a minimisé la pandémie de Covid-19 et renié l'Organisation mondiale de la santé en la qualifiant de "marionnette" aux mains de la Chine, en faisant intervenir l'immunologue Anthony Fauci à une réunion du conseil exécutif de l'OMS.

Dans son discours, Dr Fauci, qui était déjà membre de la cellule de crise du président Trump et a été nommé conseiller par Joe Biden, a annoncé que les Etats-Unis ont "l'intention de remplir leurs obligations financières envers l'organisation".

Il a également "remercié l'Organisation mondiale de la santé pour son rôle de chef de file dans la réponse de santé publique mondiale à cette pandémie".

Et, a-t-il dit, "les Etats-Unis sont prêts à travailler en partenariat et de façon solidaire pour soutenir la réponse internationale au Covid-19, atténuer son impact dans le monde, renforcer nos institutions, faire progresser la préparation aux futures épidémies, et améliorer la santé et le bien-être de tous les peuples du monde".

Bilan symbolique, le nombre des morts du Covid-19 aux Etats-Unis a dépassé mercredi celui des soldats américains tués pendant la Seconde Guerre mondiale : la première puissance mondiale déplore désormais 405.400 décès depuis le début de la pandémie. Pays le plus endeuillé en valeur absolue, les Etats-Unis sont aussi le pays le plus touché en nombre de cas (plus de 24,4 millions).

Joe Biden a réaffirmé que la lutte contre la pandémie serait l'une de ses priorités. Parmi les premières mesures, il a ordonné le retour des Etats-Unis au sein de l'OMS.

"Hier (mercredi), le président Biden a signé des lettres rétractant l'annonce de la précédente administration de se retirer de l'organisation, et ces lettres ont été transmises au secrétaire général des Nations unies et à vous, cher ami", le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué Dr Fauci.

"Une famille de nations"

Il a également annoncé que le président Biden doit publier une directive dans le courant de la journée, dans laquelle il fera part de l'intention des Etats-Unis de se joindre au dispositif Covax, mis en place par l'OMS pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés.

"C'est un grand jour pour l'OMS et un grand jour pour la santé mondiale", lui a répondu le chef de l'OMS.

"L'OMS est une famille de nations et nous sommes tous heureux que les Etats-Unis restent dans la famille. Nous sommes une famille", a-t-il ajouté.

En juillet dernier, Washington, qui avait dénoncé la "mauvaise gestion" par l'OMS de la pandémie et sa complaisance envers la Chine, avait officiellement lancé la procédure de retrait américain de l'institution, plombant les maigres finances de l'OMS.

S'exprimant au sujet de la mission internationale d'experts de l'OMS qui se trouve actuellement en Chine pour enquêter sur les origines du nouveau coronavirus, M. Fauci a souhaité que l'enquête soit "robuste et claire".

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