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L'administration Trump supprime l'aide à des hôpitaux palestiniens

Le président américain Donald Trump lors d'une réunion au bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 28 août 2018.

Le président américain Donald Trump a ordonné la suppression d'une aide de 25 millions de dollars aux hôpitaux palestiniens à Jérusalem-Est, une décision qualifiée de "chantage politique" par les Palestiniens.

"Le président a ordonné un passage en revue de l'aide américaine à l'Autorité palestinienne et en Cisjordanie et à Gaza, pour s'assurer que ces fonds soient dépensés en accord avec les intérêts nationaux américains", a indiqué samedi à l'AFP un responsable du département d'Etat américain.

"Conséquence de ce passage en revue, à la demande du président, nous allons rediriger près de 25 millions de dollars initialement prévus pour le réseau d'hôpitaux à Jérusalem-Est. Ces fonds iront à des projets prioritaires ailleurs", a-t-il ajouté.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a dénoncé un "chantage politique" allant contre "la décence humaine et la morale".

"En supprimant des fonds vitaux pour des hôpitaux à Jérusalem-Est, comme l'hôpital Augusta Victoria et l'hôpital ophtalmologique Saint Jean, le gouvernement américain menace de provoquer de l'instabilité et de nuire gravement à des milliers de patients palestiniens", a affirmé Hanane Achraoui, une responsable de l'OLP.

Les services du Premier ministre palestinien ont eux dénoncé une "décision honteuse".

L'administration américaine avait déjà annoncé qu'elle ne financerait plus l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), une semaine après avoir supprimé plus de 200 millions de dollars (170 millions d'euros) d'aide aux Palestiniens.

Donald Trump a déclaré avoir pris ces décisions pour forcer les Palestiniens à négocier.

"Les Etats-Unis leur payaient d'énormes sommes d'argent. Je dis, +vous aurez l'argent mais nous ne vous paierons pas avant que nous ayons conclu un accord. Si nous ne concluons pas d'accord, nous ne payons pas+", a-t-il déclaré à des dirigeants juifs à Washington. "C'est irrespectueux quand les gens ne viennent pas à la table (des négociations)".

L'Autorité palestinienne a rompu tout contact avec Washington depuis la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël début décembre, et dénie désormais aux Etats-Unis tout rôle de médiateur dans le processus de paix.

Le statut de la Ville sainte est l'un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens souhaitant faire de Jérusalem-Est la capitale de leur Etat.

Avec AFP

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USA : premières auditions publiques à Washington

USA : premières auditions publiques à Washington
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Destitution de Trump: les auditions publiques commencent, la bataille s'intensifie

Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en Ukraine, William Taylor va inaugurer la serie d'auditions au Congrès américain.

La lutte féroce entre Donald Trump et les démocrates se déplace mercredi sous l'oeil des caméras, avec les premières auditions publiques au Congrès américain dans le cadre de l'enquête visant à destituer le président républicain, soupçonné d'abus de pouvoir.

"Mascarade", "chasse aux sorcières délirante" et même tentative de "coup d'Etat": combatif, le milliardaire dénonce les investigations démocrates sur l'affaire ukrainienne, jurant de laver cet "affront" dans les urnes en remportant un second mandat lors de la présidentielle de novembre 2020.

Les auditions publiques démarreront à 10H00 (15H00 GMT) avec deux diplomates: William Taylor, chargé d'affaires américain à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine.

Face aux républicains qui les accusent d'organiser un spectacle, les démocrates se disent "soucieux de la tâche solennelle et historique" qui leur incombe depuis l'ouverture, fin septembre, de l'enquête à la Chambre des représentants, qu'ils contrôlent.

Donald Trump n'est que le troisième président de l'Histoire américaine à être visé par une procédure de destitution. Aucun n'a jamais été démis de ses fonctions.

Avec ce tempo rapide, l'opposition signale toutefois qu'elle ne veut pas perdre de temps en vue d'un possible vote sur la mise en accusation -- "impeachment" en anglais -- du président américain à la Chambre.

Compte tenu de la majorité républicaine au Sénat, il est peu probable que Donald Trump soit destitué, car la chambre haute, qui sera chargée de le juger, aura le dernier mot.

- Les Biden -

Après six semaines d'auditions dans la discrétion du huis clos, les démocrates veulent offrir ces témoignages en direct aux Américains afin qu'ils découvrent "les informations de première main sur les méfaits du président".

Ils soupçonnent Donald Trump d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter dans la course à la Maison Blanche en 2020.

Comme levier, le milliardaire aurait suspendu une aide militaire de quelque 400 millions de dollars destinée à Kiev, et mis dans la balance une possible invitation du nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche.

Au cours d'une conversation téléphonique le 25 juillet, dont le compte-rendu a été publié par la Maison Blanche, M. Trump a bien demandé à son homologue ukrainien de "se pencher" sur Joe Biden et son fils, Hunter.

Cet appel avait alarmé plusieurs responsables de la Maison Blanche et au sein des services de renseignement, au point qu'un lanceur d'alerte, agent de la CIA, avait décidé d'en alerter sa hiérarchie, faisant éclater le scandale au grand jour.

- "Irréprochable" -

Les deux témoins attendus en public mercredi ont déjà livré leurs versions à huis clos aux parlementaires.

Le 22 octobre, William Taylor avait indiqué avoir appris que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, avait bien expliqué aux Ukrainiens, en septembre, que "l'argent pour l'aide sécuritaire ne serait pas débloqué tant que le président Zelensky ne s'engagerait pas à lancer l'enquête sur Burisma", le groupe gazier qui comptait Hunter Biden dans son conseil d'administration.

Quant à George Kent, il avait révélé aux enquêteurs parlementaires, le 15 octobre, avoir alerté sa hiérarchie dès la mi-août sur les pressions exercées pour que Kiev enquête sur les Biden.

Ce diplomate a également confirmé aux élus que l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, avait mené pendant des mois la campagne pour enquêter sur Joe Biden.

"Le président est soupçonné d'avoir demandé l'intervention d'une puissance étrangère dans une élection américaine" dans son intérêt politique personnel, a souligné mercredi, sur la radio publique NPR, le chef démocrate de la commission du Renseignement qui mène l'enquête, Adam Schiff.

Il a même évoqué des soupçons de "corruption" dans son acception large.

Outre l'abus de pouvoir, les démocrates veulent savoir si la Maison Blanche a tenté de faire entrave à l'enquête du Congrès et/ou de dissimuler des indices.

Mardi soir, ils ont dévoilé le calendrier de huit autres témoignages prévus la semaine prochaine devant les caméras au Congrès. Tous ont également déjà été entendus à huis clos.

Donald Trump martèle que l'appel avec M. Zelensky était "irréprochable", et affirme n'avoir fait que vouloir renforcer la lutte contre la corruption en Ukraine lorsqu'il évoquait les Biden.

C'est cet argument que devraient reprendre les républicains siégeant à la commission du Renseignement.

Ils ont demandé, sans succès, le témoignage public de Hunter Biden et du lanceur d'alerte.

Avec AFP

Trump : premières auditions publiques de témoins clés

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Trump : les auditions publiques commencent mercredi

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Aux Etats-Unis, des jeunes sans-papiers marchent sur "leur" sol

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