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Kim souhaite un deuxième sommet avec Trump "à une date rapprochée"

Le président américain Donald Trump tend la main au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à la station balnéaire de Capella sur l'île de Sentosa le mardi 12 juin 2018 à Singapour.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un espère la tenue prochaine d'un deuxième sommet avec le président américain Donald Trump, a affirmé jeudi le président sud-coréen Moon Jae-in à son retour d'une visite de trois jours au Nord.

"Le président Kim Jong Un a exprimé l'espoir d'un deuxième sommet avec le président Trump à une date rapprochée", a déclaré M. Moon à la presse à Séoul.

MM. Trump et Kim se sont rencontrés le 12 juin à Singapour lors d'un sommet historique qui avait notamment été l'occasion pour le premier de prendre un engagement vague en faveur de la dénucléarisation de la péninsule.

Depuis lors, Washington et Pyongyang s'opposent cependant sur le sens à donner à cette terminologie, les Etats-Unis évoquant avec persistance la dénucléarisation de la seule Corée du Nord.

Le Nord avait dénoncé les méthodes de "gangster" des Américains, accusés de vouloir obtenir son désarmement unilatéral sans faire de concession à chaque étape et sans alléger la pression ni les sanctions.

Le processus était dans l'impasse jusqu'à ce que M. Moon se rende mardi au Nord pour sa troisième série d'entrevues avec M. Kim depuis le début de l'année.

Le dirigeant nord-coréen a accepté mercredi de fermer le site de tests de moteurs de missile et le pas de tirs de Tongchang-ri en présence d'experts internationaux. Une annonce que les Etats-Unis ont saluée en se disant prêts à des discussions immédiates visant à dénucléariser la Corée du Nord d'ici trois ans.

Pyongyang a également évoqué la fermeture de son complexe nucléaire de Yongbyon si Washington prenait "des mesures correspondantes".

Il s'agit d'une condition importante mais cette déclaration signée à l'issue du troisième sommet intercoréen en six mois a apparemment suffi à débloquer le processus de discussions nucléaires avec Washington qui patinait depuis des semaines.

Le président américain Donald Trump a salué des "progrès extraordinaires". Son secrétaire d'Etat Mike Pompeo a expliqué avoir parlé à son homologue nord-coréen Ri Yong Ho et l'avoir invité à le rencontrer en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York la semaine prochaine.

Evoquant les "engagements importants" du régime nord-coréen, il a expliqué que Washington était prêt à relancer "immédiatement des négociations" afin d'achever la dénucléarisation de la Corée du Nord d'ici janvier 2021, soit la fin du mandat de Donald Trump.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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