Liens d'accessibilité

L'élection présidentielle fixée au 8 février en Somalie


Le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud, 9 mars 2016

La Commission électorale somalienne a annoncé la date 8 février pour la tenue de la présidentielle qui a déjà été maintes fois reportée.

Le nouveau président somalien doit être choisi par les 275 députés et 72 sénateurs nouvellement élus au terme d'un processus électoral complexe construit autour du système clanique régissant la politique somalienne, et entaché de nombreuses accusations de corruption et de trucage.

Selon le calendrier publié par la Commission électorale et signé par son président Abdirahman Duale Beyle, les prétendants au poste de chef de l'État ont jusqu'au 29 janvier pour officialiser leur candidature. Ils s'exprimeront du 2 au 5 février devant le Parlement, qui sera ensuite chargé d'élire le président le 8 février.

L'élection du président devait initialement avoir lieu en août, mais elle a ensuite été plusieurs fois repoussée. La date du 8 février est toutefois la première annoncée depuis la prestation de serment des nouveaux parlementaires fin décembre.

Le suffrage universel avait été promis aux Somaliens. Mais cet engagement a été abandonné en 2015 en raison de luttes intestines et de tergiversations politiques combinées à une insécurité chronique due principalement aux islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui contrôlent de larges zones rurales et frappent régulièrement Mogadiscio.

Quelque 14.000 électeurs délégués - sur les 12 millions de Somaliens - ont voté entre octobre et décembre 2016 pour élire les 275 députés, parmi des candidats généralement choisis à l'avance par consensus et représentant chaque clan ou sous-clan.

Il s'agit cependant d'une avancée démocratique par rapport aux élections de 2012, où seulement 135 "elders" (notables) avaient désigné l'ensemble des députés.

La dernière élection véritablement démocratique en Somalie remonte à presque 50 ans, en 1969. L'instauration du suffrage universel est désormais planifié pour la prochaine élection en 2020.

La Somalie, privée de véritable Etat central depuis la chute de l'autocrate Siad Barre en 1991, est depuis plongée dans le chaos et la violence entretenus par milices claniques, gangs criminels et groupes islamistes.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG