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Ryad admet que Khashoggi a été tué dans son consulat d'Istanbul, aucune trace du corps

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi à son arrivée au consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, en Turquie, sur image fixe extraite d'une vidéo de vidéosurveillance obtenue par TRT World, le 2 octobre 2018.

L'Arabie saoudite a admis samedi, 17 jours après la disparition de Jamal Khashoggi, que le journaliste saoudien avait été tué à l'intérieur du consulat du royaume à Istanbul, sans toutefois révéler d'informations permettant de localiser son corps.

Estimant que beaucoup de questions restaient sans réponse, Berlin, Londres, Paris et l'ONU, mais aussi des ONG, ont appelé à une enquête approfondie permettant de faire toute la lumière sur cette affaire qui a suscité une onde de choc mondiale et terni l'image de Ryad.

Dans le même temps, les enquêteurs turcs ont poursuivi leurs investigations, fouillant notamment une vaste forêt proche d'Istanbul, et Ankara a annoncé qu'elle allait "tout" révéler sur le sort du journaliste.

La confirmation de sa mort a été relayée peu avant l'aube par l'agence de presse officielle saoudienne SPA, qui a évoqué, citant le parquet, une "rixe" au consulat du royaume à Istanbul.

"Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l'ont reçu au consulat ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing (...), ce qui a conduit à sa mort", a indiqué dans un communiqué le procureur général Saoud al-Mojeb. Il n'a pas précisé où se trouvait le corps de M. Khashoggi.

Deux hauts responsables ont été limogés et 18 suspects ont été arrêtés, tous Saoudiens, a précisé le parquet.

Jusqu'ici, Ryad affirmait que M. Khashoggi, qui était entré le 2 octobre au consulat d'Istanbul pour des démarches administratives, en était ressorti, qualifiant de "sans fondement" des accusations de responsables turcs selon lesquelles le journaliste avait été tué au consulat.

- Explications "insuffisantes" -

En confirmant la mort de M. Khashoggi, l'Arabie saoudite, dont l'image a terriblement souffert, a annoncé la destitution d'un haut responsable du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, et celle d'un important conseiller à la cour royale, Saoud al-Qahtani, deux proches collaborateurs du jeune et puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, surnommé MBS.

Renvoyer ces deux hommes "c'est aller aussi près de MBS qu'il est possible d'aller", a relevé l'expert Kristian Ulrichsen, du Baker Institute de l'université de Rice, aux Etats-Unis.

"Si (la révélation) au goutte à goutte de détails supplémentaires (sur la mort de M. Khashoggi) continue, il n'y aura plus rien pour protéger MBS", a-t-il ajouté.

Critique envers MBS, M. Khashoggi vivait en exil depuis 2017 aux Etats-Unis où il collaborait notamment avec le Washington Post.

A un journaliste qui demandait au président américain Donald Trump, grand allié de l'Arabie saoudite, s'il jugeait "crédible" la version annoncée par Ryad samedi, ce dernier a répondu: "Oui, oui".

"Encore une fois, il est tôt, nous n'avons pas fini notre évaluation, ou enquête, mais je pense qu'il s'agit d'un pas très important", a-t-il affirmé.

Mais pour la chancelière allemande Angela Merkel, les explications de Ryad sont "insuffisantes" et les "raisons de fond" derrière la mort du journaliste doivent être dévoilées.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lui aussi estimé que "de nombreuses questions restent (…) sans réponse", demandant dans un communiqué "une enquête exhaustive et diligente pour établir l'ensemble des responsabilités".

Un peu plus tôt, le ministère britannique des Affaires étrangères avait, lui, appelé à ce que les "personnes responsables de cet acte horrible soient jugées".

- "Dissimulation saoudienne" -

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré "profondément troublé" après l'annonce saoudienne, soulignant "la nécessité d'une enquête rapide, approfondie et transparente sur les circonstances du décès".

Les conclusions saoudiennes ne sont "pas dignes de confiance", a pour sa part indiqué Amnesty International dans un communiqué. Selon l'ONG, une enquête indépendante "sera la seule garantie contre ce qui apparaît de plus en plus comme une dissimulation saoudienne des circonstances de l'assassinat de Khashoggi".

Demande également réitérée par Reporters sans frontières (RSF), qui a appelé à maintenir la "pression" sur Ryad.

Un groupe de journalistes basé à Istanbul, dont Jamal Khashoggi faisait partie, a réclamé la condamnation des "vrais responsables".

"Nous demandons que non seulement ces 18 hommes (suspects arrêtés), mais aussi ceux qui leur ont donné les ordres soient punis", a déclaré Turan Kislakci, chef de l'association turco-arabe des médias (TAM).

La presse turque a publié ces derniers jours de nouvelles révélations accablantes pour les Saoudiens, selon lesquelles Jamal Khashoggi a été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition.

Dans une interview posthume diffusée par le magazine Newsweek, Khashoggi affirmait ne pas appeler au renversement du pouvoir saoudien, "parce que ce n'est pas possible", mais simplement souhaiter "une réforme du régime".

Il dénonçait le style "autoritaire" du prince héritier, affirmant qu'en dépit de ses réformes, il dirigeait le royaume comme son grand-père. "C'est un leader tribal démodé", avait-il dit.

Avec AFP

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Les fans se rassemblent à l'Obélisque de Buenos Aires pour rendre hommage à Maradona

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Un million d'élèves ont arrêté l'école au Honduras

Photo d'illustration (Reuters)

Près d'un million d'enfants et d'adolescents ont quitté l'école cette année au Honduras, du fait de la suspension des cours et du confinement imposés pour tenter de contenir la pandémie de Covid-19, selon une étude de l'ONG Casa Alianza.

L'organisation non gouvernementale Casa Alianza, qui se consacre à la protection des mineurs en Amérique latine, avertit dans ce rapport que sur près de 1,8 million d'enfants et adolescents inscrits, "quasiment un million ont abandonné le système scolaire national cette année" depuis l'instauration du couvre-feu sanitaire en mars.

Ces abandons concernent particulièrement les écoles et les collèges publics des zones défavorisées, mais touchent également les écoles privées parce que de nombreux parents ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et ne peuvent financer une éducation virtuelle à distance, selon cette étude.

L'abandon scolaire est d'autant plus grave que les mineurs sont exposés à l'exclusion sociale et risquent d'être recrutés par des gangs, alerte l'Ong.

Le Honduras présente un taux d'homicides parmi les plus élevés du monde avec le Guatemala et le Salvador, où des gangs violents sèment la terreur dans les grandes villes.

Le Mexique veut en finir avec le "machisme qui tue"

Des femmes placent des croix dans les rues de Mexico pour dénoncer les fémicides lors de la Journée internationale de la femme, le 9 mars 2020. Environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année dans le pays (AP/Marco Ugarte)

"Le machisme tue, détruit la vie des femmes et limite le développement de notre pays", a déclaré la ministre de l'intérieur Olga Sanchez à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence contre les femmes et les filles.

"Nous avons une dette historique envers les femmes, en particulier les victimes de la violence, et nous ne pouvons pas permettre l'impunité", a martelé Olga Sanchez, insistant sur la nécessité de "ne plus reproduire le système culturel machiste et patriarcal" très ancré au Mexique.

Selon les chiffres de l'Institut national des statistiques, environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année et six femmes sur dix ont subi une agression au cours des dix dernières années au Mexique.

Les statistiques montrent également qu'en moyenne 32 filles de 10 à 14 ans contractent des grossesses précoces chaque jour à la suite d'abus sexuels, et qu'une sur quatre a subi des violences en milieu scolaire.

Seule la moitié des auteurs de fémicides sont condamnés et dans certains États l'impunité atteint 98%, selon un rapport présenté lors de la conférence quotidienne du président Andrés Manuel López Obrador.

Des défilés d'organisations féministes étaient prévus dans tout le pays, sous protection des autorités et des organisateurs.

Le 9 novembre, la police de Cancun a tiré des coups de feu en l'air alors que des manifestants, pour la plupart des femmes, protestaient devant l'hôtel de ville après le meurtre brutal d'une jeune femme. Cet incident avait suscité de nombreuses critiques dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

Diego Maradona, légendaire star du football mondial, est mort

L'entraîneur de l'Argentine Diego Maradona réagit lors du quart de finale de la Coupe du monde 2010 Argentine - Allemagne au stade Green Point du Cap, en Afrique du Sud, le 03 juillet 2010.

La légende du football mondial, Diego Armando Maradona, est décédée mercredi à l'âge de 60 ans.

M. Maradona, un fier Argentin, a succombé à une insuffisance respiratoire, selon le quotidien espagnol El País. D’après l’Agence France Presse, il serait plutôt mort d’une crise cardiaque.

Le légendaire numéro 10 de la sélection albicéleste avait captivé les fans de football du monde entier dans les années 1980 et 1990.

D’après El País, Diego Maradona est né deux fois : d’abord juridiquement le 30 octobre 1960 dans la banlieue de Buenos Aires, puis le 22 juillet 1986 à Mexico lorsqu’il marqua ce qui reste connu dans les annales du football comme “le but magique” face à l’Angleterre.

Idole de millions de férus du ballon rond, Maradona captive l’attention du monde tant par ses prouesses sur les stades que par ses excès en dehors : drogues, maladies, obésité et un cœur défaillant.

La mort du Pibe de Oro, l’enfant d’or, pourtant retraité depuis 1997, laisse un vide dans le monde du football.

Un deuil national de trois jours a été décrété en Argentine.

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