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États-Unis

Une élue noire détrône un baron démocrate lors d'une primaire à Boston

La candidate démocrate à la Chambre des représentants, Ayanna Pressley, après avoir remporté la primaire du parti à Boston, Massachusetts, le 4 septembre 2018.

Nouvelle victoire pour le courant anti-establishment du parti démocrate : une élue locale noire, incarnation d'une vague de candidates à la gauche du parti, a remporté une primaire à Boston face à un vieux routier démocrate, Michael Capuano.

Ayanna Pressley, 44 ans, qui fut il y a huit ans la première femme noire à entrer au conseil municipal de Boston, a détrôné Michael Capuano, 66 ans, représentant au Congrès depuis 20 ans, dans une circonscription dont le député fut un temps John F. Kennedy, un bastion démocrate parmi les plus à gauche des Etats-Unis.

"On dirait que le changement est en marche", a déclaré Mme Pressley dans un discours à ses partisans après l'annonce de sa victoire.

"Notre campagne était vraiment une campagne de terrain, nourrie par la base", a-t-elle ajouté, avant de reprendre en boucle son slogan de campagne "Le changement ne peut pas attendre".

​Sans rival côté républicain, Mme Pressley est désormais assurée de siéger à Washington lors de la prochaine législature.

Militante de longue date, cette native de Chicago a cité pendant la campagne son expérience de femme sexuellement agressée et sa proximité avec les classes populaires pour assurer qu'elle serait "une dirigeante différente".

"Clairement, la circonscription voulait beaucoup de changement", a reconnu de son côté le perdant, M. Capuano. "La circonscription est clairement en colère contre beaucoup de choses qui se passent. Je ne leur en veux pas, je suis moi aussi en colère".

Mme Pressley, qui veut renouer avec la base traditionnelle modeste du parti démocrate et avait obtenu le soutien de grands journaux comme le Boston Globe, incarne un courant à la gauche du parti mais aussi une montée en puissance des femmes à l'approche des élections nationales du 6 novembre, dans la lignée de la jeune New-Yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez, gagnante surprise d'une primaire pour le Congrès fin juin contre un autre ténor démocrate, Joe Crowley.

Mme Ocasio-Cortez a d'ailleurs félicité mardi soir sa "soeur" dans un tweet, célébrant "son parcours historique pour le Congrès".

D'autres femmes candidates dans le Massachusetts ont, elles, perdu leur pari: ainsi, dans la circonscription de Springfield (ouest du Massachusetts), la candidate musulmane noire Tahirah Amatul-Wadud, une avocate de 44 ans, militante locale et mère de sept enfants, a dû s'incliner devant le représentant au Congrès sortant, Richard Neal, 69 ans, lui aussi vieux loup du Congrès.

Avec AFP

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Fusillade dans la cour du lycée, deux élèves tués et trois blessés

Evacuation des élèves du lycée Saugus après la fusillade survenue le jeudi 14 novembre 2019 à Santa Clarita, en Californie.

Scénario choquant mais devenu trop tristement banal aux États-Unis: le jour même de son seizième anniversaire, un adolescent a ouvert le feu jeudi dans la cour de son lycée, au nord de Los Angeles, tuant deux camarades et en blessant trois autres avant de tenter de se suicider.

Ironie du sort, le drame qui a frappé le lycée Saugus de Santa Clarita, en Californie, est survenu au moment même où le Sénat débattait à Washington d'une éventuelle limitation des armes à feu, dans un pays qui a connu ces dernières années plusieurs tueries sanglantes en milieu scolaire sans pour autant remettre fondamentalement en cause la législation en la matière.

"Cela me fait horreur d'ajouter Saugus aux noms de Columbine, Parkland, Sandy Hook", autant d'établissements américains endeuillés par de telles fusillades, a lancé le shérif du comté de Los Angeles, Alex Villanueva, "mais c'est une réalité qui nous affecte tous à travers le pays".

L'appel d'urgence a été reçu par la police jeudi à 07h38, alors que certains élèves du lycée Saugus étaient déjà en cours et que d'autres continuaient à s'y présenter.

Les policiers sont arrivés sur place seulement deux minutes plus tard et ont découvert dans la cour "six personnes présentant des blessures par balles. Tous étaient des élèves du lycée", a raconté lors d'une conférence de presse le capitaine Kent Wegener, des services du shérif de Los Angeles.

Les blessés ont été pris en charge et transportés vers des hôpitaux locaux mais "il s'est avéré que parmi eux se trouvait le suspect, actuellement hospitalisé dans un état grave", a expliqué Alex Villanueva, précisant qu'il s'agit d'un jeune homme "asiatique" scolarisé au lycée et résidant à Santa Clarita.

La fusillade a fait deux morts, une lycéenne de seize ans et un garçon de quatorze ans qui ont tous deux succombé à leurs blessures après avoir été hospitalisés dans un "état critique".

Les trois autres jeunes blessés sont un garçon et deux filles âgés de quatorze à quinze ans. L'une des victimes a pu rentrer chez elle après avoir été soignée, ont souligné les médecins.

- Message sur Instagram -

Pendant plus d'une heure, les forces de l'ordre avaient ratissé en vain la zone résidentielle environnante et les collines voisines du lycée à la recherche du tireur, dont on pensait qu'il avait pris la fuite.

Mais les policiers ont visionné des images de caméras de surveillance "qui montrent clairement le suspect dans la cour en train de sortir une arme de poing de son sac à dos, ouvrir le feu sur cinq personnes puis se tirer dans la tête", a dit le capitaine Wegener.

L'arme, un pistolet semi automatique de calibre .45, a été retrouvée sur place avec le chargeur vide, et aucun autre suspect n'est recherché, a-t-il précisé.

L'enquête ne fait que commencer mais à ce stade, aucune motivation précise ou idéologie ne permet d'expliquer le geste du tireur, qui semble avoir agi seul et prémédité son geste.

Le capitaine Wegener a confirmé les informations selon lesquelles le suspect avait publié sur son compte Instagram le message suivant: "Saugus, amusez-vous bien à l'école demain". Le message a été retiré jeudi et les enquêteurs cherchent à déterminer par qui et dans quelles circonstances.

Sur le campus du lycée, des centaines d'élèves étaient restés cloîtrés dans l'attente du feu vert des autorités.

Denzel Abesamis, en dernière année à Saugus, avait aperçu des camarades de classe s'enfuir en courant au moment où il allait se garer. Il avait alors fait demi-tour et appelé une amie qui se trouvait déjà sur le campus. Selon le Los Angeles Times, cette dernière lui a dit qu'il y avait un tireur et qu'elle se cachait dans une salle de classe avec cinq autres élèves.

"J'ai toujours eu peur que quelque chose comme ça arrive", a-t-il dit.

Amber Miller, élève du lycée, a raconté aux télévisions comment elle s'est couchée au sol, toutes lumières éteintes dans sa classe, avec ses camarades lorsque les coups de feu ont retenti.

"On a utilisé nos pupitres et pris de grandes tables pour barricader la porte. Et beaucoup ont pris des ciseaux pour être prêts si on devait se défendre" comme on le leur a appris lors d'exercices de sécurité, a-t-elle expliqué.

"Je ne devrais pas me rendre à l'école et craindre pour ma vie, je ne suis pas une cible, et malheureusement c'est l'Amérique de Trump", a estimé la lycéenne.

Avec AFP

"Impeachment": Nancy Pelosi accuse Donald Trump de corruption

La Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, à Capitol Hill à Washington, aux États-Unis, le 31 octobre 2019. REUTERS / Joshua Roberts

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affirmé jeudi que Donald Trump avait déjà reconnu des actes de corruption dans l'affaire ukrainienne, au coeur de l'enquête pour destitution ("impeachment") visant le président républicain.

"La corruption consiste à accorder ou suspendre une aide militaire en échange d'une déclaration publique concernant une fausse enquête sur les élections", a déclaré Nancy Pelosi lors d'une conférence de presse au lendemain du début des auditions publiques au Congrès américain dans le cadre de l'enquête préalable à une éventuelle procédure de destitution.

Selon elle, les faits reprochés au président républicain Richard Nixon, visé par une enquête pour destitution en 1974, apparaissent "presque petits" à côté des agissements de Trump.

Les démocrates à la Chambre cherchent à déterminer si Donald Trump a demandé une contrepartie à Kiev pour les 391 millions de dollars d'aide destinés à faire face aux séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine - une aide provisoirement suspendue par le président républicain malgré son approbation au Congrès.

Donald Trump réfute ces accusations. William Taylor, ancien ambassadeur en Ukraine qui est désormais chargé d'affaires à Kiev, et George Kent, secrétaire d'Etat adjoint chargé des affaires européennes et eurasiennes, ont été entendus mercredi.

Une autre figure centrale de cette affaire, Marie Yovanovitch, qui a été limogée en mai dernier de son poste d'ambassadrice en Ukraine, sera entendue vendredi. L'enquête des démocrates menace la présidence de Trump alors qu'il est candidat à sa réélection en novembre 2020.

Si l'impeachment franchit l'obstacle de la Chambre - la majorité simple suffit pour cela -, un procès de déroulera alors au Sénat, où les républicains sont majoritaires et où la majorité qualifiée des deux tiers est nécessaire.

Les déclarations de Pelosi offrent un aperçu des articles de la procédure d'impeachment que les démocrates pourraient mettre en avant. Lors de sa conférence de presse, la présidente de la Chambre a déclaré que l'administration Trump avait fait "obstruction au Congrès" en bloquant les témoignages de responsables qui avaient été assignés à comparaître par la Chambre.

Selon la Constitution, la "trahison, la corruption ou d'autres crimes et délits graves" peuvent mener à une destitution. Les démocrates ont commencé à utiliser les mots corruption ou tentative de corruption pour qualifier les actes de Trump.

Avec Reuters

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