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Les Palestiniens examinent les possibilités de riposte à l'administration Trump


Le président palestinien Mahmoud Abbas assiste à une réunion avec le plus haut organe décisionnel du Conseil central palestinien, à son siège, à Ramallah, en Cisjordanie, le 15 août 2018.

La direction palestinienne examine les possibilités de riposter aux mesures de l'administration américaine de Donald Trump, y compris l'éventualité de suspendre la coopération dans le domaine de la sécurité, a indiqué une haute responsable.

"Cela fait partie de mesures possibles auxquelles nous réfléchissons", a affirmé Hanane Achraoui, une responsable de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), interrogée sur l'éventualité d'une rupture complète de la coopération avec les Etats-Unis, y compris sur la sécurité et le renseignement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a gelé les relations avec l'administration Trump depuis décembre 2017 et la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d'Israël. M. Abbas refuse toute interaction diplomatique en vue d'un règlement du conflit avec Israël. Il accuse les Etats-Unis de parti pris outrancièrement pro-israélien.

Au cours des dernières semaines, l'administration américaine a pris une série de mesures sanctionnant le refus palestinien de lui parler. Elle a annoncé lundi la fermeture de la représentation de l'OLP à Washington. Elle a coupé en 2018 quelque 500 millions de dollars d'aide aux Palestiniens.

L'aide aux services de sécurité palestiniens a été préservée, et les liens entre la CIA et le Renseignement palestinien passent pour être parmi les rares maintenus. En pleines tensions bilatérales, des responsables de la sécurité et du renseignement palestiniens se sont rendus début septembre à Washington pour des entretiens avec la CIA, a rapporté le site d'information israélien Axios, citant des membres du Parlement israélien reçus par le président Abbas.

Les Etats-Unis verseront 61 millions de dollars en 2018 au titre de la sécurité palestinienne, selon l'ambassade américaine en Israël. La coordination entre services de sécurité palestiniens et israéliens passe pour jouer un rôle important dans la stabilité de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël.

Les différentes options envisagées par la direction palestinienne, sur lesquelles Mme Achraoui est restée vague, seront discutées lors d'une prochaine session du Conseil central de l'OLP, organe clé de cette organisation internationalement reconnue comme la représentante de tous les Palestiniens, a dit Mme Achraoui à des journalistes à Ramallah.

Le Conseil central se réunira après l'Assemblée générale des Nations unies, devant laquelle le président Abbas doit s'exprimer le 27 septembre.

Mme Achraoui a dénoncé de la part de l'administration Trump "un chantage vraiment mesquin".

"On nous punit parce que nous n'aurions pas initié de négociation avec Israël. A propos de quoi ? Est-ce qu'il existe une équipe de négociateurs ? Est-ce qu'il existe un plan"? a-t-elle demandé.

Selon elle, en fait d'initiative de paix promise depuis des mois par l'administration Trump, cette dernière met subrepticement en oeuvre un plan pour le compte d'Israël.

Alors que jeudi marquera le 25e anniversaire de la signature du premier accord d'Oslo censé poser les jalons de la paix, les perspectives de règlement sont "au point le plus bas depuis 1948", c'est-à-dire depuis la création d'Israël, a-t-elle ajouté.

Avec AFP

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