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L'Egypte "plus dangeureuse" que jamais pour les opposants (Amnesty)

Des barricades de police érigées à Alexandrie, en Egypte, 25 avril 2016. epa/ MAHMOUD TAHA ÉGYPTE OUT

L'intensification de la répression contre les opposants a rendu l'Egypte "plus dangereuse" que jamais pour les personnes osant critiquer pacifiquement le pouvoir, a estimé jeudi Amnesty International.

L'ONG de défense des droits humains a lancé ce cri d'alarme à la veille du 8e anniversaire du soulèvement populaire déclenché le 25 janvier 2011 et qui avait abouti au départ du président Hosni Moubarak, lors du Printemps arabe.

Selon Amnesty, les autorités égyptiennes ont arrêté au moins 113 personnes en 2018 parce qu'elles avaient "exprimé pacifiquement leur opinion".

"Aujourd'hui, il est plus dangereux que jamais dans l'histoire récente de l'Egypte de critiquer le gouvernement", a déclaré dans un communiqué la directrice d'Amnesty International pour l'Afrique du Nord, Najia Bounaim.

"Sous l'administration du président Abdel Fattah al-Sissi, l'Egypte est devenue une prison à ciel ouvert pour les dissidents", a encore déploré l'ONG.

Dans une récente interview accordée à la chaîne américaine CBS, M. Sissi avait nié que l'Egypte détienne des prisonniers politiques.

Son régime est régulièrement critiqué par les organisations de défense des droits humains qui dénoncent la répression d'opposants laïques ou de gauche tout comme les poursuites contre les partisans islamistes de la confrérie, aujourd'hui interdite, des Frères musulmans.

Outre les arrestations de plus en plus nombreuses de militants des droits humains, l'Egypte a adopté une loi permettant aux autorités de surveiller les comptes les plus populaires sur les réseaux sociaux et de les bloquer si elles estiment qu'ils diffusent de "fausses informations".

Pour les défenseurs de la liberté d'expression, ces mesures visent à restreindre les libertés sur internet, le seul espace où des voix critiques pouvaient encore s'exprimer contre le régime Sissi.

Les autorités rétorquent que ces mesures sont nécessaires pour la lutte antiterroriste.

Abdel Fattah al-Sissi est arrivé au pouvoir après la destitution en 2013 par l'armée, dont il était alors le chef, du président islamiste démocratiquement élu Mohamed Morsi. Il a été élu pour un deuxième mandat de président en mars 2018, en l'absence de rival de poids.

Avec AFP

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Al-Ahly remporte sa 9e Ligue des champions d'Afrique en battant Zamalek

Les joueurs d'Al Ahly célèbrent leur victoire en finale de la Ligue des champions de la CAF face au Zamalek au Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Le club d'al-Ahly a décroché vendredi son 9e titre de champion d'Afrique des clubs de football en battant le Zamalek (2-1), son grand rival cairote, dans une finale 100% égyptienne.

Le club le plus couronné du continent a ouvert le score sur corner par le milieu de terrain Amr al-Soleya (5e), puis Shikabala a égalisé pour Zamalek.

Au final, c'est une frappe spectaculaire de Mohamed "Afsha" Magdy (85e) qui a donné la victoire à al-Ahly.

Cette finale palpitante a complété une compétition qui a commencé en août de l'année dernière et qui a été constamment retardée par la pandémie du coronavirus.

Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.

Grâce à ce succès, le Sud-Africain Pitso Mosimane est devenu le troisième entraîneur, après l'Argentin Oscar Fullone et l'Égyptien Mahmoud el Gohary, à remporter le titre de champion de la Ligue des champions avec deux clubs.

Auparavant, M. Mosimane avait conduit les Mamelodi Sundowns d'Afrique du Sud à une victoire 3-1 sur le même Zamalek il y a quatre ans, lors de la finale de 2016.

Avant le coup d'envoi, les deux équipes ont observé un moment de silence en l'honneur de l'icône argentine Diego Maradona, décédé mercredi.

Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Exercices conjoints des forces armées aériennes de l'Égypte et du Soudan

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Le désert des Mamlouks, ou la Cité des morts qui ravive l'économie locale

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En Egypte, la "Cité des morts" fait vivre une communauté

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Le Zamalek favori contre le Raja en demi-finale retour de la Ligue des Champions d'Afrique

Le gardien de Zamalek Ahmed al-Shenawy lors de la super coupe d'Egypte match de football entre Al-Ahly SC et les clubs de football égyptiens de Zamalek, le 15 octobre 2015 au stade Sheik Hazza Bin Zayed à Al-Ain , EAU. PHOTO AFP / MARWAN NAAMANI

Le Zamalek (Egypte) est favori de la demi-finale retour de la Ligue des champions d'Afrique, déjà reportée deux fois, qu'il disputera finalement mercredi face au Raja Casablanca, après avoir remporté 1-0 le match aller au Maroc.

Cette demi-finale aura lieu au Caire et la finale, le 27 novembre prochain, est prévue au stade Borg al-Arab d'Alexandrie, entre le vainqueur de mercredi et un autre club égyptien, Al Ahly, le grand rival historique du Zamalek, a confirmé la Confédération africaine de football (CAF).

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a lui aussi été touché par le Covid-19, tout comme un total de 16 joueurs du Raja, ce qui avait provoqué les deux reports successifs de la demi-finale, et dans la foulée celui de la finale initialement prévue ce vendredi.

Le Zamalek, à domicile, espère refaire le coup du match aller, quand sa vedette marocaine Ashraf Bencharki avait marqué le seul but. L'entraîneur portugais Jaime Pacheco compte aussi sur des joueurs ayant manqué le match aller, comme le Tunisien Ferjani Sassi, lui aussi touché par le virus.

Selon Mido, l'ancien joueur égyptien de l'Ajax, de Tottenham et de Marseille, "le Raja est une bonne équipe mais n'a pas été dangereux pour le Zamalek au match aller. Ils ont passé leur temps à chercher un penalty dans la surface adverse".

Le Raja, dirigé par Jalam Al-Salami, a quand même bon espoir de renverser la tendance, malgré le manque de condition physique lié à la pandémie de coronavirus. Pour Salami, "les gros matches décisifs échappent à la logique". Il espère aussi que l'arbitrage sera meilleur qu'au match aller, "quand nous avons été privés d'un match nul".

Le milieu de terrain du Raja Abderrahim Achchakir est convaincu que le club marocain peut surmonter ce déficit de 1-0 au Caire: "Nous pouvons le faire", a déclaré le joueur de 33 ans, pour qui "le Raja a été très malchanceux de perdre le match aller": "Nous avons dominé à la fois au niveau de la possession et du territoire".

Programme des derniers matches de la Ligue des champions de la CAF:

Demi-finale retour, mercredi au Caire (20h00 locales, 18h00 GMT):

Zamalek (EGY) - Raja Casablanca (MAR) (match aller: 1-0)

Finale, le 27 novembre à Alexandrie (20h00 locales, 18h00 GMT):

Al Ahly (EGY) contre Zamalek (EGY) ou Raja Casablanca (MAR)

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