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Égypte

La justice égyptienne ordonne la remise en liberté de 15 dissidents politiques

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi assiste au palais présidentiel éthiopien au Caire, Egypte, janvier. 27, 2019, (Photo: Présidence égyptienne)

La justice égyptienne a ordonné jeudi la libération de 15 dissidents politiques, au moment où les familles de détenus craignent la contagion de leurs proches par le nouveau coronavirus en prison, a-t-on appris de sources judiciaires.

Parmi les détenus concernés figure notamment Hassan Nafaa, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire, arrêté en septembre pour avoir soutenu quelques rares manifestations antigouvernementales, à l'appel d'un homme d'affaires égyptien exilé en Espagne.

Selon les organisations de défense des droits humains, environ 4.000 personnes avaient été arrêtées le même mois dans le pays. Des centaines avaient ensuite été relâchées.

Ancien directeur de campagne du président Abdel Fattah al-Sissi, Hazem Abdel-Azim, qui avait ensuite critiqué la politique du chef de l'Etat, figure également sur la liste des 15 personnes libérées sur ordre du parquet de la sécurité d'Etat.

Les autres détenus sont des responsables de partis d'opposition.

Le parquet n'a toutefois pas précisé si leur remise en liberté était une réponse aux inquiétudes des familles de détenus concernant la pandémie de nouveau coronavirus.

Le parquet n'a toutefois pas précisé si leur remise en liberté était une réponse aux inquiétudes des familles de détenus concernant la pandémie de nouveau coronavirus.

Mercredi, la police égyptienne a arrêté quatre militantes pour avoir manifesté devant le siège du gouvernement au Caire. Elles demandaient la libération des prisonniers de conscience, craignant leur contamination par le nouveau coronavirus.

Le parquet a ordonné jeudi la remise en liberté des quatre femmes, après le versement d'une caution par leurs familles.

Mais l'une des quatre femmes --la professeure de mathématiques Laïla Soueif-- aurait été transférée au parquet de la sécurité d'Etat, selon sa fille qui l'a vue être placée à bord d'un fourgon de la police.

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Le Parlement égyptien durcit la peine pour harcèlement sexuel

Des femmes manifestent contre le harcèlement sexuel au Caire, en Égypte, le 14 juin 2014.

La Chambre des représentants égyptienne a approuvé dimanche un amendement qui transforme le délit de harcèlement sexuel en crime, désormais passible d'une peine d'au moins cinq ans de prison contre un an et demi jusqu'alors.

L'amendement stipule que la peine minimale passe à sept ans d'emprisonnement en cas de circonstances aggravantes (port d'une arme ou harcèlement collectif par exemple), selon les médias locaux.

Selon des enquêtes menées par les Nations Unies, la plupart des femmes interrogées ont déjà été victimes de violences sexuelles, allant du harcèlement de rue aux attouchements et aux viols, dans ce pays conservateur.

Le mouvement égyptien #Metoo a pris de l'ampleur en Egypte depuis l'année dernière, de nombreuses femmes ayant témoigné de comportements sexuels abusifs.

Décès de Jihane el-Sadate, veuve de l'ancien président Anouar el-Sadate

Couples présidentiels : Les Égyptiens Anwar al-Sadat et Jihan al-Sadat, et les Américains Jimmy Carter et Rosalynn Carter à la Maison Blanche, le 26 mars 1979.

Jihane el-Sadate, seconde épouse du président égyptien Anouar el-Sadate assassiné en 1981 et importante personnalité publique, est décédée à l'âge de 87 ans, a indiqué vendredi la présidence égyptienne.

"La présidence de la République pleure avec une immense tristesse Jihane el-Sadate, épouse du feu président Anouar el-Sadate, héros de la guerre et de la paix", selon le communiqué officiel qui souligne que l'ancienne première dame était "un modèle pour les femmes égyptiennes".

Jihane el-Sadate était jeudi encore dans un état "critique", a déclaré son fils Mohamed Anouar el-Sadate, cité par le journal local Youm7. Elle a été hospitalisée plusieurs semaines en Egypte, après un voyage aux Etats-Unis pour des soins, selon la même source.

Selon le communiqué, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a décidé de la décorer, à titre posthume, de l'ordre de l'intégrité.

Née au Caire en 1933 d'une mère anglaise et d'un père égyptien, elle a été la seconde épouse du président Sadate qu'elle a épousé en 1949. Ce dernier a été assassiné le 6 octobre 1981 à l'âge de 63 ans par des islamistes.

Tour à tour universitaire et diplomate, Jihane el-Sadate a été une importante personnalité publique des 50 dernières années en Egypte. Elle enseignait jusqu'à cette année à l'université du Maryland aux Etats-Unis.

Charismatique, elle s'est investie dans les oeuvres caritatives et particulièrement dans la cause des femmes.

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