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Le sort du président Zuma connu "dans les prochains jours" selon Ramaphosa

Le président Jacob Zuma donne un discours au Cap, le 6 février 2018.

Le sort du président sud-africain, pressé de toutes parts de démissionner, devrait être connu "dans les prochains jours", a annoncé mercredi le chef du parti au pouvoir et probable futur chef de l'Etat, Cyril Ramaphosa.

"Hier soir, le président Jacob Zuma et moi-même avons entamé des discussions directes sur la transition et les questions liées au poste de président de la République", a déclaré M. Ramaphosa, ajoutant que les deux hommes seront en mesure "de rendre compte au pays dans les prochains jours" de l'issue de ces échanges.

En l'espace de vingt-quatre heures, les rebondissements se sont succédé dans la saga Zuma, empêtré dans les scandales de corruption et pressé de quitter le pouvoir.

Le très attendu discours annuel du président sur l'état de la nation, un des temps forts de la vie politique sud-africaine, a été repoussé à une date indéterminée pour éviter les débordements dans l'hémicycle. Une première.

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994, avait convoqué ce mercredi une réunion extraordinaire pour trancher la question de la "transition".

>> Lire aussi : Le sort de Zuma déchire l'ANC et plonge l'Afrique du Sud dans la crise

Mais, nouveau coup de théâtre, il a fait marche arrière et l'a reportée au 17 février en raison de "discussions fructueuses" entre les deux principaux acteurs de la crise, le président Zuma et son possible successeur Cyril Ramaphosa.

Rien n'a filtré sur la teneur de cet entretien qui s'est déroulé mardi soir au Cap, la capitale parlementaire, alimentant toutes les spéculations. La présidence a dû publier deux communiqués pour démentir les plus persistantes.

Mercredi, la présidente du parlement Baleka Mbete a appelé les Sud-Africains à "la patience".

"On ne peut pas présumer de ce qui va se passer. Par conséquent, on doit respecter le fait qu'il y ait des consultations" entre MM. Zuma et Ramaphosa, a-t-elle estimé.

>> Lire aussi : Nouvelle réunion de l'ANC mercredi pour décider du sort de Zuma

"Il n'y a pas besoin de paniquer", a assuré de son côté le secrétaire général de l'ANC, Ace Magashule. "Nous allons gérer ce problème avec la responsabilité qui s'impose".

La question épineuse d'un départ anticipé du président Zuma, dont le mandat expire en 2019, empoisonne l'ANC depuis l'élection en décembre de son nouveau chef, Cyril Ramaphosa, qui s'est fait le chantre de la lutte anti-corruption.

Le pays est depuis tiraillé entre deux centres de pouvoir: la présidence de la République et l'ANC. Une situation intenable.

'Paralysie'

Les jours du chef de l'Etat semblent comptés mais l'ANC s'est jusque-là montré incapable de trancher, divisé entre pro et anti-Zuma. "Il y a des positions différentes", a admis mardi la secrétaire générale adjointe du parti, Jessie Duarte.

L'ANC pourrait rappeler le chef de l'Etat, comme il l'a fait en 2008 avec Thabo Mbeki, ou saisir le Parlement d'une motion de défiance ou d'une procédure de destitution.

Le report du discours sur l'état de la nation illustre la profondeur de la crise au sein de l'ANC.

"Ce report est extraordinaire. Il paralyse les affaires courantes du gouvernement", a constaté l'analyste politique Richard Calland.

>> Lire aussi : L'ANC pressé de trancher le sort du président Zuma

"On est plongé dans l'inconnu. Il y a énormément de spéculations et il revient à l'ANC de clarifier" ce que se sont dit MM. Zuma et Ramaphosa, a-t-il ajouté à l'AFP. "Cette incertitude porte préjudice à tout le monde".

Pour l'analyste Ralph Mathekga cependant, le report de la réunion de l'ANC prévue mercredi "laisse à penser qu'un accord a été conclu pour le départ" de M. Zuma.

Dans un pays suspendu à l'avancement de leurs discussions, MM. Zuma et Ramaphosa participaient mercredi au Cap à des conseils des ministres restreints prévus de longue date.

La présidence a annoncé en outre la participation du "président Jacob Zuma" à une réception samedi, toujours au Cap.

Depuis son élection à la tête de l'ANC, M. Ramaphosa n'a de cesse que de pousser rapidement vers la sortie M. Zuma.

Mais la tâche s'avère extrêmement compliquée, comme le résumait mercredi un dessin dans le quotidien Business Day représentant le chef de l'ANC tentant vainement de fermer un rideau de théâtre: "C'est humiliant", lâche M. Ramaphosa.

Mis en cause dans de nombreux scandales de corruption, M. Zuma a plusieurs fois semblé proche de la démission ces dernières années. Mais il a jusque-là toujours réussi à l'éviter.

Dimanche, il a une nouvelle fois refusé obstinément de se plier aux injonctions de la direction de l'ANC, affirmant selon les médias locaux n'avoir rien à se reprocher.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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