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États-Unis

L'actrice Cynthia Nixon en outsider face au gouverneur de New York pour la primaire

Cynthia Nixon, candidate à la primaire démocrate au poste de gouverneur de New York lors d’un meeting de campagne à Brooklyn, New York, États-Unis, le 20 mars 2018.

L'actrice de "Sex and the City" Cynthia Nixon espère profiter de la vague anti-élite qui agite le camp démocrate pour détrôner le gouverneur de New York Andrew Cuomo, lors d'une des dernières primaires démocrates avant les élections législatives de novembre.

Le dernier sondage, réalisé la semaine dernière par l'institut Siena College, était sans appel pour Mme Nixon: M. Cuomo, 60 ans, aux commandes de l'Etat de New York depuis 2011 et fils du très respecté défunt gouverneur Mario Cuomo, y était donné gagnant avec 63% des sondés prêts à voter pour lui, contre 22% pour Cynthia Nixon.

Mais l'actrice de 52 ans - qui en cas de victoire aurait de fortes chances de devenir gouverneur le 6 novembre, tant New York est un bastion démocrate - répète à l'envi que les sondages ont ces dernières semaines manqué d'anticiper la victoire de plusieurs candidats du courant anti-élite, porté par beaucoup de femmes et de minorités.

"Andrew Cuomo sait bien que cette campagne est plus serrée que ne le suggèrent les sondages, sinon il ne dépenserait pas un demi-million de dollars par jour contre nous", affirmait-elle mardi.

Mais gagner une primaire contre le sortant à l'échelle d'un Etat de 20 millions d'habitants comme New York est "bien plus difficile" que de l'emporter dans une circonscription pour le Congrès, souligne Michael Miller, professeur de sciences politiques au Barnard College.

D'autant que ne peuvent voter ce jeudi que les New-Yorkais dûment enregistrés comme démocrates, limitant la participation et les possibilités d'enthousiasme de dernière minute.

"Je serais vraiment surpris si elle gagne", pronostique M. Miller.

Pourtant, beaucoup reconnaissent que Cynthia Nixon, même si elle n'a jamais eu aucun mandat électif, a prouvé pendant la campagne son sérieux et sa combativité.

Militante depuis des années pour l'enseignement public et les droits LGBT, cette mère de trois enfants, qui a épousé une femme après avoir été mariée à un homme, a sillonné cet Etat grand comme la Grèce, prônant la légalisation de la marijuana récréative, la rénovation du métro new-yorkais, la gratuité de l'éducation, la baisse des prix du logement, une assurance-santé financée par l'Etat et une fiscalité alourdie pour les plus riches.

- Coups bas -

Comme les autres candidats "anti-élite", Cynthia Nixon a rejeté tout financement de sa campagne par les entreprises.

Faute de pouvoir rivaliser avec les spots télévisés que s'est offerts M. Cuomo, elle s'est appuyée sur les réseaux sociaux pour faire passer ses messages et pousser les jeunes et les déçus de la politique à aller voter lors de ces primaires.

Et elle n'a cessé d'attaquer son adversaire -pourtant l'un des gouverneurs les plus actifs face à Donald Trump- pour sa connivence avec Wall Street et les grands patrons, aux dépens des petites gens et des minorités censées former la base de l'électorat démocrate.

Mme Nixon espère que les maladresses accumulées dans les derniers jours de la campagne par le gouverneur retourneront une partie des électeurs en sa faveur ce jeudi.

Le parti démocrate new-yorkais, que M. Cuomo contrôle, a notamment envoyé ce week-end à des milliers d'électeurs juifs un tract accusant Cynthia Nixon de se montrer laxiste face à l'antisémitisme, alors qu'elle élève les deux enfants issus de son premier mariage dans la tradition juive.

Le gouverneur comme le parti ont depuis reconnu que l'accusation était infondée. Mais M. Cuomo, sur la sellette, peine à convaincre qu'il n'a pas personnellement approuvé ce coup bas.

Mercredi, à la veille du scrutin, certaines organisations juives ont appelé le New York Times à retirer son appel à voter Cuomo, publié fin août.

Un appel que le quotidien avait justifié par "l'inexpérience de Mme Nixon", même s'il n'a pas ménagé ses critiques contre le gouverneur.

Dans cette ambiance tendue, plusieurs ténors démocrates, pourtant proches des positions de Mme Nixon, ont préféré ne pas prendre parti, comme le sénateur Bernie Sanders et le maire de New York Bill de Blasio.

Avec AFP

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

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