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Mali

Législatives maliennes: le parti présidentiel en tête, sans majorité absolue

Ibrahim Boubacar Keita, président du Mali, le 25 septembre 2019.

Le parti présidentiel au Mali était en tête des résultats des élections législatives de mars-avril, avec 43 députés sur 147 à l'Assemblée nationale, pour une participation de plus de 35%, selon les chiffres officiels provisoires publiés jeudi.

Le parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), est suivi d'un autre parti de la mouvance présidentielle, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), qui obtient 22 députés, selon ces résultats lus jeudi à Bamako par le ministre de l'Administration territoriale Boubacar Alpha Bah.

Vient ensuite la formation de l'ex-Premier ministre et principal opposant Soumaïla Cissé, l'Union pour la République et la démocratie (URD), avec 19 députés.

M. Cissé, qui figure parmi les députés élus, a été enlevé le 25 mars alors qu'il était en campagne dans sa zone d'origine, le centre du Mali.

La participation s'élevait à 35,33% selon ces résultats provisoires qui doivent être validés par la Cour constitutionnelle.

Après le RMP, l'Adema et l'URD, trio de tête, le reste des 63 sièges de l'Assemblée nationale se partage entre 18 autres formations parmi les 21 qui ont participé à ces législatives dont les premier et deuxième tour se sont tenus respectivement le 29 mars et le 19 avril.

22 sièges avaient été pourvus au premier tour.

Ces législatives avaient été maintenues malgré le contexte marqué par les violences jihadistes et le nouveau coronavirus.

Le Mali a déclaré 258 cas confirmés dont 57 guéris et 14 décès.

L'enjeu du scrutin était de renouveler un parlement élu en 2013 et dont le mandat devait s'achever en 2018, et faire avancer l'application de l'accord de paix d'Alger.

Celui-ci, signé en 2015 entre les groupes armés indépendantistes et Bamako, prévoit plus de décentralisation via une réforme constitutionnelle qui doit passer par l'Assemblée.

Le Mali a été confronté depuis 2012 à des insurrections indépendantiste puis jihadiste ainsi qu'à des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre du pays et aux Burkina Faso et Niger voisins.

Les attaques contre les soldats et les civils alternent avec les explosions de mines artisanales. Vingt-cinq militaires, selon le gouvernement, ont été tués entre les deux tours dans une opération revendiquée par un groupe affilié à Al-Qaïda.

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Le colonel Malick Diaw hausse le ton contre les propos anti-Barkhane

Le Colonel Malick Diaw.

Un des hommes forts des autorités de transition maliennes dominées par les militaires a élevé la voix vendredi pour affirmer le soutien officiel à la présence militaire française dans le pays et contrer des expressions hostiles.

Le colonel Malick Diaw, président du Conseil national de transition (CNT) qui vient d'être constitué et fait office d'organe législatif, a publié un communiqué où il relève avec "regret" de récentes déclarations contre la présence française, émanant selon lui de mouvements auxquels appartiennent des membres du CNT.

Ces déclarations "n'engagent que leurs auteurs", dit-il. Il "tient à réaffirmer le soutien et la disponibilité du CNT à l'endroit de tous les partenaires qui oeuvrent au côté du Mali dans la lutte antiterroriste".

Le CNT comporte quelques opposants notoires à l'engagement militaire français au Mali. Parmi eux, Adama Diarra, alias Ben le Cerveau, est coauteur d'un appel à manifester le 20 janvier à Bamako contre la présence française.

La France, engagée militairement depuis 2013 au Mali, y déploie ainsi qu'au Sahel 5.100 soldats dans la force antijihadiste Barkhane. Cette présence suscite régulièrement des expressions d'animosité sur les réseaux sociaux, dans la bouche de certaines personnalités et lors de manifestations épisodiques à Bamako.

L'émergence de sentiments antifrançais, associée à des pertes françaises et aux revers infligés par les jihadistes aux armées nationales, avait poussé le président français Emmanuel Macron à réunir les dirigeants du Sahel en janvier 2020 dans le Sud-Ouest de la France pour resserrer les rangs.

La France répète s'engager au Sahel à la demande de ces dirigeants. Un nouveau sommet est prévu à N'Djamena (Tchad) courant février.

Après huit ans d'intervention militaire ininterrompue au Sahel, des voix de plus en plus nombreuses s'interrogent en France sur la pertinence de cet engagement, à l'heure où Paris réfléchit à l'alléger.

Une quinzaine de jihadistes tués près de la frontière Mali-Burkina

Des soldats de l'armée malienne patrouillent avec des soldats de la force française Barkhane à Ménaka, dans la région de Liptako, le 21 mars 2019.

L'armée française a tué une quinzaine de jihadistes le week-end dernier dans la région malienne de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso, où agit le groupe GSIM affilié à Al Qaïda, a annoncé vendredi l'état-major.

"Le 9 janvier, en identifiant un groupe armée terroriste à moto, les militaires français ont pu guider un aéronef et réaliser une frappe. Le lendemain, dans le même secteur (...), le groupe commando a décelé un autre groupe armé terroriste, a expliqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Frédéric Barbry, lors d'un point-presse.

"Appuyés par des hélicoptères de reconnaissance et d'attaque, les militaires ont pu remporter ce combat et procéder au ratissage de la zone".

Les opérations ont permis de neutraliser une quinzaine de jihadistes, d'en interpeller quatre et de saisir armement, motos et diverses autres ressources dans un secteur réputé être "une zone de prédation" du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM), alliance jihadiste sahélienne affiliée à Al-Qaïda, a-t-il encore précisé.

Par ailleurs, l'officier a fait état de la saisie "de très nombreux matériels entrant dans la confection et la pose d'engins explosifs improvisés (IED)" ces dernières semaines au Mali.

Entre fin décembre et début janvier, cinq militaires de la force antijihadiste Barkhane ont été tués au Mali dans l'explosion d'un IED au passage de leur véhicule blindé léger, et six autres blessés par une voiture piégée conduite par un kamikaze.

Au total, sur les 50 militaires français morts au combat depuis 2013 dans la région, 23 ont été tués par des IED ou des véhicules piégés, selon l'état-major français.

En 2020, la France a engagé 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à environ 5.100. Elle examine actuellement l'évolution de cet engagement.

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Des militaires inspectent les lieux d'une attaque à Sokoura, au Mali.

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l'anonymat.

L'information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens.

Le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d'un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest).

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l'arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes.

Il s'agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

Transition malienne: La CEDEAO de retour à Bamako

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