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Kaboul: un étranger tué dans une attaque contre un véhicule de l'ONU

Les forces de sécurité afghanes après l'attentat-suicide, le 9 mars 2018 à Kaboul.

Un étranger a été tué et cinq personnes blessées dans une attaque à la grenade contre un véhicule de l'ONU à Kaboul dimanche, a annoncé un porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur.

"Vers 18H20 (13H50 GMT) une explosion a touché un véhicule de l'ONU" dans le secteur est de la capitale, a dit Nasrat Rahimi, avant de préciser qu'il s'agissait d'une attaque à la grenade.

Un étranger a été tué et cinq personnes blessées dont deux employés afghans des Nations Unies, a-t-il ensuite précisé. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Le dernier attentat meurtrier dans Kaboul remonte au 13 novembre avec une attaque à la voiture piégée qui a fait 12 tués, dont trois enfants, et 20 blessés, dont quatre étrangers d'une entreprise de sécurité privée.

Malgré cela la capitale a connu un calme relatif depuis le 17 septembre, lorsqu'un attentat suicide avait fait 22 morts.

Les Nations Unies sont très rarement la cible d'attentats. Leurs véhicules, circulant à Kaboul comme à travers le pays, sont toujours blindés et aisément reconnaissables, avec leur couleur blanche et un gros sigle UN de couleur bleue.

En 2011, sept employés étrangers de l'ONU avaient été tués dans une attaque d'un bureau des Nations Unies à Mazar-i-Sharif (Nord).

L'attaque intervient alors que la population attend toujours les résultats préliminaires du premier tour de l'élection présidentielle du 28 septembre.

Par ailleurs les discussions entre les Etats-Unis et les talibans sur un retrait progressif des troupes américaines sont au point mort depuis leur suspension à la mi-septembre après un attentat ayant tué un soldat américain. Le projet d'accord prévoyait notamment une "réduction de la violence".

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Coronavirus en Inde: l'exode des travailleurs migrants suscite des inquiétudes

Les médecins et les agents de santé identifient sur une carte aérienne la zone à surveiller pour tenter de contrer la propagation du COVID-19 à Srinagar, au Cachemire sous contrôle indien, le19 mars 2020. ( Photo AP / Dar Yasin)

Les autorités indiennes tentaient lundi de juguler l'exode de centaines de milliers de travailleurs migrants, privés de travail en raison du confinement décidé pour lutter contre le coronavirus, qui risque de contrecarrer la lutte contre la maladie dans le deuxième pays le plus peuplé du monde.

Après le début du confinement mercredi, ces travailleurs privés d'emploi ont quitté massivement les grandes villes, en particulier Delhi, pour regagner leurs villages, marchant parfois sur de très longues distances avec très peu d'argent et de nourriture.

Cet exode a soulevé des craintes quant à la propagation du virus. Beaucoup se sont retrouvés entassés par les autorités dans des autocars ou des camps de secours.

Les autorités de la capitale indienne ont fermé dimanche soir les frontières de la région pour tenter de stopper les départs et ordonné l'installation d'abris. Lundi, les foules avaient disparu en banlieue de Delhi et les autorités ont indiqué nourrir 400.000 personnes, avec plus de 550 écoles transformées en abris. Selon le quotidien Times of India, quelque 5.000 personnes ont été installées sur un circuit automobile près de Delhi.

L'Etat de Maharashtra (centre), dont la capitale est Bombay, a mis en place 262 camps d'urgence abritant 70.399 personnes, selon les autorités locales.

L'Uttar Pradesh (Nord) a annoncé l'ouverture de 600 abris qui serviront de zone de quarantaine, a déclaré à l'AFP un responsable local, Alok Kumar.

Une vidéo, postée sur Twitter par un journaliste du Times of India et par le quotidien The Hindu, a montré des migrants revenant en autocar dans cet Etat apparemment arrosés de désinfectant par des hommes vêtus de combinaisons de protection.

Dans le Gujarat (Ouest), des heurts ont opposé dimanche soir à Surate plusieurs centaines de travailleurs migrants à la police qui les empêchaient de passer, selon des sources policières. Plus de 90 travailleurs migrants ont été arrêtés.

"Cette migration a apporté (le virus) dans de petites villes et des villages", a déclaré à l'AFP le virologiste Shahid Jameel du programme de soutien à la recherche Wellcome Trust DBT India Alliance.

Selon un dernier décompte officiel dimanche, l'Inde, pays de 1,3 milliard d'habitants, enregistre plus d'un millier de cas d'infections avec 29 décès. De nombreux experts s'interrogent sur ces chiffres, pointant le faible nombre de personnes testées.

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Yémen: les bélligérants pour un cessez-le-feu face au coronavirus

Le personnel médical se protège de l'épidémie de Covid-19 dans un hôpital à Sanaa, Yémen, le 17 mars 2020. (Reuters / Khaled Abdullah)

Les parties en conflit au Yémen disent soutenir l'appel de l'ONU à un cessez-le-feu général face à la propagation mondiale du nouveau coronavirus, alors que ce pays pauvre de la péninsule arabique est déjà dévasté par la plus grave crise humanitaire au monde.

La guerre au Yémen oppose depuis plus de cinq ans les rebelles Houthis soutenus par l'Iran aux forces loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale et appuyée par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite.

"La situation politique, économique et sanitaire au Yémen nécessite de cesser toute escalade et de se rallier aux efforts internationaux et humanitaires pour préserver la vie des citoyens", a déclaré le gouvernement yéménite dans un communiqué, saluant l'appel de l'ONU.

Lundi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a lancé un appel "à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde" afin de préserver les civils de la "furie" du nouveau coronavirus.

"La coalition militaire (dirigée par Ryad) soutient la décision du gouvernement yéménite d'accepter (cet) appel", a-t-elle affirmé par la voix de son porte-parole Turki al-Maliki, cité par l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

De leurs côtés, les Houthis se sont dits "ouverts à tous les efforts et initiatives". Dans un communiqué, un haut responsable politique du mouvement, Mehdi al-Machat, a appelé "au calme complet et réel, à instaurer la confiance et créer une atmosphère propice au succès d'une solution politique globale".

Contrairement à la Syrie ou la Libye, le Yémen n'a enregistré aucun cas d'infection à la maladie de Covid-19 mais les ONG redoutent une catastrophe si la pandémie arrivait dans le pays où plus de trois millions de personnes vivent entassés dans des camps de déplacés.

La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils, d'après diverses ONG et environ 24 millions de Yéménites, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'aide humanitaire, estime l'ONU.

Menacé de famine, le pays est également régulièrement frappé par des épidémies, comme la dengue ou le choléra, en raison d'un système de santé déliquescent et de la rareté de l'eau potable.

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