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Kim Jong Un annonce une visite historique à Séoul "dans un avenir proche"

Le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pyongyang, en Corée du Nord, le 18 septembre 2018.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a annoncé qu'il comptait effectuer "dans un avenir proche" une visite historique à Séoul, à l'issue d'un sommet à Pyongyang avec le président sud-coréen Moon Jae-in.

Ce dernier, qui s'était rendu dans la capitale nord-coréenne pour tenter de sortir de l'impasse les négociations sur la dénucléarisation du Nord, a indiqué que la visite de M. Kim pourrait intervenir cette année, à moins de "circonstances particulières".

Le président sud-coréen a ajouté devant les caméras que la Corée du Nord avait accepté de "fermer de façon permanente" son site de tests de moteurs de missile de Sohae et le pas de tirs de Tongchang-ri "en présence d'experts des nations concernées".

La Corée du Nord, sous le coup de multiples sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en raison de ses programmes nucléaire et balistique interdits, a effectué de nombreux lancements de missiles depuis ce site.

Mais elle en a aussi tiré d'autres endroits, et notamment de l'aéroport international de Pyongyang, ce qui relativise la portée de l'engagement pris par M. Kim.

M. Moon a aussi affirmé que la Corée du Nord pourrait fermer son complexe nucléaire de Yongbyon, si Washington prenait "des mesures correspondantes", une condition, là aussi, très vague.

"Construit pour être sacrifié"

Jeffrey Lewis, spécialiste du contrôle des armements, a déclaré sur Twitter que l'opinion généralement admise était que cette usine d'enrichissement d'uranium "avait été construite avec la claire intention d'être sacrifiée". Il ajoute supposer que le Nord a "au moins un autre" site de production.

M. Moon avait entamé mardi cette visite de trois jours dans la capitale nord-coréenne pour son troisième sommet depuis le début de l'année avec Kim Jong Un, avec l'espoir de donner un nouvel élan aux négociations sur la dénucléarisation entre Pyongyang et Washington, actuellement dans l'impasse.

Après une première rencontre très symbolique entre MM. Moon et Kim en avril dans la partie sud de la Zone démilitarisée (DMZ) divisant la péninsule, après une rencontre historique en juin entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump à Singapour, la pression est désormais très forte pour que la diplomatie génère des progrès concrets.

A Singapour, Kim Jong Un avait réitéré un engagement nord-coréen vague en faveur de la dénucléarisaton de la péninsule, mais aucun détail n'avait été décidé. Et Washington et Pyongyang divergent sur le sens de cet engagement.

Washington exige "une dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée" tandis que Pyongyang veut une déclaration officielle des Etats-Unis pour marquer la fin de la guerre de Corée, qui s'est achevée en 1953 sur un simple armistice.

Le Nord a dénoncé les méthodes de "gangster" des Américains, accusés de vouloir obtenir son désarmement unilatéral sans faire de concession à chaque étape et sans alléger la pression ni les sanctions.

Gens "ordinaires"

Une visite de M. Kim à Séoul serait la première dans la capitale sud-coréenne d'un leader nord-coréen depuis la fin de la Guerre de Corée.

Séoul et Pyongyang ont tous les deux à coeur de réactiver les projets de coopération conjoints, M. Kim pour faire profiter son pays de la puissance économique du Sud, M. Moon pour éloigner de la péninsule le spectre d'un dévastateur conflit intercoréen.

Le Rodong Sinmun, organe du parti au pouvoir à Pyongyang, a largement couvert le début du sommet, avec mercredi pas moins de 35 photos sur quatre de ses six pages.

En "une", il a repris l'image de l'accolade entre les deux leaders à l'aéroport de Pyongyang, puis des clichés de l'impressionnante ovation soigneusement chorégraphiée qui a accompagné la parade des deux hommes dans les rues de la capitale, et d'autres photos du toast lors du banquet.

Pyongyang souhaite offrir à l'occasion de cette visite une image de modernité, ce que reflètent plusieurs événements du programme officiel.

Mercredi soir, M. Moon et sa délégation dîneront dans un restaurant de poisson récemment ouvert sur les berges du Taedonggang, le fleuve traversant la capitale.

Il se trouve en face de la colline Mansu, où des statues géantes du père fondateur de la Corée du Nord Kim Il Sung et de son fils et successeur, Kim Jong Il, dominent Pyongyang.

Ce choix répond au désir émis par le président nord-coréen de dîner dans un restaurant local avec des gens "ordinaires". Mais un magasin attenant au restaurant vend des pots de 50 grammes de caviar pour 50 dollars, un luxe impossible pour la population nord-coréenne.

Plus tard, M. Moon assistera à un "spectacle de masse", ces shows de propagande dont Pyongyang a le secret .

Celui de mercredi impliquera des dizaines de milliers de figurants, avec en arrière-plan pas moins de 17.490 enfants tournant ensemble des pages de livres colorées pour offrir une impressionnante toile de fond en perpétuel évolution, dans les tribunes du Stade du Premier-Mai.

Avec AFP

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Le pape François débute une visite en Thaïlande et au Japon

Carte indiquant l'itinéraire et les dates de la visite du pape François en Asie, du 19 au 26 novembre.

Le pape François est arrivé mercredi en Thaïlande, première étape d'un voyage de sept jours en Asie durant lequel il se rendra également au Japon, une première en près de 40 ans.

L'avion du souverain pontife a atterri en périphérie de la capitale thaïlandaise Bangkok autour de la mi-journée.

Cette visite coïncide avec le 350e anniversaire de la fondation de la "Mission de Siam" par le pape Clément IX.

La communauté catholique ne représente qu'une minorité de moins de 2% de la population thaïlandaise, à majorité bouddhiste.

Le pape François doit rencontrer le roi Maha Vajiralongkorn, des représentants bouddhistes et catholiques ainsi que des étudiants, avant de prendre samedi la direction du Japon.

Il est le premier chef de l'Eglise catholique à se rendre en Thaïlande depuis Jean-Paul II en 1984. La dernière visite papale au Japon remonte elle à 1981.

Avec Reuters

Le report des manoeuvres entre Séoul et Washington insuffisant pour Pyongyang

Le président sud-coréen Moon Jae-in, à droite, s’embrasse avec le leader nord-coréen Kim Jong Un lors de leur deuxième sommet au nord du village de Panmunjom dans la zone démilitarisée (DMZ), 26 mai 2018.

Les Etats-Unis doivent renoncer à leurs manoeuvres conjointes avec Séoul "une bonne fois pour toutes" s'ils veulent une reprise du dialogue avec Pyongyang, a indiqué mardi la Corée du Nord après l'annonce du report de ces exercices militaires.

Washington et Séoul ont présenté dimanche le report de ces manoeuvres aériennes comme un geste de "bonne volonté" après des mois d'impasse dans les négociations internationales sur les programmes nucléaire et balistique du Nord.

Les Nord-Coréens présentent de longue date les exercices militaires américano-sud-coréens comme la répétition de l'invasion de leur territoire.

Séoul et Washington avaient annulé l'an passé plusieurs de ces manoeuvres dans la foulée du sommet historique à Singapour entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

Et Kim Yong Chol, un très haut responsable nord-coréen qui était auparavant l'homologue nord-coréen du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo dans les discussions sur le nucléaire, a estimé que le report annoncé dimanche était hors sujet.

"Nous demandons que les Etats-Unis ne participent pas aux manoeuvres ou qu'ils y renoncent une bonne fois pour toutes", a déclaré M. Kim dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA.

"La suspension des exercices ne signifie pas la paix et la sécurité sur la péninsule coréenne et n'aide pas les efforts diplomatiques."

Le Nord n'a "pas l'intention" de s'asseoir à la table des négociations avec "les Etats-Unis qui rusent" et n'y retourneront pas avant "l'abandon complet et irrévocable de sa politique hostile".

Après la spectaculaire détente de 2018 sur la péninsule, les pourparlers entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet à Hanoï en février entre MM. Trump et Kim.

Les deux pays n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.

D'autres discussions bilatérales, menées début octobre en Suède à un niveau inférieur, se sont également terminées sur une impasse.

Pyongyang a donné à Washington jusqu'à fin 2019 pour présenter une nouvelle offre.

Quatre morts dans une nouvelle fusillade en Californie

La police dans un quartier de Fresno, Californie, après une fusillade, le 18 avril 2017.

Une nouvelle "fusillade de masse" a touché dimanche soir les Etats-Unis, provoquant la mort de quatre jeunes hommes et en blessant six autres lors d'une réunion de famille dans une résidence de la ville de Fresno (Californie).

Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs suspects ont pénétré dans une résidence où étaient rassemblées quelque 35 personnes, dont des enfants, pour suivre un match de football américain lors "d'une réunion de famille", a expliqué aux journalistes Michael Reid, responsable de la police de Fresno.

L'attaquant ou les attaquants ont ensuite "ouvert le feu dans le jardin, où se trouvaient la plupart des personnes, touchant par balles dix d'entre elles", a-t-il poursuivi.

Trois personnes sont mortes sur place, "tous des hommes de type asiatique âgés de 25 à 30 ans" et un quatrième, transporté dans un état critique à l'hôpital, a succombé à ses blessures.

Six autres personnes ont été plus légèrement blessées et leurs jours ne sont pas en danger, a souligné le policier.

Le ou les auteurs des coups de feu, encore non identifiés, sont en fuite et les enquêteurs tentaient de retrouver leur trace en examinant les images de vidéosurveillance et en interrogeant les nombreux voisins qui ont donné l'alerte en entendant les tirs, aux alentours de 18h00 heure locale dimanche (02h00 GMT lundi).

- Enfants et femmes présents -

"Dieu merci, aucun enfant n'a été touché car il y avait plusieurs enfants et femmes" mais ils étaient à l'intérieur de la maison, a précisé Michael Reid.

"Les dix victimes, décédées ou non, sont toutes des hommes âgés de 20 à 35 ans environ" et "tous se trouvaient hors de la maison, dans le jardin", a-t-il insisté.

"Nous ne connaissons pas encore exactement leur origine mais je pense qu'on peut dire d'Asie du sud-est ou d'Asie", a dit le responsable de la police de Fresno.

Interrogé par les journalistes sur les motivations possibles du crime, M. Reid a répondu que l'enquête s'attachait à la déterminer.

Il a toutefois jugé "très probable que le rassemblement ait été pris pour cible à dessein, nous ne savons pas encore pourquoi".

A ce stade de l'enquête, rien n'indique qu'il puisse s'agir d'une fusillade liée à des gangs, a-t-il souligné, qualifiant les faits de "violence absurde".

Un voisin a affirmé au journal Fresno Bee qu'une autre maison avait déjà essuyé des tirs la semaine dernière, provoquant l'émoi dans le quartier.

"Je ne me sens pas en sécurité dehors après la nuit tombée", a déclaré ce voisin, Choua Vang, affirmant songer à déménager.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par de telles tueries de masse, qui relancent à chaque fois le débat sur la prolifération des armes à feu sans que la législation en la matière ait évolué de manière significative.

Le dernier drame en date, la semaine dernière, a également touché la Californie.

Un adolescent a ouvert le feu dans la cour de son lycée le jour de son anniversaire, tuant deux camarades âgés de 14 et 15 ans et blessant trois autres jeunes, près de Los Angeles.

Il a lui-même succombé à ses blessures après s'être tiré une balle dans la tête juste après avoir commis son geste, pour lequel il n'a laissé aucune explication.

Trump ira à Londres pour les 70 ans de l'Otan, en pleine campagne britannique

Election 2020 Trump

Le président des Etats-Unis Donald Trump participera début décembre au sommet des 70 ans de l'Otan à Londres, où il se trouvera ainsi au moment de la dernière ligne droite de la campagne d'élections législatives cruciales pour le Brexit.

Le sommet organisé au Royaume-Uni les 3 et 4 décembre se tiendra dans un golf de luxe près de la capitale britannique. Le milliardaire républicain et son épouse Melania Trump se rendront aussi à la réception donnée à cette occasion par la reine Elizabeth II au Palais de Buckingham, a annoncé vendredi la Maison Blanche.

Détracteur constant de l'Otan, le président américain a parfois semblé remettre en cause l'utilité même, et les principes cardinaux, de l'Alliance atlantique née en 1949 pour contrer l'Union soviétique au début de la Guerre froide. Il n'a cessé de bousculer les Alliés pour qu'ils mettent davantage la main au portefeuille au lieu de se reposer sur le colossal budget de la défense américaine, notamment l'Allemagne, accusée d'être le mauvais élève en termes d'effort militaire.

Mais ces derniers mois, Donald Trump a quelque peu mis ses critiques en sourdine, insistant, comme le fait la Maison Blanche dans son communiqué de vendredi, sur les "progrès sans précédent réalisés par l'Alliance pour mieux partager le fardeau financier, avec notamment plus de cent milliards de dollars de nouvelles dépenses de défense depuis 2016". Des progrès dont l'ex-homme d'affaires attribue la paternité à sa propre ténacité.

"Soixante-dix après sa création, l'Otan demeure l'alliance avec le plus grand nombre de succès à son actif dans l'Histoire, garantissant la sécurité, la prospérité et la liberté de ses membres", a souligné la présidence américaine.

- Soutien à Boris Johnson? -

"Le président mettra aussi l'accent sur la nécessité pour l'Otan de se préparer aux menaces de demain, y compris celles émanant du cyberespace, celles qui touchent nos infrastructures critiques et nos réseaux de télécommunications, et celles que pose le terrorisme", a-t-elle ajouté.

Au-delà du ton qu'il décidera d'employer à l'occasion de cet anniversaire en grande pompe, la visite de Donald Trump sera aussi scrutée à la lumière des élections britanniques du 12 décembre.

A moins de dix jours d'un scrutin sous forme de quitte ou double pour son "ami" Boris Johnson, va-t-il en profiter pour lui apporter un soutien appuyé? Le Premier ministre conservateur, champion du Brexit, espère décrocher la majorité absolue qui lui manque au Parlement pour faire adopter son accord de divorce négocié avec l'Union européenne.

Par le passé, le président américain n'a pas caché tout le bien qu'il pensait de "Boris", dont il a même relevé qu'on le surnommait parfois "le Trump britannique". Il lui a promis un "magnifique" accord commercial bilatéral après la sortie de l'UE, argument de poids des partisans du Brexit pour garantir que l'économie britannique ne souffrira pas de la séparation.

Mais récemment, le milliardaire républicain, qui affiche aussi sa sympathie pour l'europhobe Nigel Farage, s'est montré plus réservé par le contrat de divorce négocié par Boris Johnson avec Bruxelles, jugeant qu'il compromettait la possibilité d'un accord de libre-échange américano-britannique.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump se retrouve au Royaume-Uni dans une phase cruciale de la politique britannique.

Début juin, il s'y était rendu juste avant la démission de la Première ministre Theresa May, qu'il n'avait cessé de tacler dans les mois précédents. Il en avait profité pour courtiser les candidats à sa succession, Boris Johnson en tête.

L'ONU tente le pari de stériliser les moustiques pour combattre des maladies

Un assistant de laboratoire examinant des échantillons de moustiques à l'Institut Pasteur dans le sud du Vietnam. La dengue ravage l'Asie du S-E en partie à cause de la hausse des températures et de la faible immunité contre les nouvelles souches. 21 août 2019 (Photo de Nhac NGU

L'ONU a indiqué jeudi qu'elle allait examiner s'il était possible de combattre des maladies comme la dengue ou Zika en réduisant le nombre de moustiques dans le monde, en traquant et stérilisant les mâles.

Le constat de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est sans appel: les moustiques font partie des animaux les plus dangereux par le nombre de décès qu'ils provoquent dans le monde. L'infection à virus Zika, la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune sont ainsi quatre maladies transmises à l'homme par la même espèce de moustique, appelé Aedes aegypti.

La suppression de la population d'insectes – selon la technique dite de l'insecte stérile (TIS) – est une méthode utilisée dans l'agriculture depuis plus de cinquante ans pour lutter contre les ravageurs. Elle consiste à disséminer des insectes élevés en laboratoire et rendus stériles par irradiation.

Les moustiques mâles stérilisés pourront s'accoupler mais pas se reproduire. Des tests ont déjà permis de constater que cette technique permettait de réduire la population des moustiques, mais les scientifiques ne savent pas encore si cela peut avoir une incidence sur la transmission des maladies.

Appliquer cette technique pour tenter de limiter la transmission de maladies "pourrait être réellement significatif", a déclaré Florence Fouque, qui travaille au sein du Programme spécial de l'ONU sur la recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR).

Le TDR, en association avec l'OMS, l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, a élaboré un programme pilote à l'intention des pays intéressés à utiliser la technique de stérilisation des moustiques.

Les pays sélectionnés devraient être connus début 2020 et les tests devraient durer plusieurs années, a expliqué Mme Fouque, lors d'une conférence de presse à Genève.

Selon l'OMS, la capacité des moustiques à être porteurs de maladies et à les transmettre aux êtres humains entraîne des centaines de milliers de morts chaque année.

Rien qu'en 2017, le paludisme a été responsable à lui seul de 435.000 morts. L'incidence mondiale de la dengue a elle progressé de manière spectaculaire au cours des dernières décennies. Environ, la moitié de la population mondiale est exposée au risque.

Environ trois millions de cas de dengue sont déclarés chaque année dans plus d'une centaine de pays, un chiffre qui ne représente que 20% des cas réels, a indiqué Raman Velayudhan, coordinateur du Département des maladies tropicales négligées à l'OMS.

L'OMS espère que l'utilisation de la technique de stérilisation des moustiques réduira le nombre de cas de dengue "d'au moins 25% entre 2025 et 2030", a-t-il détaillé.

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