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L'armée américaine tue 18 shebab en Somalie

le 8 juin

L'armée américaine a bombardé vendredi des positions de combattants islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, au sud du pays vendredi, tuant dix-huit d'entre eux, un raid aérien de "légitime défense", ont annoncé les autorités.

"Les forces américaines ont mené une frappe de légitime défense, visant des combattants shebab à 50 kilomètres au nord-ouest de Kismayo", au sud du pays, indique un communiqué du commandement américain pour l'Afrique diffusé samedi.

"La frappe aérienne américaine a été menée contre des combattants après que les Etats-Unis et leurs partenaires ont été attaqués", un raid mené "en coordination avec le gouvernement fédéral de la Somalie", précise le texte.

Le communiqué n'apporte pas davantage de détails sur les conditions de l'attaque dont le commandement américain dit avoir fait l'objet.

"Nous estimons actuellement que 18 terroristes ont été tués par la frappe. Deux autres terroristes ont été abattus par les forces somaliennes" pendant le combat, poursuit le texte.

Les Etats-Unis soutiennent la lutte contre les shebab, menée par le gouvernement fédéral somalien et la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), présente dans le pays depuis 2007.

Les shebab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicides, y compris dans la capitale somalienne, contre des cibles gouvernementales, sécuritaires ou civiles.

Avec AFP

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L'armée algérienne dit "non" aux principales demandes de la contestation

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (à gauche), s'est entretenu avec le chef d'état-major algérien Ahmed Gaid Salah à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger, le 20 mai 2014.

Homme fort de facto de l'Algérie, le chef d'état-major de l'armée a opposé lundi une fin de non-recevoir aux deux principales revendications du mouvement de contestation : le report de la présidentielle et le départ des figures du "système politique" en place.

Bien que légalement dénué de tout pouvoir décisionnaire, le général Ahmed Gaïd Salah est considéré par les observateurs comme celui qui donne le "la" depuis la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression conjuguée de la rue et de l'armée.

Ses interventions régulières, qui contrastent avec le mutisme et la transparence médiatique du chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui, sont scrupuleusement écoutées.

"La tenue de l'élection présidentielle permettra d'éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel et de tout ce qui s'en suivra comme dangers et dérapages aux conséquences désastreuses", a estimé le général Gaïd Salah, sans toutefois citer le 4 juillet, date fixée par M. Bensalah pour ce scrutin.

L'élection, selon lui, "mettra un terme" aux agissements de "tous ceux qui tentent de faire perdurer cette crise", née de la volonté acharnée du président Bouteflika de briguer un 5e mandat.

Cette décision de l'ex-chef de l'Etat, qui était au pouvoir depuis 20 ans, avait été longtemps soutenue par son entourage, dont le général Gaïd Salah, jusqu'à ce qu'elle fasse massivement descendre les Algériens dans la rue à partir du 22 février.

Le chef d'état-major de l'armée a également appelé à "accélérer la création et l'installation de l'instance indépendante pour l'organisation et la supervision" du scrutin, prévue par la Constitution.

- Exigence dangereuse -

Replacée au centre du jeu politique, l'armée appelle depuis au respect de ces délais constitutionnels alors que le mouvement de contestation exige avant tout scrutin la mise sur pied d'institutions de transition ad hoc pour réformer le pays, ainsi que le départ de l'ensemble des acteurs du "système".

"L'exigence du départ collectif de tous les cadres de l'Etat, sous prétexte qu'ils représentent les symboles du système" est "une revendication (...) irraisonnable, voire dangereuse et malveillante, qui vise à déposséder les institutions de l'Etat de ses cadres", a affirmé le général.

Un temps vu comme un allié de la contestation pour son rôle dans le départ de M. Bouteflika, après en avoir été un soutien indéfectible durant 15 ans, le général Gaïd Salah est depuis plusieurs semaines la cible des manifestants pour son refus de sortir du cadre de la Constitution.

"La tenue des élections est le seul moyen de garantir la pérennité du système" au pouvoir en Algérie, a expliqué à l'AFP Mohamed Hennad, ancien enseignant en sciences politiques à l'Université d'Alger, pour qui "le système est prêt à aller droit dans le mur".

De sérieuses interrogations subsistent sur la viabilité d'un scrutin dont les électeurs manifestent chaque semaine pour en demander le report. Aucun candidat d'envergure ne s'est publiquement manifesté à quelques jours de la date-limite du dépôt des dossiers, pas même au sein des partis de la coalition ayant soutenu M. Bouteflika.

- "Fini politiquement" -

Seuls trois petits partis ont pour l'heure retiré des dossiers de candidatures, selon le ministère de l'Intérieur.

"Il est impossible d'organiser ces élections : le socle électoral est dans la rue" et "celui qui se présente à une présidentielle organisée" par le pouvoir actuel "est fini" politiquement, estime Moussaab Hammoudi, chercheur doctorant à l'Ecole des Hautes études en Sciences sociales (EHESS) à Paris.

Les personnalités sollicitées par le pouvoir pour se présenter ont toutes décliné, selon plusieurs observateurs.

Le général Gaïd Salah "s'entête dans cette solution", probablement "poussé par son entourage, les autres généraux", qui s'accrochent aux délais pour ne pas tomber dans "la configuration du coup d'Etat si les échéances passent", ajoute le chercheur.

L'armée "a peur d'une période de transition" réclamée par les protestataires car, alors, elle "va devoir rendre le pouvoir aux civils" et "sortira du jeu politique", poursuit M. Hammoudi.

Difficile de savoir de quelle marge de manoeuvre dispose l'armée si la présidentielle ne pouvait pas être organisée : "On ne sait pas (...) s'il (Gaïd Salah) donne des ordres ou des conseils. Donner des ordres au peuple ne fait pas partie de ses compétences, quant aux conseils il peut les donner directement aux personnes visées", souligne M. Hennad.

Lundi, le chef d'état-major a appelé à faire "émerger de vrais représentants" qui transmettront "les revendications populaires dans le cadre d'un dialogue (...) avec les institutions de l'Etat". Un dialogue dont l'armée ne sera pas "partie prenante", a-t-il assuré.

Au Malawi, une présidentielle et des législatives très ouvertes

Peter Mutharika, candidat du Parti démocrate-progressiste (DPP) du Malawi aux élections présidentielles, quitte sa maison flanquée de son compatriote Saulos Chilima, à Blantyre, le 25 mai 2014.

Le Malawi se rend aux urnes mardi pour une élection présidentielle à l'issue incertaine, où le sortant Peter Mutharika brigue un second mandat face à deux sérieux adversaires qui ont fait de la lutte contre la corruption leur thème de prédilection.

Les électeurs sont aussi appelés à renouveler leurs députés et conseillers locaux dans ce petit Etat agricole d'Afrique australe.

En campagne, Peter Mutharika, 78 ans, a défendu son bilan, mettant en avant l'amélioration des infrastructures, en particulier des routes, dans l'un des pays les plus pauvres au monde.

"Depuis notre arrivée au pouvoir en 2014, nous nous sommes attelés à réparer le Malawi (...) Nous avons mis le Malawi sur le chemin du progrès", a-t-il affirmé lors de son dernière réunion publique de campagne samedi à Blantyre.

La moitié des 18 millions de Malawites vivent cependant toujours sous le seuil de pauvreté et seuls 11% de sa population ont accès à l'électricité.

Peter Mutharika a promis de "faire du Malawi un pays meilleur d'ici cinq ans". "L'opposition n'a aucune raison de me critiquer. Pas une seule", a-t-il assuré.

Ses principaux opposants - le chef de l'opposition Lazarus Chakwera, à la tête du parti du Congrès du Malawi (MCP) de l'ancien dictateur Hastings Banda (1964-1994), et le vice-président Saulos Chilima - ont pourtant dénoncé la corruption qui a entaché sa présidence.

Le chef de l'Etat, qui s'était engagé à lutter contre ce fléau à son arrivée au pouvoir, s'est lui-même retrouvé impliqué dans un scandale de pots-de-vin à la suite de l'attribution d'un contrat de millions de dollars à la police.

"Nous devons mettre fin à la corruption", a insisté Lazarus Chakwera, qui a reçu le soutien de poids de l'ex-présidente Joyce Banda (2012-2014).

L'ancien pasteur évangéliste compte bien cette année prendre sa revanche, lui qui était arrivé deuxième du scrutin en 2014, avec 450.000 voix de retard seulement sur Peter Mutharika.

Le vice-président Chilima espère de son côté créer la surprise, après avoir claqué la porte l'an dernier du Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir), pour lancer sa formation, le Mouvement uni de transformation (UTM).

A 46 ans, il compte séduire une partie de la jeunesse, au fort poids électoral : les moins de 35 ans représentent plus de la moitié des 6,8 millions d'électeurs du Malawi.

- Paysage politique fragmenté -

En campagne, il n'a pas hésité, pour témoigner de sa forme, à enchaîner en plein meeting des pompes sur scène. Sa femme, elle, l'a soutenu avec un clip de rap.

Pour cette élection présidentielle à un seul tour, "la course est incertaine compte tenu de la fragmentation des partis politiques", a estimé Michael Jana, professeur de science politique à l'université sud-africaine de Witwatersrand.

"Que se passera-t-il en cas de victoire avec une très faible avance ?", s'inquiète Dan Banik de l'université du Malawi. "Les perdants accepteront-ils la défaite ?"

Un quatrième candidat pourrait jouer les trouble-fête, l'actuel ministre de la Santé Atupele Muluzi, du Front démocratique uni (UDF), selon les observateurs.

Ce jeune leader de 41 ans, fils du président Bakili Muluzi (1994-2004), "ne semble pas bénéficier d'un soutien national", note Dan Banik. "Beaucoup se demandent si l'UDF est vraiment un parti d'opposition", ajoute-t-il.

La campagne s'est déroulée dans le calme, selon une nouvelle loi sur le financement des partis qui les oblige à déclarer les dons et interdit toute distribution d'argent liquide aux électeurs.

Peter Mutharika "devrait gagner pour qu'on continue à vivre en paix et qu'il continue sa mission de développement. Il a fait du bon boulot et il n'y a absolument aucune raison de le remplacer", a estimé Flora Malewa, une femme d'affaires de 25 ans.

Une Malawite de 65 ans, Kampini Songayabele, est-elle nostalgique de l'ère d'Hastings Banda et de son parti.

"J'ai grandi en voyant les résultats accomplis par le MCP. Les autres partis n'ont jamais fait aussi bien que lui. Je vais donc voter pour le MCP" au pouvoir jusqu'aux premières élections multipartites en 1994, a-t-elle prévenu.

Les bureaux de vote ouvrent mardi à 06H00 (04H00 GMT) et fermeront à 18H00 (16H00 GMT).

Accusée de complot, la femme politique Louisa Hanoune reste en détention

Louisa Hanoune, deuxième à gauche, chef du parti des travailleurs algériens, assiste à la session du vote sur les réformes constitutionnelles à Alger, le 7 février 2016.

La justice militaire algérienne a refusé lundi de remettre en liberté de la cheffe du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), Louisa Hanoune, inculpée pour "complots" contre l'Etat et l'armée, a annoncé un de ses avocats à l'AFP.

"La chambre d'accusation a confirmé le mandat de dépôt" délivré le 9 mai par le juge d'instruction du tribunal militaire de Blida, à une quarantaine de km au sud d'Alger, contre Mme Hanoune, a déclaré à l'AFP un de ses avocats, Me Mokrane Ait-Larbi.

Les motivations de la décision n'ont pas été communiquées dans l'immédiat à la défense, a précisé Me Ait-Larbi, qui a annoncé qu'une demande de remise en liberté de Mme Hanoune serait déposée dans un mois.

Le tribunal militaire n'a pas communiqué.

Députée depuis 1997 et candidate aux trois dernières élections présidentielles en Algérie, Louisa Hanoune est inculpée de complots contre l'armée et l'Etat dans un dossier visant Saïd Bouteflika, ainsi que les ex-patrons des services secrets, les généraux Mohamed "Toufik" Mediene et Athmane "Bachir" Tartag, inculpés des mêmes chefs.

Frère cadet du président Abdelaziz Bouteflika, contraint le 2 avril à la démission face à un mouvement de contestation inédit, Saïd Bouteflika est accusé depuis plusieurs années d'avoir renforcé ses pouvoirs, au point d'apparaître comme un "président bis", à mesure de la dégradation de l'état de santé de son frère dont il était le "conseiller spécial".

La défense de Mme Hanoune a admis qu'elle avait participé à une réunion avec Saïd Bouteflika et "Toufik" le 27 mars, au lendemain d'une déclaration du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, demandant publiquement le départ du pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika.

Quelques jours plus tard, le général Gaïd Salah avait accusé, sans les nommer, Saïd Bouteflika et les généraux Mediene et Tartag de se réunir pour comploter contre l'armée.

Le général Khaled Nezzar, ancien homme fort de l'Algérie dans les années 1990, a affirmé que Saïd Bouteflika, qui ne disposait d'aucun pouvoir constitutionnel, lui avait dit envisager d'instaurer l'état de siège et de démettre le général Gaïd Salah, afin de mettre fin à la contestation contre son frère.

Un millier de personnalités françaises ont signé vendredi un appel réclamant la "libération immédiate" de Mme Hanoune, souvent décrite comme une pasionaria trotskiste mais également accusée par ses détracteurs d'avoir longtemps fait le jeu du "système" au pouvoir, en participant aux élections et en ménageant ses critiques contre M. Bouteflika.

Afrique du Sud : licenciement de plus de 600 mineurs grévistes

Annah Muvhali, 55 ans, et Cristina Ndou, récolteuses de fruits baobabs, ont récolté des fruits de baobab dans le village de Muswodi Dipeni, dans la province du Limpopo, près de Mutale, le 28 août 2018.

Le groupe minier Anglo American a annoncé lundi le licenciement de plus de 600 employés grévistes d'une mine de platine en Afrique du Sud.

Des mineurs du site de Mototolo, dans la province du Limpopo (nord), avaient cessé le travail le 12 mai malgré une décision de justice le leur interdisant, a expliqué Anglo American Platinum (AAP) dans un communiqué.

AAP a donc décidé de licencier 643 personnes, "soit environ la moitié du personnel travaillant sous terre", selon le groupe.

Le syndicat Giwusa, à l'origine du mouvement de grève, a affirmé, lui, que 947 mineurs avaient été congédiés.

Les salariés de Mototolo dénoncent le changement de leur couverture médicale à la suite du rachat par AAP de la mine en novembre 2018.

Anglo American affirme de son côté que la nouvelle assurance médicale présente "les mêmes avantages" que la précédente.

"Si la couverture médicale était identique, il n'y aurait pas besoin de faire grève", a réagi le responsable de Giwusa dans le Limpopo, Teddy Thobakgale, interrogé par l'AFP.

Les grévistes ont fait appel de leur licenciement, a-t-il précisé.

Longtemps un des moteurs de l'activité économique de l'Afrique du Sud, le secteur minier a amorcé ces dernières années un lent déclin, victime des variations des cours des matières premières et de la hausse de ses coûts de production.

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