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L'ex-directeur de campagne de Trump inculpé de complot contre les Etats-Unis

  • VOA Afrique

Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Trump, à la Convention républicaine, à Cleveland, le 17 juillet 2016.

L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, est visé par 12 chefs d'inculpation, dont complot contre les Etats-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l'étranger, a annoncé le porte-parole du procureur spécial de l'enquête russe.

M. Manafort, qui s'est rendu lundi au bureau du FBI du Washington, pourrait être présenté à la justice dans la foulée, a précisé Peter Carr, le porte-parole de Robert Mueller.

L'acte d'inculpation de 31 pages ne fait toutefois aucune référence à la campagne présidentielle de Donald Trump. Il ne suggère pas non plus une quelconque collusion entre l'équipe du candidat républicain et les autorités russes visant à fausser le résultat du scrutin.

Selon le New York Times, le nom de Rick Gates apparaît sur des documents de sociétés domiciliées à Chypre et par lesquelles Paul Manafort aurait reçu des paiements en provenance d'Europe de l'Est.

Plus de 75 millions de dollars ont transité par des comptes offshore gérés par les deux hommes, Paul Manafort étant accusé d'avoir blanchi à lui seul 18 millions de dollars.

Paul Manafort a dirigé la campagne de Donald Trump jusqu'en août 2016 avant d'être contraint de démissionner notamment suite à des révélations sur ses liens avec des oligarques ukrainiens pro-russes.

Le FBI avait perquisitionné fin juillet une de ses résidences et avait saisi des documents.

La chaîne CNN avait annoncé vendredi qu'un grand jury fédéral avait approuvé les premières inculpations dans l'enquête du procureur Mueller. Les rumeurs allaient bon train pendant le week-end à Washington sur les personnes ciblées par ces inculpations et l'imminence de possibles arrestations.

Les chefs d'inculpation visant Robert Mueller, actuellement sous scellés, pourraient être connus dans la journée de lundi.

"Cela fera une grande différence si l'inculpation concerne une transaction financière vieille de 15 ans, ou des conversations avec la Russie il y a 15 jours", a prévenu l'élu républicain Trey Gowdy, sur Fox News.

'Ce n'est que le début'

Robert Mueller, nommé le 17 mai par le numéro deux du ministère de la Justice, a pour mission d'enquêter sur l'existence d'une éventuelle collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump, mais il a également le pouvoir de remonter toute piste émanant de ses investigations.

Le président républicain, dans une série de tweets dimanche, a encore réfuté la moindre "collusion" avec la Russie durant la campagne.

"Toutes ces histoires 'russes' juste quand les républicains s'attaquent à une baisse et réforme historiques des impôts. Est-ce une coïncidence ? NON!" a-t-il tweeté.

Lui-même ne semble pas visé, dans l'immédiat, par l'enquête. C'est ce qu'a assuré le gouverneur républicain du New Jersey Chris Christie, un allié, dimanche: "Le président ne fait pas l'objet d'une enquête". "Personne ne lui a dit qu'il l'était", a-t-il dit, en expliquant que les avocats des suspects étaient généralement en contact avec les procureurs avant une mise en examen.

"Quoiqu'il arrive, ce n'est que le début", a estimé le sénateur indépendant Angus King, apparenté au groupe démocrate, sur CNN. Robert Mueller, a-t-il dit, est "un pro" qui "remontera les faits, où qu'ils mènent".

M. Mueller, patron du FBI de 2001 à 2013, ne s'est jamais exprimé publiquement sur l'enquête ultra-sensible dont il est chargé.

Il a été nommé après le limogeage du directeur du FBI James Comey, pour reprendre l'enquête qui était menée par la police fédérale, afin d'en garantir l'indépendance.

Ces investigations sont distinctes des trois enquêtes principales menées par trois commissions du Congrès.

Avec AFP

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