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L'armée en "état d'alerte" après l'attaque d'un poste au Nigeria


Des soldats sécurisent des personnes fuyant Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria, le 8 décembre 2015

Les troupes engagées dans la lutte contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria ont reçu jeudi consigne de se tenir "en état d'alerte" après l'attaque d'un poste de l'armée, qui a permis aux jihadistes d'emporter plusieurs véhicules militaires.

Un message de la hiérarchie envoyé à toutes les bases de la région et que l'AFP a pu consulter a demandé à "toutes les unités et troupes de rester en état d'alerte et de ne pas se faire prendre au dépourvu".

"L'évaluation initiale suggère que 2 VBL (véhicules blindés) et 2 Hilux (pick-up) sont manquants" après une tentative d'assaut mené par les insurgés sur un poste militaire du village de Mainok, dans l'Etat de Borno, dans la nuit de mercredi à jeudi.

L'armée a également demandé à ses bases de "contrôler tous les véhicules" approchant de leurs positions dans la mesure où les insurgés "peuvent se faire passer pour (nos) propres forces".

L'armée régulière a pu repousser les assaillants grâce à des renforts, mais l'attaque est la dernière d'une série d'opérations similaires lancées par le groupe jihadiste contre l'armée, faisant craindre une résurgence des activités des extrémistes.

Au moins neuf combattants de Boko Haram ont été tués dans les combats qui ont duré une heure, selon le chef d'une milice civile d'autodéfense.

Contactée par l'AFP, l'armée n'était pas joignable dans l'immédiat.

En septembre 2013, des jihadistes déguisés en soldats avaient installé un barrage sur la route Maiduguri-Damaturu, au niveau de Benisheik, à 10 km de Mainok, et tué 167 personnes.

Les insurgés ont par ailleurs souvent utilisé des véhicules militaires et armes lourdes volés pendant des assauts contre des positions de l'armée pour mener de nouvelles attaques.

Les autorités nigérianes ne cessent de répéter que Boko Haram est sur le point d'être vaincu, après huit années d'insurrection qui ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est.

Mais le groupe continue à mener des attaques très meurtrières contre les civils et contre des cibles "dures" telles que l'armée.

Au moins six soldats nigérians ont ainsi été tués dans les environs de Damboa dans deux différentes embuscades tendues par des membres présumés de Boko Haram au cours du week-end, selon des sources sécuritaires.

Jeudi, les gouverneurs des 36 Etats nigérians réunis à Abuja ont par ailleurs approuvé un plan allouant un milliard de dollars (850 millions d'euros) supplémentaires à la lutte contre Boko Haram.

Selon le gouverneur de l'Etat d'Edo (sud), Godwin Obaseki, cet argent sera décaissé du compte fédéral d'excédent de pétrole brut, qui permet au gouvernement d'épargner sur les ventes d'or noir dépassant les prévisions budgétaires.

Avec AFP

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