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États-Unis

L'administration Trump supprime une nouvelle aide aux Palestiniens

Des sac de nourriture de la UNRWA pour les Palestiniens, à Gaza, le 1er septembre 2018.

Les Etats-Unis ont supprimé dimanche une nouvelle tranche d'aide destinée aux Palestiniens, après avoir déjà mis fin à plus de 200 millions de dollars (170 millions d'euros) d'aide qui leur étaient destinés, selon une source diplomatique.

Ces nouvelles coupes américaines concernent des programmes visant à rapprocher Palestiniens et Israéliens, dotés jusque là d'un budget de 10 millions de dollars (8,6 millions d'euros), d'après une source au sein de l'ambassade américaine en Israël.

"Nous réaffectons une partie de ces 10 millions de dollars qui était destinée à la gestion des conflits", a-t-elle indiqué.

La source n'a pas indiqué le montant exact de la somme réaffectée, mais a précisé que les programmes en question seront désormais consacrés à la réconciliation entre Israéliens et Arabes israéliens, qui représentent 17,5% de la population d'Israël.

Le 24 août, les Etats-Unis ont annoncé l'annulation de plus de ces 200 millions de dollars d'aide en faveur des Palestiniens. Cet argent sera désormais utilisé pour "améliorer" des programmes en Israël, a indiqué la source au sein de l'ambassade américaine.

L'administration américaine avait annoncé cette coupe de l'aide aux Palestiniens une semaine avant de faire savoir qu'elle arrêtait également le financement de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), mettant en péril sa viabilité financière.

Les Etats-Unis étaient les principaux contributeurs de l'Unrwa, avec 350 millions de dollars (300 millions d'euros) versés en 2017, même s'ils n'avaient versé que 60 millions de dollars (52 millions d'euros) en janvier 2018.

Le président américain Donald Trump a dit avoir pris ces décisions pour forcer les Palestiniens à négocier alors que l'Autorité palestinienne a rompu tout contact avec Washington depuis la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël début décembre

Le statut de la Ville sainte est l'un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens souhaitant faire de Jérusalem-Est la capitale de leur Etat. Ils dénient désormais aux Etats-Unis tout rôle de médiateur dans le processus de paix avec Israël.

Avec AFP

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Destitution de Trump: les moments marquants des premiers témoignages télévisés

William Taylor, ancien ambassadeur en Ukraine qui est désormais chargé d’affaires à Kiev, et George Kent, secrétaire d’Etat adjoint chargé des affaires européennes et eurasiennes, ont été entendus mercredi. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Une révélation, des attaques républicaines, un peu de géopolitique: deux diplomates américains ont été longuement entendus mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès depuis le début de l'enquête en destitution de Donald Trump.

Voici les moments les plus marquants des témoignages télévisés de William Taylor, le plus haut diplomate de l'ambassade des Etats-Unis à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine:

- La priorité de Trump en Ukraine -

William Taylor a rapporté un échange parvenu à ses oreilles récemment, qui donne l'image d'un Donald Trump obsédé par ses intérêts politiques personnels.

Le 26 juillet, un jour après avoir demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival politique Joe Biden, le président américain s'est entretenu par téléphone avec un de ses proches, l'ambassadeur auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, qui se trouvait à Kiev.

Un des collaborateurs de M. Taylor, qui avait entendu les deux hommes discuter, avait ensuite demandé à M. Sondland ce que le locataire de la Maison Blanche pensait de l'Ukraine.

"L'ambassadeur Sondland a répondu que le président Trump s'intéressait davantage à l'enquête sur Biden" qu'à la situation dans ce pays, a révélé l'attaché d'affaires.

- "Témoin vedette" -

Plusieurs élus républicains ont reproché aux deux diplomates de n'avoir jamais parlé avec Donald Trump et d'extrapoler à partir de sources indirectes.

"Dans une phrase, on a six personnes impliquées dans quatre conversations", a ironisé Jim Jordan en interrogeant William Taylor: "Je ne peux pas y croire: vous êtes leur témoin vedette !"

"Je pensais avoir été clair quand j'ai dit que je n'étais pas ici pour prendre parti pour un camp ou un autre", a rétorqué l'ambassadeur sans se départir de son calme.

- Le canal "irrégulier" -

Les deux diplomates ont décrit comment un canal diplomatique "irrégulier" avait peu à peu pris le pas sur le canal "officiel" en Ukraine.

Ce canal, mis en place par l'avocat personnel de Donald Trump Rudy Giuliani, allait "à l'encontre" des intérêts américains dans ce pays", selon M. Taylor.

M. Giuliani "cherchait de quoi salir" Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de 2020, a déclaré George Kent. "A la mi-août, il m'est apparu évident que ses efforts" "contaminaient désormais" les relations entre Kiev et Washington, a-t-il ajouté.

- Le fils Biden -

Le fils de Joe Biden, Hunter, est entré au conseil d'administration d'un groupe gazier ukrainien, Burisma, en 2014. Au même moment, son père, en tant que vice-président des Etats-Unis, s'est impliqué dans les efforts américains pour soutenir ce pays en pleine révolution.

Or, Donald Trump accuse Joe Biden d'avoir réclamé peu après le limogeage d'un procureur ukrainien pour protéger ce groupe d'une enquête de corruption.

George Kent a reconnu avoir signalé à la Maison Blanche que la nomination d'Hunter Biden risquait de créer "l'impression d'un conflit d'intérêt".

"Je n'ai toutefois jamais vu aucun effort américain pour protéger Burisma d'une enquête", a-t-il ajouté, en assurant qu'il n'existe "aucune" base pour soutenir les accusations du président.

- Les morts ukrainiens -

Tout au long de l'audition, les deux diplomates ont tenté de rappeler les enjeux du dossier pour l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont suspendu au début de l'été une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à ce pays, finalement débloquée à la mi-septembre. M. Trump est soupçonné de s'en être servi pour faire pression sur Kiev.

Or, cette aide était "cruciale pour la défense de l'Ukraine" engagée depuis cinq ans dans un conflit armé avec la Russie, a souligné M. Taylor.

Le diplomate a raconté s'être rendu la semaine dernière sur la ligne de front où un soldat ukrainien venait de mourir, laissant entendre que, sans cette aide, le bilan aurait pu être plus lourd.

Avec AFP

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